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	<title>Non classé &#8211; Collectif révolution permanente</title>
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	<title>Non classé &#8211; Collectif révolution permanente</title>
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		<title>Le mémorandum entre Washington et Téhéran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 10:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Un mémorandum qui ridiculise Trump Le protocole d&#8217;accord signé le 17 juin 2026 entre les États-Unis et l&#8217;Iran met fin à aucun conflit et ne résout aucune des contradictions fondamentales... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/06/24/le-memorandum-entre-washington-et-teheran/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id='corps_texte'>
<h3>Un mémorandum qui ridiculise Trump</h3>
<p>Le protocole d&rsquo;accord signé le 17 juin 2026 entre les États-Unis et l&rsquo;Iran met fin à aucun conflit et ne résout aucune des contradictions fondamentales qui ont conduit à la guerre. Il témoigne plutôt de la capacité de l’État iranien, à l’aide d’armes peu couteuses, à bloquer le détroit d’Ormuz et à infliger des dégâts aux États du Golfe alliés des États-Unis. </p>
<p>Les fluctuations sur les marchés de l&rsquo;énergie et des matières premières, les perturbations des chaines d&rsquo;approvisionnement internationales et l&rsquo;incertitude sur les marchés financiers ont touché de nombreux pays. À l&rsquo;instar des crises précédentes, ce conflit a mis en évidence la grande et inévitable interdépendance de l&rsquo;économie capitaliste mondiale.</p>
<p>Ni l&rsquo;impérialisme américain ni les dirigeants sionistes d&rsquo;Israël n&rsquo;ont réussi à imposer la capitulation de l&rsquo;Iran. Cependant, la bourgeoisie iranienne est également sortie affaiblie de ce conflit. Les destructions considérables des infrastructures, les bouleversements économiques et les difficultés subies par la population ont aggravé la crise économique et sociale qui sévissait déjà.</p>
<p>Ce mémorandum n’est donc pas un véritable traité de paix. Il s’agit d’une tentative de geler un conflit dont la poursuite aurait entrainé des risques considérables pour tous les acteurs concernés. Le gouvernement des États-Unis souhaitait éviter de mobiliser davantage de ressources militaires et financières, de limiter la poussée inflationniste interne. </p>
<p>À l’approche d’élections, le gouvernement républicain a besoin de donner l&rsquo;impression d&rsquo;un succès politique. L&rsquo;impérialisme américain doit démontrer à ses alliés et à ses rivaux que les interventions militaires peuvent aboutir à des résultats concrets. </p>
<p>Téhéran, quant à elle, ne peut se permettre, sur le plan de la politique intérieure, d&rsquo;apparaitre comme la partie perdante. Tout accord doit donc être présenté de manière à rester compatible avec la revendication de la souveraineté nationale. </p>
<p>C&rsquo;est précisément pour cette raison que le mémorandum reste extrêmement fragile. Les principaux points de discorde – sanctions, programme nucléaire, zones d&rsquo;influence régionales et capacités militaires – n&rsquo;ont pas été résolus, mais simplement reportés aux négociations qui se déroulent en Suisse depuis le 21 juin, sans le Liban, sans l’Arabie saoudite, sans l’Union européenne. Alors que les représentants américains donnent régulièrement l&rsquo;impression que les négociations sont en bonne voie, les iraniens soulignent régulièrement que des questions cruciales restent en suspens.</p>
<h3>L’échec de l’agression israélienne et américaine </h3>
<p>Les opérations militaires menées ces derniers mois ont une nouvelle fois démontré que la supériorité militaire ne suffit pas à elle seule à apporter des solutions politiques. Certes, les États-Unis disposent toujours des forces armées les plus puissantes au monde. Leur puissance nucléaire, leur armée de l&rsquo;air, leur marine et leur réseau mondial de bases militaires restent sans équivalent. Pourtant, Washington n&rsquo;est pas parvenu, par le biais de frappes aériennes et de pressions militaires, à obtenir les résultats politiques initialement escomptés.</p>
<p>L&rsquo;objectif stratégique principal consistait à affaiblir de manière décisive la position régionale de l&rsquo;Iran et à limiter sa capacité à agir en tant qu&rsquo;acteur autonome en Asie occidentale. Malgré des dégâts considérables, cet objectif n&rsquo;a pas été atteint. Le pouvoir d&rsquo;État iranien est resté en place. Il n&rsquo;y a eu ni effondrement du régime, ni changement fondamental dans l&rsquo;équilibre des forces régionales.</p>
<p>La bourgeoisie israélienne n&rsquo;a pas non plus atteint ses objectifs. L&rsquo;idée de parvenir à une neutralisation durable de l&rsquo;Iran par la pression militaire s&rsquo;est une nouvelle fois révélée être une illusion. Les causes structurelles de la rivalité régionale persistent sans changement. Même le Hezbollah n’a pas été effacé du Liban.</p>
<p>En Iran, les manifestations hostiles au pouvoir ont cessé et une partie de la population a serré les rangs derrière le régime. Pour se défendre, le régime clérical a choisi de développer l’arme nucléaire (comme auparavant Israël et le Pakistan qui, eux, ont eu l’approbation des Etats-Unis) et de faire appel au sentiment religieux. Mais la Syrie échappe désormais à son influence, la force du Hamas est réduite, la hiérarchie politique et militaire a été décapitée, les destructions sont considérables. L&rsquo;économie iranienne continue de souffrir des sanctions, du militarisme, de l&rsquo;inflation, de la corruption, du réchauffement climatique… </p>
<p>Ce ne sont pas les classes dirigeantes qui en supportent le poids principal, mais les travailleurs et travailleuses, les chômeurs et chômeuses, les paysans pauvres… Pour eux, la guerre s’est traduite par la peur des bombardements, une hausse du cout de la vie, une précarité sociale accrue et une nouvelle vague de répression.</p>
<p>Instruit par le démembrement du Liban, de l’Irak et de la Syrie, l’État bourgeois perse, comme il ne peut pas mobiliser les travailleurs de la région et encore moins des États-Unis ou d’Israël, veut toujours se doter de l’arme nucléaire pour assurer sa survie.</p>
<p>La bourgeoisie iranienne tente d’ores et déjà de faire peser le poids de la reconstruction sur la classe ouvrière. Les mesures d’austérité et les atteintes aux droits sociaux sont présentées comme des mesures nécessaires au rétablissement de la stabilité économique. </p>
<h3>L’affaiblissement de la domination américaine </h3>
<p>Les révolutions chinoise, cubaine et vietnamienne ains que l’effondrement en 1971 du système monétaire né des accords de Bretton-Woods avaient déjà montré les limites de la puissance américaine, Les défaites en Afghanistan et l’échec en Irak avaient déjà montré que même une supériorité militaire écrasante ne pouvait garantir une domination politique stable.</p>
<p>Certes, les États-Unis restent la première puissance du capitalisme mondial. Aucun autre État impérialiste ne dispose actuellement de capacités économiques et militaires comparables ni d&rsquo;un réseau similaire d&rsquo;alliances politiques et militaires. Mais il n’est plus hégémonique dans le système impérialiste mondial, bouleversé par la restauration capitaliste de 1992 en Russie et en Chine et l’affirmation de nouvelles puissances impérialistes condamnées à le défier.</p>
<p>En interne, Trump n’a pas les moyens politiques, malgré ses nombreuses atteintes aux libertés démocratiques, d’imposer à la classe ouvrière et à la petite-bourgeoisie américaines, largement hostiles à la guerre, une invasion de l’Iran avec des troupes au sol qui engendrerait des pertes inévitables.</p>
<p>L&rsquo;impérialisme américain est aujourd&rsquo;hui confronté à une situation qui l&rsquo;oblige à être présent simultanément dans plusieurs zones stratégiques. La nécessité de contenir l’impérialisme russe en Europe, d’intimider et de soumettre en Asie de l’Ouest et en Amérique latine, la rivalité avec l&rsquo;impérialisme chinois dans la région indopacifique, mobilisent des ressources considérables.</p>
<p>À cela s&rsquo;ajoutent des contraintes économiques croissantes. La dette publique élevée, l’inflation, la persistance du déficit des échanges de biens malgré les mesures douanières et le cout croissant des interventions militaires limitent la marge de manœuvre de la classe dirigeante. </p>
<p>La polarisation politique au sein de la bourgeoisie américaine n&rsquo;a cessé de s&rsquo;accentuer ces dernières années. La guerre contre l&rsquo;Iran n&rsquo;a pas été à l&rsquo;origine de ces tensions, mais elle les a encore exacerbées. Au sein de la classe dirigeante, les opinions divergent quant à la politique étrangère (et intérieure). </p>
<p>Tant que la politique du gouvernement Trump portait ses fruits en Syrie et au Venezuela, que les groupes capitalistes européens investissaient aux États-Unis, que l’Ukraine acceptait le pillage de ses ressources naturelles, la division de la bourgeoisie étasunienne restait contenue. Elle reprend avec le fiasco en Iran. Les controverses au sein de l’état-major et des services d’espionnage, dans les médias, entre le Parti républicain et le Parti démocrate, au sein de chaque parti bourgeois portent sur des conceptions divergentes quant à la manière la plus efficace de défendre les intérêts du grand capital américain : place de » l’intelligence artificielle », politique migratoire, degré de protectionnisme, choix des alliances, définition des priorités géographiques et militaires…</p>
<h3>L’impuissance de l&rsquo;impérialisme chinois</h3>
<p>La guerre contre l&rsquo;Iran n&rsquo;a pas seulement affaibli l&rsquo;impérialisme américain, elle a profité à son principal rival. La politique étrangère de la Chine n’est pas dictée par des principes antiimpérialistes, comme le croient ceux qui continuent de considérer la Chine comme un «<em> État ouvrier </em>» ou comme un pays capitaliste dominé. Aujourd’hui, la bourgeoisie chinoise exporte des capitaux à grande échelle, achète des terres agricoles, mène d’importants projets d’infrastructures sur plusieurs continents, développe sa flotte militaire, établit des bases militaires (mer de Chine, Djibouti) … </p>
<p>Tout au long du conflit, la République populaire de Chine ne s&rsquo;est rangée aux côtés de l&rsquo;Iran ni sur le plan militaire ni sur le plan politique. Malgré des relations économiques étroites et des investissements importants, Pékin s&rsquo;est limité à des déclarations diplomatiques, à des appels à la stabilisation de la situation et à des efforts de médiation. Un affrontement militaire a été jugé prématuré.</p>
<p>Dans le même temps, l&rsquo;impérialisme chinois a objectivement tiré profit des conséquences de la guerre. Tout conflit qui oblige les États-Unis à mobiliser des ressources militaires et diplomatiques supplémentaires en Asie occidentale réduit leur marge de manœuvre dans d’autres régions. Cela vaut en particulier pour l’Asie de l’est et l’Océanie, où la rivalité entre Washington et Pékin s’intensifie.</p>
<p>Cela revêt une importance particulière pour Taïwan dont le droit à l’autodétermination compte aussi peu pour la Chine que celui de la Palestine pour toutes les puissances impérialistes, de l’Iran pour l’État américain, de l’Ukraine pour l’État russe, de la Nouvelle-Calédonie pour l’État français, du Groenland pour l’État danois ou américain&#8230;</p>
<p>Dans le même temps, la guerre a également mis en évidence les limites de la bourgeoisie chinoise et de son État. Le blocage du détroit d’Ormuz a clairement montré à quel point l’économie chinoise reste dépendante de la stabilité des voies commerciales et énergétiques internationales, alors que la croissance ralentit, que la crise immobilière n’est pas surmontée. Une guerre régionale de grande ampleur aurait eu des répercussions considérables sur l&rsquo;approvisionnement énergétique de la Chine et aurait ainsi porté atteinte aux intérêts fondamentaux de sa classe dirigeante.</p>
<p>D&rsquo;une part, l&rsquo;impérialisme chinois tire profit de l&rsquo;affaiblissement politique relatif de son rival américain. D&rsquo;autre part, il est incapable de protéger ses allias et reste lui-même profondément impliqué dans les instabilités du système capitaliste mondial.</p>
<h3>La fracture entre Washington et Tel-Aviv</h3>
<p>L&rsquo;un des principaux enseignements politiques tirés de cette guerre réside dans la différence, désormais plus manifeste, entre les intérêts de l&rsquo;impérialisme américain et ceux des dirigeants sionistes d&rsquo;Israël.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une rupture entre les États-Unis et Israël. L&rsquo;alliance stratégique perdure et reste un pilier fondamental de la politique américaine au Moyen-Orient. Israël reste le principal allié régional de Washington. Dans le même temps, il serait toutefois erroné de présenter les intérêts des deux États comme étant parfaitement identiques.</p>
<p>La bourgeoisie israélienne dépend des États-Unis à un degré que pratiquement aucun autre allié de Washington n&rsquo;atteint. Les systèmes d&rsquo;armement modernes, les munitions, les pièces de rechange, la reconnaissance par satellite, les renseignements, le soutien diplomatique et l&rsquo;aide financière constituent des conditions indispensables au maintien de la supériorité militaire d&rsquo;Israël.</p>
<p>Sans le soutien de l&rsquo;impérialisme américain, les dirigeants sionistes ne pourraient pas conserver leur rôle actuel dans la région. Une rupture stratégique avec Washington est donc hors de leur portée.</p>
<p>C&rsquo;est précisément pour cette raison que ces divergences ne se traduisent pas par des confrontations ouvertes, mais par des tensions politiques permanentes.</p>
<p>Pour l&rsquo;impérialisme américain, la région de l&rsquo;Asie occidentale n&rsquo;a plus aujourd&rsquo;hui la même importance cruciale qu&rsquo;au cours de la Guerre froide ou de l&rsquo;immédiat après-guerre.</p>
<p>Il en résulte un intérêt pour une stabilisation régionale contrôlée. L&rsquo;impérialisme américain souhaite affaiblir l&rsquo;Iran sans se laisser entrainer dans une guerre régionale sans fin.</p>
<p>Pour une grande partie de la bourgeoisie israélienne, la situation se présente différemment. À leurs yeux, l&rsquo;affaiblissement durable de l&rsquo;Iran reste une nécessité stratégique immédiate. Toute phase de détente est donc considérée avec scepticisme. De nombreux dirigeants politiques et militaires israéliens tentent sans relâche de pousser Washington à adopter une politique plus agressive à l&rsquo;égard de l&rsquo;Iran.</p>
<p>Cette relation s&rsquo;apparente donc moins à une relation de subordination totale qu&rsquo;à une alliance asymétrique. Le partenaire le plus fort détermine l&rsquo;orientation générale, tandis que le partenaire le plus faible tente d&rsquo;influencer la politique de l&rsquo;alliance dans son propre intérêt.</p>
<h3>Les monarchies du Golfe subissent les décisions de Washington</h3>
<p>La guerre a également mis en évidence la position contradictoire des monarchies absolues et cléricales du Golfe.</p>
<p>L&rsquo;Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et d&rsquo;autres monarchies de la région restent étroitement liées à l&rsquo;impérialisme américain. Leurs systèmes de sécurité, leurs structures militaires et une grande partie de leur orientation économique restent axés sur Washington.</p>
<p>Dans le même temps, ces mêmes régimes ont renforcé leurs relations avec la Chine ces dernières années et ont, pour certains, cherché à se rapprocher prudemment de l&rsquo;Iran.</p>
<p>Cette orientation reflète leurs intérêts de classe. Les dynasties au pouvoir dans le Golfe tirent profit de leur rôle d’exploiteur féroce de travailleurs immigrés (domestiques et ouvriers venus d’Inde, des Philippines, du Népal, du Bangladesh…), d&rsquo;exportateurs d&rsquo;énergie, de centres financiers et d&rsquo;intermédiaires dans les flux internationaux de capitaux. Elles ont donc un intérêt objectif à limiter autant que possible les guerres régionales et doivent composer avec leur population hostile au génocide des Palestiniens.</p>
<p>L’agression militaire décidée par Israël et les États-Unis sans les consulter, le blocage du détroit d&rsquo;Ormuz par les États-Unis et l’Iran, les bombardements de l’Iran qu’ils sont subis (en particulier les Émirats qui avaient soutenu la guerre américaine) ont montré à quel point leur position est en réalité vulnérable. Une guerre prolongée n&rsquo;aurait pas seulement touché l&rsquo;Iran ou les États-Unis, mais aurait également eu des répercussions directes sur les fondements économiques des monarchies elles-mêmes.</p>
<p>C&rsquo;est ce qui explique leur soutien aux accords de cessez-le-feu et au mémorandum. Mais le mémorandum, dont elles ont été écartées, ne résout rien. </p>
<h3>La crise du système d&rsquo;alliance «<em> occidental </em>» et le dépérissement de l’OTAN</h3>
<p>L’intervention a considérablement exacerbé les tensions entre les États-Unis et leurs alliés européens. Dans la rhétorique politique du gouvernement américain dirigé par Trump, on a maintes fois reproché aux États européens de se soustraire à la logique de confrontation militaire de Washington tout en profitant des garanties offertes par les États-Unis en matière de sécurité. Ces tensions ne constituent pas un simple problème de communication, mais l’expression d’une asymétrie structurelle au sein de l’impérialisme «<em> occidental </em>».</p>
<p>L’ONU n’a servi qu’à légitimer la partition de la Palestine, la guerre impérialiste en Corée contre la révolution chinoise, les «<em> sanctions contre l’Iran </em>» … </p>
<p>Les institutions capitalistes de coopération interétatique (la BM, le FMI, l’OMC…) sont affaiblies. </p>
<p>L’OTAN a servi à exercer une pression sur l’URSS, mais elle est désormais en sursis. D’un point de vue historique, le système d’alliances entre États bourgeois reposait depuis 1945 sur une hiérarchie claire : les États-Unis jouaient un rôle hégémonique sur les plans militaire et financier, tandis que le Japon, la Corée du Sud, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas… acceptaient d’être secondaires. Cette intégration militaire et cette vassalisation politique n’ont toutefois jamais été exempte de conflits. </p>
<p>L’armement nucléaire de la France, la création de l’Union européenne l’avaient déjà montré. Lors de la guerre en Irak de 2003, la France et l’Allemagne s’étaient ouvertement opposées à l’invasion conduite par les États-Unis, la Grande-Bretagne et dans une moindre mesure le Japon. Les États-Unis étaient prêts en 2025 à sacrifier leur allié ukrainien pour obtenir un compromis avec la Russie et se concentrer sur la Chine. En 2025, Trump a déclaré la guerre économique à l’Allemagne et la France, ainsi qu’au Japon et a annoncé vouloir annexer le Groenland et même le Canada. L’Espagne vient de défier les États-Unis quant à l’Iran.</p>
<p>En Europe occidentale, l’augmentation des dépenses militaires nationales, le développement de chaque industrie nationale de l’armement et les débats sur une «<em> autonomie européenne en matière de défense </em>» sont des conséquences directes de cette évolution.</p>
<p>Les reproches formulés par Washington, selon lesquels les États européens se soustrairaient à la logique de la guerre ou «<em> ne tiendraient pas leurs engagements </em>», constituent donc moins des jugements moraux que des expressions politiques de cette contradiction structurelle. À l’inverse, les bourgeoisies européennes profitent de la situation pour légitimer le réarmement et les coupes budgétaires dans le domaine social, l’embrigadement nationaliste et militariste de la jeunesse, les restrictions des libertés démocratiques.</p>
<p>Les alliances entre États bourgeois à l’époque du déclin capitaliste sont instables et, en aucun cas, fondées sur l’idéologie religieuse ou politique.</p>
<h3>Un délai pour empêcher la guerre mondiale par la révolution sociale</h3>
<p>Le mémorandum ouvre un répit aux masses d’Iran et de la péninsule arabe. L’abandon par la Chine de ses alliés au Venezuela et en Iran montre que Xi n’est pas encore en mesure de défier l’impérialisme dominant. L’incapacité de celui-ci à envahir l’Iran prouve que Trump ne peut pas engager pour l’instant de guerre contre la Chine. La conjoncture offre à la classe ouvrière de ces deux puissances et du monde entier un délai, la possibilité d’empêcher la guerre inter impérialiste par la révolution sociale.</p>
<p>Les contradictions fondamentales persistent. Les frontières nationales freinent les forces productives, le profit et l’égoïsme national aggravent la destruction de l’environnement, la réaction monte partout, les États bourgeois s’arment tous à grande échelle, les puissances impérialistes vont se prendre à la gorge.</p>
<p>Ni aux États-Unis ni en Iran, la classe ouvrière ne dispose actuellement d&rsquo;une direction politique capable de transformer les contradictions économiques, sociales et politiques en une perspective révolutionnaire autonome. C&rsquo;est précisément là que réside l&rsquo;une des principales difficultés de la situation actuelle.</p>
<p>Les travailleurs conscients de tous les pays doivent rejeter toute illusion selon laquelle une puissance capitaliste quelconque pourrait ouvrir une voie progressiste à l’époque du déclin du capitalisme. Ni l&rsquo;impérialisme américain, ni l’impérialisme russe, ni l&rsquo;impérialisme chinois ne défendent les intérêts de la classe ouvrière. Leur rivalité est l&rsquo;expression d&rsquo;intérêts contradictoires entre différentes fractions du capital à l&rsquo;échelle mondiale. Toute intervention militaire d’une puissance impérialiste vise en fin de compte à renforcer la subordination politique et économique des pays semi-coloniaux et dépendants. La lutte contre de telles interventions est un devoir fondamental du mouvement ouvrier international.</p>
<p>Par ailleurs, tout en défendant tout peuple contre l’oppression et la colonisation, tout pays dominé contre toute puissance impérialiste, les travailleurs conscients doivent préserver leur indépendance des directions et des États bourgeois. Le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, les Pasdarans iraniens, le MAS bolivien, le PSUV vénézuélien, le PJ argentin, le MORENA mexicain, le FLN algérien, etc. sont incapables de renverser la domination impérialiste. Parce qu’ils sont l’expression d’une fraction de la bourgeoise locale, ils sont condamnés à se rallier à telle ou telle puissance impérialiste, à diviser leur classe ouvrière, à réprimer leur propre peuple, ce qui affaiblit la cause nationale.</p>
<p>La seule perspective progressiste réside dans la lutte politique indépendante de la classe ouvrière contre toutes les factions de la bourgeoisie et contre tous les camps impérialistes. Elle nécessite la construction de partis ouvriers indépendants de toute fraction bourgeoise, révolutionnaires, et d&rsquo;une nouvelle direction internationale du prolétariat mondial sur la base du programme de l’Internationale communiste (1919-1923) et de la 4<sup>e</sup> Internationale (1933-1940).</p>
<p><center>24 juin 2026</center></p>
<p><center>Collectif révolution permanente</center>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelle orientation pour vaincre en Bolivie ?</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/06/18/quelle-orientation-pour-vaincre-en-bolivie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 10:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id='corps_texte'>
Evo Morales, président de la république de 2006 à 2019, et son successeur Luis Arce, élu en 2020, présentés au même titre que Chavez au Venezuela comme des phares de la construction du socialisme en Amérique latine, ont en réalité géré l’État bourgeois comme des Bonaparte, sans s’attaquer réellement à la bourgeoisie, concédant ici ou là quelques mesures et réformes grâce à la rente gazière qui ont été vite balayées ou vidées de leur contenu par les nécessités inexorables du capitalisme. En 2025, à cause de l’impuissance de l’aile nationaliste de la bourgeoisie, l’aile pro-impérialiste gagne les élections générales. Son représentant est Rodrigo Paz Peireira (32 % au premier tour de la présidentielle en aout, 55 % au second en octobre), membre du Parti démocrate-chrétien et fondateur du mouvement Les Gens d’abord, avec les promesses d’en finir avec la corruption, endémique sous le régime du caudillo Morales, et de répondre à la situation économique des couches populaires, plongées dans la crise.</p>
<h3>En décembre, le premier assaut des masses échoue</h3>
<p>Bien évidemment, à peine élu, Paz range ses promesses au rayon des attrape-nigauds et commence à mettre en place la politique nécessaire à la bourgeoisie. Par décret en date du 17 décembre, comprenant pas moins de 120 articles, il supprime les subventions publiques pour les carburants, entrainant un doublement des prix de l’essence du jour au lendemain et des hausses en chaine sur tous les produits de première nécessité, il soumet à l’impôt les travailleurs indépendants du secteur informel, vendeurs ambulants, etc., tandis qu’il annule ou diminue les impôts sur le capital et les grandes fortunes, il ouvre en grand aux capitalistes nationaux et étrangers la distribution des licences d’exploitations minières au mépris des populations autochtones et de l’environnement, etc. </p>
<p>Pour les masses qui souffraient déjà d’une forte inflation, c’est insupportable. Sous la direction des travailleurs du transport, privés de leurs moyens de subsistance, la résistance s’est rapidement étendue. Le 18 décembre, la CSUTCB appelle les paysans à manifester, la FSTMB les mineurs, la CTEUB les enseignants. Ils sont rejoints par les ouvriers d’autres secteurs industriels et les organisations indigènes. Le 19, devant la détermination et l’ampleur des manifestations, la centrale syndicale COB est contrainte de lancer le mot d’ordre d’une grève illimitée, qu’elle s’empresse immédiatement de torpiller. Dans les faits, il n’y aura pas de grève générale, seuls les transports sont touchés. Mais la lutte se poursuit notamment avec les blocages des grandes villes. </p>
<p>La COB est dirigée par des bureaucrates, habitués à la cogestion de l’État bourgeois avec le régime de Morales, qui manœuvrent pour écarter tout danger politique pour le gouvernement. Au lieu d’appeler à la grève générale, à l’occupation des entreprises et des administrations, à l’autodéfense et au renversement du gouvernement, la CEN de la COB négocie avec lui, reconnait sa légitimité. Mais la mobilisation s’approfondit. Le 5 janvier, 500 000 ouvriers et paysans défilent ensemble à La Paz, exigeant la démission du président Paz. La direction de la COB doit se retirer des négociations. Et une gigantesque manifestation est en préparation pour le 12 janvier. </p>
<p>Le 11 janvier, le gouvernement passe un accord avec la direction de la COB sur le dos des masses. Les prix des carburants seront fixés par le marché, avec en contrepartie, une maigre prime sur les salaires de 20 % et une augmentation minimale des pensions. Les autres mesures du décret restent en l’état. En échange de quoi la direction de la COB appelle à la reprise du travail et la levée des blocages. Cependant, le 12 janvier, malgré l’accord pourri, les communautés paysannes maintiennent encore 52 blocages de routes, mais le gouvernement profite de leur isolement pour renforcer la répression. Avec l’aide décisive des dirigeants de la COB, la colère des masses a été canalisée et une première occasion a été manquée.</p>
<h3>En avril, la classe ouvrière, les paysans pauvres et les minorités ethniques reprennent la lutte</h3>
<p>En l’espace de quelques semaines, l’inflation a englouti les maigres augmentations de salaire. Le gouvernement Paz, encouragé par la complaisance de la bureaucratie syndicale, a i repris ses attaques contre la protection du travail, pour privatiser les entreprises minières et énergétiques stratégiques, éroder davantage l’éducation publique et la santé publique. Le gouvernement a pris un décret le 10 avril qui vise à en finir avec l’insaisissabilité des propriétés des petits paysans et des communautés indigènes pour permettre leur regroupement au profit des groupes agroindustriels, sans parler de la déforestation.</p>
<p>La mobilisation des masses rebondit. Dès le 8 avril, des dizaines d’organisations indigènes de la région amazonienne de Pando se sont mises en marche en direction de La Paz. Cette marche en étoile, écho des historiques Marches pour le territoire et la dignité, a servi de catalyseur. En cours de route, des étudiants, des employés municipaux, des enseignants et des retraités se sont joints à eux. Parallèlement, le syndicat des travailleurs de la santé appelle à une journée d’action limitée à 24 heures. Le 31 mars, des milliers de travailleurs encerclent le palais du gouvernement. Le 1er mai, une assemblée ouverte a été convoquée par la COB dans la ville ouvrière d’El Alto. La pression exercée par la base était telle que les dirigeants ne peuvent plus se dérober. Devant des dizaines de milliers de personnes, la direction de la COB annonce la grève générale illimitée à partir du lendemain, le 2 mai. </p>
<p>Le mouvement se propage : des barrages paralysent les voies d’accès à La Paz, les travailleurs des transports urbains arrêtent les lignes de bus. Mais les chefs de la COB et des fédérations syndicales combattent la grève générale, ce qui tend les rapports entre la base et l’appareil. Les ouvriers et les ouvrières exigent que les directions de leurs organisations ne mènent pas de négociations séparées avec le gouvernement. </p>
<p>Cependant, il n’y a pas de grève générale réellement organisée, pas de comité central de grève national pour diriger la lutte, pas d’organisations d’autodéfense pour protéger les barrages et les manifestations, pas de conseils ouvriers, paysans et étudiants représentant toutes les masses en luttes pour déborder les appareils bureaucratiques, prendre la direction de la lutte et postuler au pouvoir. </p>
<p>Le gouvernement en profite et renforce la répression. Le 26 mai, le parlement autorise le gouvernement à instaurer l’état d’urgence. La police et l’armée s’attaquent aux manifestations et aux barrages, des centaines de manifestants sont arrêtés, dont des dirigeants syndicaux, il y a déjà 7 morts. Parallèlement, il invite la direction de la COB à négocier, mais celle-ci ne peut franchir le pas, malgré toute l’envie qu’elle en a. Le 2 juin, les travailleurs présents à l’assemblée ouverte massive d’El Alto ont unanimement rejeté les négociations mises en place par le gouvernement et imposé à la direction de la COB à ne pas y participer. </p>
<h3>Les illusions dangereuses dans la bureaucratie syndicale</h3>
<p>Le courant moréniste (LORCI du CRP-QI, MST de la LIS…), tout en parlant de «<em> crise organique </em>» (PTS) ou de «<em> révolution </em>» (MST), est incapable de faire face à la situation. </p>
<p><quote class='citations'>Pour des comités de coordination pour la grève générale, jusqu’à la chute du gouvernement et l’instauration d’un gouvernement provisoire des organisations ouvrières, paysannes, indigènes et populaires en lutte ! (CRP-QI, Déclaration internationale, 6 juin)</quote></p>
<p>Pourquoi un gouvernement «<em> provisoire </em>» des organisations ouvrières et paysannes ? Pourquoi des «<em> comités de coordination pour la grève générale </em>», et pas, plus simplement, la grève générale ainsi que des comités de grève élus et révocables, se centralisant pour revendiquer le pouvoir ?</p>
<p>Lorsqu’elle paralyse la production, les transports, l’administration et l’appareil économique du pays, la grève générale pose inévitablement la question : qui doit commander la société ? La bourgeoisie ou les travailleurs ? C’est pourquoi elle exige des organes élus pour la diriger, des structures d’autodéfense pour la protéger et une centralisation nationale capable de remplacer l’État bourgeois.</p>
<p>Sans comités de grève élus et révocables, sans coordination nationale, sans milices ouvrières et paysannes, la grève générale risque de demeurer une démonstration de force impressionnante mais politiquement inachevée. Inversement, lorsque les travailleurs prennent eux-mêmes en main la direction de la lutte, la grève générale peut devenir le pont entre la mobilisation de masse et l’insurrection victorieuse.</p>
<p>C’est précisément pour cette raison que la bataille contre la bureaucratie syndicale n’est pas une question secondaire d’organisation. Elle découle directement de la nécessité de transformer la grève générale en lutte consciente pour le pouvoir.</p>
<p>Alors qu’elle empêche la grève générale, qu’elle protège l’État bourgeois, les centristes propagent des illusions dans la bureaucratie syndicale. </p>
<p><quote class='citations'>La COB n’est plus un simple syndicat, mais devient un organe de double pouvoir. … Il est du devoir des dirigeants actuels de mener le double pouvoir à la victoire. Cela signifie le gouvernement de la COB et des organisations paysannes et populaires en lutte. L’alliance concrète qui s’est formée à la tête de la COB doit gouverner. (MST Bolivie, 20 mai)</quote></p>
<p><quote class='citations'>La direction de la COB semble hésiter à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour organiser la grève générale et adopte une stratégie d’usure. (Matías Maiello &#038; Josefina Martínez, PTS Argentine, Les leçons stratégiques de la rébellion bolivienne et la crise organique en Amérique latine, 9 juin)</quote></p>
<p>La COB n’est pas un soviet central, ne serait-ce que parce que 79 % des travailleurs des villes sont dans le secteur informel. La bureaucratie syndicale n’a pas adopté une </em>» stratégie d’usure </em>» : l’agent de la bourgeoisie sabote la grève générale pour protéger le capitalisme bolivien.</p>
<p>On ne peut jamais s’en remettre à la bureaucratie syndicale verticaliste et corrompue (le salaire officiel des chefs oscille entre 15 000 et 20 000 bolivianos alors que le salaire minimum dans le secteur formel est de 2 500). Pour transformer la COB en un soviet, il faut y imposer la démocratie ouvrière, affronter sa bureaucratie. Or, il n’y a pas plus de tendance lutte de classe de la LOR et du MST dans les syndicats boliviens que du FIT dans les syndicats argentins, que de fraction révolutionnaire de LO, de RP, du NPA, du POI, etc. dans les syndicats français.</p>
<p>En semant des illusions sur la direction corrompue de la COB qui adopterait «<em> une stratégie d’usure </em>», en faisant des «<em> dirigeants actuels </em>» l’incarnation du «<em> double pouvoir </em>», la LOR-CI et le MST encore plus remplacent la lutte consciente contre la bureaucratie traitresse, par une adaptation opportuniste. Il en résulte un glissement typique du centrisme : au lieu de lutter pour des conseils démocratiques et contre l’appareil vendu à la bourgeoisie, la direction existante, actuelle est déclarée porteuse de perspectives révolutionnaires. La question stratégique centrale &#8211; la lutte pour l’indépendance politique de la classe ouvrière face à toutes les directions petites bourgeoises réformistes et nationalistes bourgeoises &#8211; est ainsi brouillée. C’est justement parce qu’il n’y a pas d’auto-organisation ni d’autodéfense que la tâche centrale est aujourd’hui leur mise en place. La construction d’un parti révolutionnaire prolétarien devient ainsi superflue : il suffirait de se ranger derrière les directions traditionnelles, de les pousser dans le bon sens.</p>
<p>Cette illusion, qui a intoxiqué la direction européenne Pablo-Mandel-Frank de la 4e Internationale à partir de 1948, conduisant à la révision du programme en 1951 (la réforme du stalinisme, le front uni antiimpérialiste), a détruit l’internationale et abouti à un opportunisme débridé, tant en Argentine (sous la forme du posadisme (disparu sans trace) et du morénisme (ancêtre du PTS, du MST, de l’IS, du NMAS…) qu’en Bolivie. Le POR dirigé par Lora a failli en 1952 en s’aplatissant devant le parti nationaliste bourgeois MNR et la bureaucratie de la COB (José Villa, La Revolucion boliviana, Poder Obrero Bolivie, 1992) et en 1970-1971 en s’alignant sur l’aile nationaliste de l’armée et la majorité réformiste de l’Assemblée populaire incluant la direction de la COB (Tim Wohlforth, Bolivia: Bitter Lessons of Defeat, Workers League Etats-Unis, 1971). C’est de cette contrefaçon de la 4e Internationale dont se réclament la LIS et le CRP-QI morénistes, le MST et la LOR-CI de Bolivie.</p>
<h3>La situation pose de manière brulante la question de l’autodéfense</h3>
<p>Les chefs de la COB convoquent le 14 juin un CEN élargi qui est annulé à cause de de groupes fascistes. Le 16, les fascistes de l’UJC attaquent les piquets de San Juan. </p>
<p>Pendant ce temps, les pompeux «<em> théoriciens </em>» du PTS argentin invoquent Gramsci pour justifier que la situation immédiate est… «<em> dangereuse </em>». </p>
<p><quote class='citations'>Comme le souligne Gramsci : «<em> À un certain moment de leur vie historique, les groupes sociaux se détachent de leurs partis traditionnels, autrement dit les partis traditionnels avec leurs formes données d’organisation, les hommes déterminés qui les constituent, les représentent et les dirigent ne sont plus reconnus par leur classe ou fraction de classe comme leur expression. Quand ces crises se produisent, la situation immédiate devient délicate et dangereuse, parce que la voie est libre pour des solutions de force </em>». (Matías Maiello &#038; Josefina Martínez, Les leçons stratégiques de la rébellion bolivienne et la crise organique en Amérique latine, 9 juin)</quote></p>
<p>Gramsci avait l’excuse d’écrire ceci en prison, sous la surveillance de censeurs du régime fasciste italien, ce qui n’est pas le cas des chefs du PTS d’Argentine. Celui-ci est, comme le MST, membre de la coalition électorale FIT en d’Argentine qui bavarde sur l’assemblée constituante mais n’appelle jamais à l’autodéfense, à la milice ouvrière. </p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AU0hq1ZbAM"><p><a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2025/12/02/lettre-ouverte-aux-militants-et-aux-organisations-revolutionnaires-du-monde-sur-la-question-argentine/">Lettre ouverte aux militants et aux organisations révolutionnaires du monde sur la question argentine</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lettre ouverte aux militants et aux organisations révolutionnaires du monde sur la question argentine » — Collectif révolution permanente" src="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2025/12/02/lettre-ouverte-aux-militants-et-aux-organisations-revolutionnaires-du-monde-sur-la-question-argentine/embed/#?secret=xAvcZwrCt0#?secret=AU0hq1ZbAM" data-secret="AU0hq1ZbAM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>La situation devient «<em> dangereuse </em>» pour les masses car la classe dominante s’appuie sur l’appareil répressif de l’État ou des bandes fascistes. De ce point de vue, les chefs du MST et de la LOR-CI ne servent à rien.</p>
<p><quote class='citations'>Ceux qui ne se préparent pas à l’insurrection doivent être impitoyablement rayés du nombre des partisans de la révolution et rangés parmi ses adversaires, les traitres ou les lâches. (Lénine, Les enseignements de l&rsquo;insurrection de Moscou, 29 aout 1906)</quote></p>
<p>Le prolétariat urbain, les paysans travailleurs, les minorités indiennes, les étudiants ralliés au peuple doivent se défendre, constituer à partir des syndicats et des organisations de masse une milice ouvrière et paysanne, pour préparer l’insurrection et la dictature du prolétariat. Les conscrits doivent être organisés pour refuser de réprimer le peuple et retourner leurs armes contre les officiers qui réprimeront.</p>
<p><quote class='citations'>Tant qu’existera le capitalisme, le mouvement ouvrier sera menacé en permanence par la répression&#8230; Pour repousser les bandes fascistes et les briseurs de grève, formons des piquets de grève ouvriers dument armés… Ce qui est fondamental c’est de montrer aux travailleurs de base qu’ils doivent s’armer contre la bourgeoisie, elle-même armée jusqu’aux dents. (Thèses de Pulacayo, novembre 1946)</quote></p>
<p>La situation est intenable, puisque la population ouvrière et populaire d’El Alto devient victime des blocages. Il faut renverser le gouvernement et l’État bourgeois. Indéniablement, des formes d’auto-organisation des masses, en assemblées ouvertes, en comité de quartiers… apparaissent dans le cours de cette mobilisation mais elles ne sont pas encore généralisées, coordonnées tout comme la grève générale n’est pas organisée. Ensemble, les conseils ouvriers et paysans, couronnés par un conseil central national, pourraient constituer le double pouvoir contre le gouvernement de la bourgeoisie. </p>
<p>Ce qui manque aujourd’hui est une organisation ouvrière révolutionnaire, unie et démocratique, qui donne résolument à la lutte l’objectif de renverser le gouvernement, d’armer le peuple, de constituer un gouvernement ouvrier et paysan qui détruira l’État bourgeois, expropriera le capital étranger et national, ouvrira la perspective de la fédération socialiste d’Amérique du Sud, des États-Unis socialistes de toute l’Amérique. </p>
<p><center>18 juin 2026</center></p>
<p><center>Collectif révolution permanente (Autriche, Espagne, France, Turquie)</center>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>1er mai 2026 : Empêcher la troisième guerre mondiale par la révolution socialiste !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/05/01/1er-mai-2026-empecher-la-troisieme-guerre-mondiale-par-la-revolution-socialiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 10:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Lire le tract au format PDF La marche à la catastrophe Nous n’assistons pas à la fluctuation périodique d’un cycle économique ou à un simple conflit local. L’ordre impérialiste mondial... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/05/01/1er-mai-2026-empecher-la-troisieme-guerre-mondiale-par-la-revolution-socialiste/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0;text-align: right;"><a href="https://groupemarxiste.info/documents/20260501_CoReP_Adresse_1er_mai.FRA9.pdf">Lire le tract au format PDF</a></p>
<div id='corps_texte'>
<h3>La marche à la catastrophe</h3>
<p>Nous n’assistons pas à la fluctuation périodique d’un cycle économique ou à un simple conflit local. L’ordre impérialiste mondial mis en place après la 2<sup>e</sup> Guerre mondiale par la bourgeoisie américaine victorieuse avec la complicité de la bureaucratie de l’URSS s’effondre. L’environnement se délabre au point de mettre en cause l’avenir de l’humanité. </p>
<p>Chaque fraction nationale de la classe dirigeante (à Washington, Pékin, Berlin, Tokyo, Paris, Londres, Moscou…) pour sauver ses groupes capitalistes, leurs débouchés et leurs sources de matières premières ou d’énergie, a recours à l’armement, au démantèlement social et même à la violence ouverte. La rivalité inter-impérialiste entre l’ancienne puissance hégémonique des EU sur le déclin et l’impérialisme chinois en plein essor a atteint un niveau d’escalade où l’Asie occidentale est devenue le théâtre sanglant d’une épreuve de force mondiale qui porte en elle les germes d’une troisième guerre mondiale.</p>
<h3>Le sionisme et l’impérialisme américain déchainent la barbarie au Moyen-Orient</h3>
<p>Israël a détruit la bande de Gaza, a envahi la Syrie et le sud du Liban, a détruit en partie le Liban, a attaqué à deux reprises l’Iran. Les États-Unis ont agressé deux fois l’Iran et l’étranglent toujours avec leurs forces militaires concentrées dans la région.</p>
<p>L’État américain, qui a utilisé l’arme nucléaire contre la population civile japonaise en 1945, qui a autorisé Israël à se doter de la bombe atomique, n’a aucune légitimé pour décréter que l’Iran n’y a pas droit, ni pour décider qui doit gouverner l’Iran.</p>
<p>La propagande impérialiste pour «<em> la libération des femmes </em>» ou «<em> du peuple </em>» d’Iran en bombardant la population civile est un mensonge cynique. L’objectif réel est de soumettre l’Iran et de couper l’approvisionnement énergétique vital de la Chine. Trump a sous-estimé l’Iran car il était aveuglé par son succès au Venezuela où une simple démonstration de force et une action commando ont suffi à déstabiliser le pouvoir. Le régime islamiste issu de la contrerévolution de 1979 ne s’effondre pas mais profite de l’agression pour s’assurer un soutien populaire et mettre au pas à l’intérieur.</p>
<h3>Choc économique : le sang pour le pétrole et la paupérisation mondiale</h3>
<p>La guerre a plongé l’économie capitaliste mondiale en difficulté. La pompe à essence est devenue le thermomètre de la crise internationale. Le blocage du détroit d’Ormuz a non seulement entrainé un bond de 50 % du prix du pétrole, mais il a également coupé la production mondiale de deux ressources fondamentales : l’hélium, irremplaçable pour la production de puces informatiques et les engrais, ce qui aggrave déjà la catastrophe provoquée par la guerre civile des deux factions de l’armée bourgeoise au Soudan et qui pourrait provoquer une pénurie alimentaire en Asie du Sud-Est.</p>
<p>Les couts de la folie impérialiste &#8211; un milliard de dollars par jour rien que pour les Etats-Unis &#8211; sont directement répercutés sur le dos de la classe ouvrière. Pour le capital, la guerre est un «<em> business model </em>», pour les masses, elle signifie la chute dans la barbarie.</p>
<h3>Le tournant autoritaire de la bourgeoisie</h3>
<p>Pour préparer la guerre à l’extérieur, la bourgeoisie ouvre le front intérieur. Même dans les démocraties bourgeoises les plus développées, les libertés démocratiques comme le droit de grève, de réunion et de presse sont systématiquement réduites. Partout, les partis bourgeois et les démagogues populistes s’appuient sur la xénophobie, la religion et le racisme pour légitimer des attaques réactionnaires. </p>
<p>Partout, les immigrés sont discriminés par l’État bourgeois. Des partis bourgeois fascisants (Vox en Espagne, Reform en Grande-Bretagne, RN en France, AfD en Allemagne, PR au Chili…) et aussi des partis bourgeois autrefois «<em> antiracistes </em>» (Parti conservateur de GB, Parti républicain des EU, LR de France…) les désignent comme boucs émissaires. La vague de réaction mondiale touche particulièrement les femmes ainsi que les minorités sexuelles, ciblées par la montée du machisme et du fondamentalisme religieux. De plus en plus d’États persécutent les minorités religieuses comme les musulmans en Inde ou en Birmanie, les alaouites en Syrie, etc. La Turquie, la Syrie et l’Iran oppriment les Kurdes.</p>
<h3>La frénésie guerrière impérialiste aggrave la catastrophe écologique</h3>
<p>La crise écologique mondiale &#8211; caractérisée par le bouleversement climatique, les pollutions, la disparition d’espèces et la raréfaction de l’eau douce, l’apparition de nouveaux virus pathogènes &#8211; est inexorablement alimentée par la logique de profit du capitalisme et la rivalité entre les États qui en découle. Les conséquences sur l’environnement des guerres en Ukraine, à Gaza, en Iran sont dévastatrices et peuvent être comprises comme un écocide, la destruction systématique des bases naturelles de la vie dans le cadre de la conduite de la guerre impérialiste ou coloniale.</p>
<p>En Ukraine, la guerre entraine une pollution sans précédent. Au total, plus de 310 millions de tonnes d’équivalent CO<sub>2</sub> ont été libérées, ce qui correspond à environ la moitié des émissions annuelles de toute l’Allemagne. D’immenses surfaces sont contaminées par des mines, des munitions non explosées et des métaux lourds. La destruction du barrage de Kachowka en 2023 est une catastrophe environnementale. </p>
<p>À Gaza, la destruction des logements et des infrastructures civiles a engendré plus de 50 millions de tonnes de gravats. D’énormes quantités d’eaux usées non traitées se déversent chaque jour dans la Méditerranée et s’infiltrent dans le sol, empoisonnant durablement les réserves d’eau souterraine déjà limitées. Plus de 85 % des terres agricoles ont été ravagées ce qui entraine une désertification à long terme.</p>
<h3>Les luttes spontanées ne suffisent pas </h3>
<p>Malgré une répression croissante et des conditions sociales parfois désespérées pour les classes exploitées, la flamme de la résistance brule sur tous les continents : en Argentine, des manifestations massives ont lieu contre Milei ; au Bangladesh, les ouvriers du textile mènent la lutte contre l’exploitation ; le Kenya connait d’énormes protestations contre la hausse des prix ; aux Etats-Unis, les travailleurs ont défendu en masse leurs collègues et voisins immigrés contre la milice étatique ICE. </p>
<p>Le capitalisme, à l’époque de la réaction impérialiste ne peut pas être réformé, devenir pacifique ou écologique.</p>
<h3> </h3>
<p>Le décalage persistant entre la combattivité des masses et l’absence de percées révolutionnaires résulte de la crise historique de la direction prolétarienne. Les vieux partis réformistes et les bureaucraties syndicales, matériellement intégrés dans l’État bourgeois et liés à la gestion de l’ordre capitaliste, agissent à chaque moment décisif comme un frein au mouvement. Ils prêchent «<em> l’unité nationale </em>» au nom de la crise, s’allient à des fractions de la bourgeoisie, soutiennent l’ONU ou ouvertement l’effort de guerre de «<em> leur </em>» bourgeoisie et détournent les luttes dans des grèves limitées, dans des impasses électorales ou des appels à la justice bourgeoise, «<em> cogèrent </em>» avec le patronat. </p>
<p>Aux Etats-Unis, les DSA et Sanders s’activent à ranimer le Parti démocrate. Au Chili, le gouvernement front populiste de Boric a frayé la voie à Katz, un représentant de l’aile pro-impérialiste de la bourgeoisie. Au Népal, le renversement du gouvernement du Congrès a débouché sur un autre gouvernement bourgeois, à cause du discrédit des partis maoïstes et de leurs gouvernements fronts populistes. En Grande-Bretagne, le gouvernement travailliste, tout en restant dans l’OTAN et en durcissant la politique migratoire, fraie la voie au parti raciste Reform UK. </p>
<p>La tâche centrale consiste à arracher les syndicats aux bureaucraties vendues et à construire consciemment des partis ouvriers révolutionnaires enracinés dans la lutte des classes, dont la stratégie repose sur l’indépendance de classe, l’alliance de tous les opprimés et exploités sous l’hégémonie de la classe ouvrière, la destruction de l’État bourgeois. Ces partis ne peuvent surgir qu’en lien avec une nouvelle internationale révolutionnaire. C’est la seule façon de surmonter la crise de la direction du prolétariat et d’ouvrir la voie à la prise du pouvoir, au socialisme mondial. La révolution prolétarienne et la destruction des appareils d’État bourgeois permettront de préserver l’environnement et de sauver la civilisation.</p>
<h3>Pour l’internationale ouvrière révolutionnaire !</h3>
<p>Les travailleurs et les opprimés n’ont pas besoin qu’on les appelle à la lutte, car ils luttent déjà. Ils ont besoin que leurs luttes soient victorieuses, qu’elles se transforment en révolution sociale pour arracher le pouvoir à la bourgeoise. Pour cela, ils ont besoin d’un programme et d’un parti. Ce programme est celui de l’Internationale communiste et de la 4<sup>e</sup> Internationale.</p>
<p>Le Collectif révolution permanente (CoReP) propose aux groupes, organisations, fractions révolutionnaires du monde entier, quelle que soit leur origine politique et leur langue, de se regrouper sans tarder pour empêcher la guerre mondiale :</p>
<ul>
<li>À bas toute guerre impérialiste ! Droit des pays opprimés de se défendre ! Droit des minorités nationales de se soulever !</li>
<li>Fin du blocus de Cuba et de l’Iran ! Retrait de toutes les troupes américaines, françaises, britanniques, russes ainsi que des forces navales et aériennes de l’espace méditerranéen, d’Asie de l’ouest et de l’océan Indien ! Fermetures des bases américaines de Cuba et de tous les continents ! Les troupes russes hors d’Ukraine, de Géorgie et de Moldavie ! Armée chinoise, bas les pattes devant Taiwan !</li>
<li>Contre les programmes de réarmement des Etats-Unis, de l’Union européenne, du Japon, de la Chine ! Aucun parti ouvrier ne doit voter un budget d’escalade militaire ! Expropriation de toutes les entreprises d’armement et de leurs sous-traitants sous contrôle ouvrier !</li>
<li>Remplacement des armées permanentes par une milice d’autodéfense, ancrée dans les lieux de travail, les quartiers ouvriers, les villages et les centres de formation de la jeunesse !</li>
<li>Halte au génocide sioniste, Palestine unifiée, multiethnique et socialiste ! Sionistes, impérialistes, bas les pattes devant l’Iran ! Ni chah ni ayatollahs, ni Savak ni Gardiens de la contre révolution ! Gouvernement ouvrier et paysan !</li>
<li>Pour des partis ouvriers révolutionnaires, pour l’internationale ouvrière révolutionnaire ! Fédération socialiste mondiale au lieu de la barbarie impérialiste !</li>
</ul>
<p><center>1<sup>er</sup> mai 2026</center></p>
<p><center>Collectif révolution permanente <br />(Argentine, Autriche, Espagne, France, Turquie)</center>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À bas la guerre impérialiste et sioniste contre l’Iran ! À bas l’invasion d’Israël au Liban !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/03/29/a-bas-la-guerre-imperialiste-et-sioniste-contre-liran-a-bas-linvasion-disrael-au-liban/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 10:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les États-Unis et Israël ne maitrisent pas totalement la situation Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël bombardent l’Iran sans relâche. L’impérialisme américain n’avait pas un intérêt vital et... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/03/29/a-bas-la-guerre-imperialiste-et-sioniste-contre-liran-a-bas-linvasion-disrael-au-liban/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id='corps_texte'>
<h3>Les États-Unis et Israël ne maitrisent pas totalement la situation</h3>
<p>Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël bombardent l’Iran sans relâche. L’impérialisme américain n’avait pas un intérêt vital et immédiat à déclencher cette guerre. Contrairement à ce que Trump a prétendu, comme l’avait fait Bush en 2003 avec les soi-disant armes de destruction massives pour justifier la guerre en Irak, l’Iran était encore loin de posséder la bombe nucléaire et les missiles intercontinentaux pour la transporter. Des négociations étaient en cours sur ces questions et le régime iranien, affaibli par les sanctions économiques, les défaites militaires de ses alliés et la détermination grandissante des masses à le renverser, était d’ailleurs prêt à des concessions pour préserver l’essentiel. Mais c’était l’occasion pour Trump d’affirmer aux yeux de ses rivaux et concurrents que l’impérialisme américain fait désormais la pluie et le beau temps sur toute la planète, d’avancer avec son allié sioniste dans la reconfiguration d’un Moyen-Orient à leurs bottes, et de priver son principal adversaire, la Chine, des ressources pétrolières de l’Iran.</p>
<p>Trump était persuadé que le pouvoir iranien allait s’effondrer dès les premières frappes décapitant le régime et laisser place à des factions prêtes à se ranger à ses volontés. N’avait-il pas réussi à contraindre le Venezuela à s’aligner et à prendre le contrôle de ses ressources pétrolières après une simple démonstration de force et une opération commando ? Mais la chute du régime iranien, brandie au début de la guerre pour justifier l’agression impérialiste, ne s’est pas réalisée. Même si nombre de ses dirigeants ont été tués, le régime des mollahs ne cède pas ni ne se fracture. Au contraire, il renforce son contrôle et la répression de toute velléité d’opposition tout en mobilisant derrière lui une fraction significative de la population contre l’agression impérialiste. Même si ses installations militaires ont subi des destructions massives, l’Iran continue de se défendre et n’entend pas capituler. Il garde encore le contrôle de la navigation dans le détroit d’Ormuz et conserve des capacités en missiles et drones qui infligent d’importants dégâts sur les installations pétrolières et gazières des monarchies pétrolières du Golfe et parviennent même à percer les défenses israéliennes. Ainsi, une quarantaine de sites de production ont déjà été touchés, qui nécessiteront des réparations parfois longues, ce qui exclut tout retour à la normale de la production dans de brefs délais. Avec toutes les conséquences qui s’accumulent et ont conduit au à une crise énergétique majeure au plan mondial qui affecte déjà gravement de nombreux pays asiatiques. Le prix du pétrole a augmenté d’environ 50 % depuis le début de la guerre, les bourses s’affolent, les taux d’intérêt des banques centrales remontent avec l’inflation, la production mondiale ralentit, une partie des échanges mondiaux est gravement impactée. </p>
<h3>Trump s’est mis dans une impasse</h3>
<p>Présentée par Trump comme « une excursion », cette guerre qui ne devait pas durer s’approfondit au contraire chaque jour. Le gouvernement américain est dans une impasse. Après les bombardements sur les installations nucléaires iraniennes en juin 2025, il avait pu arrêter soudainement les frappes en criant victoire. Cela lui est impossible aujourd’hui, sauf à se décrédibiliser totalement et avec lui l’impérialisme américain. Malgré ses proclamations triomphalistes, il n’a rien obtenu de décisif et l’Iran continue de riposter. La logique militaire, appuyée sur la supériorité de l’armement des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, impliquerait donc de poursuivre et d’intensifier l’offensive. En outre, la production militaire étasunienne n’est pas planifiée pour occuper un pays de plus de 87 millions d’habitants ni pour le bombarder durant des mois. Les renforts arrivés dans la région dégarnissent les bases sur les autres continents, notamment en Asie pour faire face à la Chine impérialiste. </p>
<p>De plus, la guerre est impopulaire aux États-Unis, jusque dans les rangs des partisans de Trump, qui avait promis, après l’Irak et l’Afghanistan, d’en finir avec les aventures militaires à l’étranger. Des manifestations se déroulent contre l’agression en cours.</p>
<p>Et plus elle dure, plus elle sera impopulaire, à fortiori si des troupes étaient engagées au sol et essuyaient des pertes. Elle coute aux États-Unis un milliard de dollars par jour et le Pentagone vient de demander au Congrès une rallonge budgétaire de 200 milliards pour financer sa poursuite. Les États-Unis ont beau être le premier producteur de pétrole et de gaz au monde, les prix à la pompe s’y alignent sur les prix du marché mondial, ce qui fait les affaires des compagnies américaines, mais pas celles des automobilistes américains. De plus, la perspective de ralentissement de la croissance mondiale, l’inflation induite par la hausse violente des produits pétroliers qui va se diffuser dans toutes les branches de l’économie, le blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite non seulement du pétrole et du gaz, mais aussi des engrais, de l’hélium indispensable à la fabrication des puces informatiques, etc., tout cela inquiète les grands groupes capitalistes, aux États-Unis comme dans le monde entier. D’où le dilemme de Trump et sa valse-hésitation : arracher des négociations avec l’Iran pour sortir au plus vite de la guerre ou renforcer l’offensive, mobiliser des troupes de débarquement et promettre de déchainer « l’enfer ».</p>
<h3>Ce n’est pas à l’impérialisme mais aux masses iraniennes de décider !</h3>
<p>L’impérialisme américain et son allié sioniste ont prétendu au début de la guerre que leur but était de libérer les masses iraniennes de la dictature islamiste. Reprise en boucle par tous les médias bourgeois, mise en avant par les partisans du retour de la monarchie Pahlavi à l’extérieur comme à l’intérieur de l’Iran, cette fable devient de moins en moins crédible à mesure que l’impérialisme américain montre qu’il est disposé à négocier avec le régime ou l’une ou l’autre de ses fractions qu’il espère voir surgir. Cette illusion volontairement entretenue par les partisans de l’impérialisme est une trahison du mouvement des masses iraniennes contre le régime. </p>
<p>En décembre 2025-janvier 2026, leur puissante mobilisation s’est heurtée aux milices armées du régime et a été réprimée dans le sang. Les agresseurs impérialistes se sont assurés que ce mouvement indépendant des masses en janvier-février soit étouffé par la dictature avant de déclencher leur guerre. Leurs bombes ne visent pas à libérer les masses iraniennes, mais à les soumettre à un nouveau maitre au prix de la destruction du pays, si nécessaire. Ni les agressions impérialistes en Irak, en Afghanistan, en Libye… n’ont libéré les masses. Désormais, la population iranienne doit non seulement lutter contre la répression féroce du régime, mais aussi se protéger tant bien que mal des bombes des impérialistes. L’impérialisme américain essaye également d’instrumentaliser les groupes armés kurdes iraniens qui ont établi leurs bases dans l’Irak voisin, afin de les transformer en supplétifs de l’armée américaine. La lutte du peuple kurde pour constituer son propre État indépendant est totalement légitime. Elle se heurte frontalement aux pouvoirs iranien, turc, irakien et syrien et ne pourra triompher qu’en s’alliant avec la classe ouvrière de ces pays pour le renversement de ces régimes par les masses. </p>
<p>Les travailleurs du Kurdistan iranien doivent se souvenir que l’impérialisme américain vient d’abandonner les Kurdes de Syrie au régime islamiste. Ils doivent chercher la liaison avec le prolétariat de tout l’Iran contre l’agression impérialiste et pour le renversement de la dictature islamiste. </p>
<p>En cas d’attaque impérialiste contre un pays opprimé, nous, communistes internationalistes, sommes du côté de ce pays contre l’impérialisme, sans pour autant apporter aucun soutien politique au régime de ce pays et à sa bourgeoisie nationale. C’est vrai pour l’Iran comme pour l’Ukraine et le Venezuela. En Iran, le mouvement ouvrier doit mettre en avant l’organisation indépendante des masses pour la défense du pays contre l’agression impérialiste et pour le renversement du régime islamiste, pour l’appel aux soldats de l’armée et la fraternisation avec les soldats du rang, pour l’armement des masses, pour leur organisation dans les shoras, pour un gouvernement ouvrier et paysan. </p>
<p>Ni chah, ni ayatollahs, ni pantin à la solde de l’impérialisme ! </p>
<p>Défense inconditionnelle de l’Iran contre l’agression impérialiste ! Armement des travailleurs !</p>
<p>À bas la dictature islamiste ! Dissolution des pasdarans et des bassidjis ! Les religions, affaire privée! Séparation de l’État et du clergé chiite !</p>
<p>Libération des prisonniers politiques ! Libertés démocratiques (liberté d’expression, liberté d’organisation, droits des femmes, droit de grève, droit de manifester…) ! Droit à l’autodétermination des minorités nationales, y compris à la séparation !</p>
<p>Autodéfense des manifestations ! Création de shoras sur les lieux de travail, de vie et d’étude, dans les casernes !</p>
<p>Gouvernement ouvrier et paysan basé sur les shoras ! Fédération socialiste d’Asie de l’Ouest !</p>
<h3>La fuite en avant du sionisme</h3>
<p>Israël n’a pas les problèmes des États-Unis. Mais les problèmes des États-Unis risquent de devenir une partie des problèmes d’Israël. Une majorité de la population, encouragée par l’union nationale de tous les partis pour la guerre, soutient pour le moment aussi bien l’offensive contre l’Iran que celle contre le Liban. Le but de l’État sioniste est de réduire l’Iran au chaos, de se débarrasser d’une puissance régionale concurrente pour assurer son contrôle sur toute la région. Nétanyahou a déclaré qu’il voulait mettre l’Iran à genoux et Israël fait tout son possible pour rendre la poursuite de la guerre inévitable, qu’elle dure le plus longtemps possible, que les destructions des infrastructures civiles et militaires s’accumulent en Iran. Voilà pourquoi Israël bombarde les dépôts pétroliers à Téhéran, le site gazier de South Pars ou assassine à leur tour les dirigeants iraniens qui avaient entamé des négociations indirectes avec les États-Unis. Mais Israël n’a pas la force de poursuivre seul une guerre longue contre l’Iran. Il lui faut impérativement l’aide étatsunienne, financière, en matériels, en ravitaillement aérien pour ses avions, en renseignements satellitaires, etc. Quand Trump a déclaré en juin 2025 que le compte était bon au bout de douze jours de bombardements sur l’Iran, Israël a dû également cesser ses frappes. </p>
<p>Israël a saisi le prétexte de l’envoi de quelques roquettes par le Hezbollah en réponse à l’agression impérialiste sur l’Iran le 28 février pour déclencher une nouvelle invasion au Liban. L’armée sioniste détruit systématiquement villes et villages, pousse un million de réfugiés, plus d’un sixième de la population totale, au-delà du fleuve Litani, puis détruit les ponts sur ce fleuve, interdisant ainsi le retour des réfugiés. Elle assassine les journalistes libanais. </p>
<p>Cette opération n’a rien à voir avec un simple mouvement militaire de représailles. Elle s’apparente au génocide mené à Gaza. L’objectif est de préparer une annexion pure et simple de 10 % du territoire libanais comme Israël l’a déjà fait avec le Golan arraché à la Syrie. Les bombardements massifs à Beyrouth et jusqu’au Nord du Liban viennent terroriser la population et visent à décourager toute résistance. Il y a 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban reconnus par l’UNWRA, plus un certain nombre de regroupements informels, pour plus de 220 000 Palestiniens, dont bon nombre sont au Sud-Liban et au Sud et à l’Est de Beyrouth où se concentrent les frappes de l’aviation israélienne. La Finul, censée veiller à l’application du cessez-le-feu conclu le 26 novembre 2024, pas plus qu’elle n’était intervenue contre les violations quotidiennes de ce cessez-le-feu par Israël, ne s’est aujourd’hui interposée contre l’invasion. Les principaux pays impérialistes, dont la France, ancienne puissance mandataire, font assaut d’hypocrisie, en soutenant dans les faits l’offensive sioniste. La France condamne avant tout la résistance du Hezbollah, tente d’aider l’État libanais à le désarmer et se contente de demander poliment ensuite à Israël de cesser son offensive et de bien vouloir négocier sous son égide. Israël prétend vouloir désarmer définitivement le Hezbollah, comme il prétend vouloir éradiquer le Hamas à Gaza. Le Hezbollah est né en réaction à l’occupation par Israël du sud du Liban en 1978, puis de 1982 à 2000. C’est une organisation bourgeoise islamiste réactionnaire et inféodée au clergé iranien, qui cherche à s’intégrer à l’État bourgeois libanais et qui lui a déjà donné plusieurs ministres. Mais faute d’une organisation ouvrière révolutionnaire, de nombreux chiites libanais rallient le Hezbollah pour tenter de résister à l’agression sioniste, tout comme les Palestiniens de Gaza soutiennent en grand nombre le Hamas contre Israël. C’est l’oppression sioniste qui alimente sans cesse le renouvèlement des combattants du Hamas et du Hezbollah. </p>
<p>Dans le même temps, Israël poursuit l’occupation et l’asphyxie de la bande de Gaza tandis que les colons et l’armée multiplient les exactions et intensifient la colonisation en Cisjordanie. Le sionisme a engagé une sorte de fuite en avant inexorable. Mais Israël ne peut pas avec ses seules forces soutenir une guerre longue contre l’Iran, occuper durablement le sud du Liban et faire régner la terreur contre les Palestiniens. Malgré le soutien militaire et financier sans failles de l’impérialisme américain et l’appui des autres impérialismes, la mobilisation de 400 000 réservistes supplémentaires récemment décidée va inévitablement fissurer l’union nationale derrière Netanyahou. Des premières manifestations contre la guerre ont eu lieu les 22 et le 29 mars. </p>
<p>À bas l’agression israélienne contre le Liban !</p>
<p>Israël, hors du Liban, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et de la Syrie !</p>
<p>Les réservistes israéliens doivent refuser de servir la politique d’annexion de leur gouvernement !</p>
<p>Front unique ouvrier pour organiser le boycott de l’envoi des armes à Israël !</p>
<p>À bas l&rsquo;État colonial d’Israël ! Palestine unifiée, démocratique, laïque, multilingue, socialiste ! </p>
<p>Fédération socialiste du Proche-Orient !</p>
<h3>Contre l’impérialisme, préparer la révolution !</h3>
<p>Les répercussions internationales de cette guerre bousculent les rapports de force. La Russie retrouve des recettes avec la vente de son gaz et de son pétrole pour financer sa guerre d’agression contre l’Ukraine. L’Ukraine se voit privée de la fourniture d’armes, notamment de défense antiaériennes, désormais réservées par l’impérialisme américain à son allié Israël et aux monarchies du Golfe. </p>
<p>Trump a enjoint aux autres impérialismes membres de l’Otan de s’impliquer militairement pour assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, mais tous ont refusé. « Ce n’est pas notre guerre » a dit le chancelier Merz, à la grande fureur de Trump qui les a traités en retour de « lâches » et avance de plus en plus vers l’abandon de l’Otan. En effet, ce cadre d’alliance inter impérialiste issu de l’après seconde guerre mondiale ne correspond plus aux nécessités de l’impérialisme américain qui doit maintenant s’en prendre à certains de ses anciens alliés pour assurer le maintien de sa domination mondiale. </p>
<p>L’impérialisme chinois voit avec inquiétude l’impérialisme américain attaquer ses positions internationales en Amérique latine et maintenant au Moyen-Orient. L’issue de cette guerre sera déterminante. Ou l’impérialisme américain est contraint de se retirer sans être parvenu à écraser l’Iran, et l’impérialisme chinois en tirera avantage, ou il bascule dans l’escalade militaire et la guerre à outrance et l’impérialisme chinois sera contraint de sortir de la prudente expectative dans laquelle il se tient pour le moment. Quoi qu’il en soit, l’agression impérialiste contre l’Iran rapproche un peu plus d’une nouvelle guerre mondiale entre les principaux impérialismes. </p>
<p>Pour les travailleurs du monde entier, il n’y a pas de bon camp parmi tous les impérialismes bellicistes.</p>
<p>Les syndicats et partis parlant au nom des travailleurs doivent immédiatement prendre position partout dans le monde pour arrêter et défaire l’agression impérialiste en Iran et le colonialisme sioniste au Liban. Immédiatement, ils doivent appeler à des manifestations de masse et au blocage de la production et du transport des armes des agresseurs. </p>
<p>À bas l’OTAN ! Contre les programmes de réarmement de l’Union européenne, du Royaume-Uni et du Japon ! Pas un dollar, pas un yuan, pas un euro, pas un yen, pas une livre, pas un rouble pour l’escalade militaire !</p>
<p>Contre le pouvoir et les profits meurtriers de l’industrie militaire : expropriation et contrôle ouvrier de toutes les entreprises d’armement et de leurs sous-traitants !</p>
<p>Seule la classe ouvrière pourra mettre un terme à l’escalade des prédateurs impérialistes pour le contrôle du monde :</p>
<p>Troupes et bases américaines, hors d’Europe et de tous les continents ! Troupes russes, hors d’Ukraine ! Retrait des troupes, des forces navales et aériennes espagnoles, britanniques, françaises, italiennes, allemandes, etc. de la Méditerranée, d’Europe centrale, du Moyen-Orient ou d’Afrique !</p>
<p>Remplacement de l’armée permanente par une milice d’autodéfense, indissolublement liée aux lieux de travail, aux quartiers ouvriers, aux villages, aux universités !</p>
<p>Gouvernement des travailleurs ! Fédération socialiste mondiale !</p>
<p><center>29 mars 2026</center><br />
<center>Collectif révolution permanente</center><br />
<center>(Argentine, Autriche, Espagne, France, Turquie)</center>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>8 mars 2026 : vaincre le capitalisme, défaire le patriarcat !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/03/08/8-mars-2026-vaincre-le-capitalisme-defaire-le-patriarcat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 11:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Lire le tract au format PDF Le capitalisme a hérité de l’oppression de genre et l’a adapté. En particulier, il bénéficie du travail de reproduction des producteurs et d’entretien de... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/03/08/8-mars-2026-vaincre-le-capitalisme-defaire-le-patriarcat/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0; text-align: right;"><a href="/documents/20260308_CoReP_femmes.FRA.5.pdf">Lire le tract au format PDF</a></p>
<div id="corps_texte">Le capitalisme a hérité de l’oppression de genre et l’a adapté. En particulier, il bénéficie du travail de reproduction des producteurs et d’entretien de la force de travail, accompli gratuitement par les femmes exploitées. À cause des reculs de la fin du 20<sup>e</sup> siècle (démantèlement des conquêtes sociales antérieures, restauration du capitalisme en Russie et en Chine, politique des réformistes des pays dominants et des nationalistes des pays dominés…), les grandes puissances impérialistes (États-Unis, Chine, Allemagne, Russie, Japon, France, Grande-Bretagne…) poursuivent la destruction de l’environnement et préparent un repartage du monde, une nouvelle guerre mondiale. Les conséquences sont déjà palpables pour les travailleuses des villes et des campagnes.D’abord, la priorité est aux dépenses d’armement, au détriment de la protection sanitaire mondiale et des dépenses sociales dans chaque État.</p>
<p>4,5 millions de filles, dont beaucoup ont moins de cinq ans, risquent de subir des mutilations génitales féminines en 2026. Actuellement, plus de 230 millions de filles et de femmes en ont des séquelles à vie.… Le recul du financement et la baisse des investissements internationaux en faveur des programmes de santé, d’éducation et de protection de l’enfance entravent déjà les démarches entreprises pour prévenir les mutilations génitales féminines et soutenir les survivantes. (FNUAP, UNICEF, ONU-Femmes, OMS, UNESCO, Déclaration conjointe, 4 février 2026)</p>
<p>Ensuite, le rôle reproducteur des femmes est privilégié par les États bourgeois puisqu’elles doivent engendrer la chair à canon, les futurs conscrits. D’où le regain des politiques natalistes, qui visent à décourager le travail salarié des femmes, ainsi que des politiques xénophobes contre l’immigration. Celles-ci rendent plus vulnérables aux viols les femmes et les filles sur les trajets devenus de plus en plus dangereux. Si elles parviennent à leur destination, elles deviennent souvent des travailleuses doublement discriminées. La situation des domestiques étrangères confine à l’esclavage dans les monarchies absolues et salafistes du golfe Arabo-persique, alliées des puissances impérialistes occidentales.</p>
<p>Enfin, le militarisme s’accompagne invariablement d’un regain de virilisme. Au 21<sup>e</sup> siècle, les féminicides restent un fléau mondial. Les clergés obscurantistes, les mouvements fascistes, les nouveaux partis bourgeois bâtis sur la xénophobie et le racisme et même des partis bourgeois traditionnels convergent pour diviser les travailleurs, annuler les droits gagnés par les femmes et resserrer le joug patriarcal.</p>
<p>À Gaza, les femmes et les enfants ont été les premières victimes des bombardements et de la famine infligés par Israël avec l’appui des États impérialistes occidentaux.</p>
<p>Du 7 octobre 2023 au 5 janvier 2026, plus de 56 % des 42 000 personnes tuées directement par les bombardements ou les opérations au sol de l’armée israélienne sont des femmes, des mineurs ou des personnes âgées. (The Lancet, 18 février 2026)</p>
<p>Israël emploie les mêmes méthodes d’épuration ethnique en Cisjordanie. Plusieurs dizaines de Palestiniennes, emprisonnées et maltraitées dans les prisons israéliennes, servent toujours d’otages.</p>
<p>Israël et la Syrie ont négocié les 5 et 6 janvier à Paris, sous l’égide de la Turquie et des Etats-Unis. Le lendemain de l’accord, le gouvernement clérical HTC (issu d’Al-Qaida) attaque les quartiers kurdes d’Alep, puis s’empare des provinces de Rakka et de Deir ez-Zor au nord-est. L’égalité juridique entre hommes et femmes du Rojava proclamée par le PKK-PYD disparait avec «<em> l’Administration autonome du nord et du nord-est de la Syrie </em>». Même si le parti nationaliste bourgeois kurde était bien incapable d’appliquer ce programme car il défendait la famille traditionnelle et pactisait avec les chefs patriarcaux des tribus arabes, les femmes kurdes sont sous la menace, comme Kurdes et comme femmes. L’armée officielle et d’autres bandes islamistes, qui laissent Israël occuper une partie de la Syrie, ont massacré, en mars 2025, des centaines d’Alaouites des deux sexes et enlevé plusieurs dizaines de femmes (qui sont donc vouées à des viols à répétition). Des bandes sunnites s’en sont prises aux Druzes en mai, avec de nouveaux des enlèvements de femmes. Avec la bénédiction des États-Unis et de la Turquie, le gouvernement non élu de Al-Charaa s’emploie à instaurer la charia.</p>
<p>Même dans les pays capitalistes dominants, dont la classe bourgeoise exploite au-delà de sa propre classe ouvrière et avait souvent fait des concessions aux travailleuses, les conquêtes antérieures ne semblent plus garanties.</p>
<p>Le Japon a pour la première fois une première ministre, mais elle est xénophobe et militariste. Les femmes travaillant à temps plein n’y gagnent en moyenne que 60 % du salaire de leurs collègues masculins.</p>
<p>Aux États-Unis, le gouvernement Trump proscrit les termes «<em> féminisme </em>», «<em> LGBT </em>», «<em> pollution </em>», «<em> racisme </em>», «<em> égalité </em>»… dans les administrations fédérales. Les personnes transgenres sont visées. Sous la pression des Églises chrétiennes, près de la moitié des États interdisent l’avortement.</p>
<p>En Chine, il est impossible pour les femmes travailleuses de dénoncer les discriminations ou les violences conjugales. Désormais, le régime totalitaire de Xi freine le droit à la contraception et à l’avortement : depuis le 1<sup>er</sup> janvier, il applique une taxe de 13 % sur les préservatifs et sur la pilule contraceptive.</p>
<p>Partout dans le monde, sans épargner les femmes de la bourgeoisie, l’oppression frappe au maximum celles du prolétariat, les travailleuses du secteur informel de villes et les paysannes pauvres. Alors que les femmes de la classe dominante sont déchargées des contraintes du travail et peuvent jouir de loisirs, les femmes des classes dominées subissent une double contrainte : travailler, comme les hommes exploités, pour les exploiteurs ; assurer l’essentiel des tâches ménagères, des soins des enfants et des vieux.</p>
<p>Le président misogyne des États-Unis a comploté avec une aile du régime bourgeois «<em> bolivarien </em>» pour enlever le président Maduro pour le remplacer par une femme, Rodriguez, mais les travailleuses du Venezuela n’y ont rien gagné. Si les amis d’Epstein étaient tous riches et puissants, les jeunes filles, souvent mineures, qu’il leur livrait étaient toujours d’origine populaire. Le parti fascisant français RN, qui a eu le plus de voix aux dernières législatives, est dirigé par une femme, Le Pen, mais il veut légaliser les bordels, c’est-à-dire officialiser le proxénétisme. L’émancipation des femmes ne peut pas être menée par les dirigeantes politiques de la bourgeoisie (Meloni en Italie, Takaichi au Japon, Sheinbaum au Mexique, Frederiksen au Danemark, O’Neill en Irlande du Nord, Rodriguez au Venezuela…).</p>
<p>De l’autodéfense et de la solidarité contre la police anti-immigrés aux États-Unis aux manifestations des peuples d’Iran contre le régime bourgeois théocratique, les femmes travailleuses et les étudiantes sont de toutes les luttes. Si les ouvrières, les employées, les domestiques, les paysannes travailleuses, les étudiantes… ne veulent pas servir de marchepied aux exploiteuses et à leurs représentantes politiques, elles doivent constituer des organisations indépendantes des classes exploiteuses qui entretiennent le patriarcat, de leurs États et de leur ONU, de leurs partis et des associations féminines aux mains de partis bourgeois (PD aux États-Unis, PJ en Argentine, Congrès en Inde…).</p>
<p>Les bases pour extirper les racines de l’oppression des femmes existent : d’une part, le développement des sciences et des techniques permet de maitriser la natalité et d’automatiser une partie des tâches domestiques ; d’autre part, l’extension du capitalisme engendre la classe ouvrière qui a intérêt à renverser l’ordre ancien et à créer une société débarrassée de la pénurie et de toute oppression. Il faut mener une révolution sociale dont la classe ouvrière sera la force motrice. Cette tâche historique nécessite la mobilisation des femmes travailleuses sous la forme d’organisations spécifiques (comme les clubs féminins et l’Union des femmes de la Commune de Paris en 1871, l’Internationale socialiste des femmes qui a lancé en 1907 la journée internationale des travailleuses du 8 mars, le Jenotdel de l’URSS créé en 1919 par les femmes du Parti bolchevik, dissout par Staline en 1930) et, simultanément, au sein du mouvement ouvrier et populaire dans son ensemble (assemblées générales, syndicats, parti révolutionnaire, conseils…)..</p>
<p>En marchant main dans la main avec le parti ouvrier, les travailleuses sont prêtes à partager toutes les peines et tous les sacrifices du combat, mais elles sont aussi fermement décidées à exiger après la victoire tous les droits qui leur reviennent. (Clara Zetkin, <em>Discours au 1<sup>er</sup> congrès de l’Internationale ouvrière</em>, 19 juillet 1889)</p>
<p>Égalité juridique totale des femmes dans tous les pays. Séparation complète de la religion et de l’État. suppression de tout financement public des clergés.</p>
<p>Garantie de l’emploi et congé maternité pour les femmes enceintes. Pensions de retraites permettant à toutes les travailleuses de vivre décemment, y compris celles ayant travaillé pour leurs maris (paysans, commerçants, etc.) ou ayant été exclues du salariat pour accoucher et élever des enfants.</p>
<p>Logement décent et accessible pour toutes les travailleuses, en particulier pour les femmes fuyant la violence conjugale ou élevant seules des enfants. Services publics gratuits et de qualité, permettant d’assurer les trajets domicile-travail, la garde des enfants, les soins aux malades et aux personnes dépendantes.</p>
<p>Élimination immédiate de toute religion dans les écoles. Système scolaire unique, public, laïc, gratuit et mixte. Éducation sexuelle scientifique basée sur le consentement des partenaires, la liberté sexuelle et l’amour, quelle que soit leur orientation.</p>
<p>Interdiction de toute mutilation génitale. Contraception et avortement libres et gratuits pris en charge par le système de santé publique. Prise en compte et traitement médical adéquat des pathologies et maladies spécifiquement féminines. Gratuité des protections périodiques.</p>
<p>Interdiction et pénalisation du proxénétisme. Autodéfense des femmes contre la violence sexiste. Système judiciaire démocratique et non sexiste dans lequel les juges sont élus et révocables par les conseils de travailleuses et de travailleurs.</p>
<p>Liberté pour les travailleuses et les travailleurs, les réfugiées et les réfugiés, les jeunes en formation de franchir librement et en toute sécurité les frontières étatiques.</p>
<p>Dissolution des armées permanentes, armement des travailleurs sous le contrôle des organisations ouvrières, indépendamment du sexe.</p>
<p>Gouvernement des travailleuses et des travailleurs dans chaque pays, premier pas vers le communisme mondial sans classe, sans exploitation, sans oppression, dans lequel les femmes et les hommes noueront des relations égalitaires et enrichies.</p>
<p><center>8 mars 2026</center><center>Collectif révolution permanente</center>&nbsp;</p>
<p><center>(Argentine, Autriche, Espagne, France, Turquie)</center></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arrêt immédiat de l’attaque sioniste et impérialiste contre l’Iran !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/03/04/arret-immediat-de-lattaque-sioniste-et-imperialiste-contre-liran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 11:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une offensive aérienne massive contre l’Iran avec des centaines d’avions de combat et de bombardiers. Les motifs invoqués : l’Iran était... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/03/04/arret-immediat-de-lattaque-sioniste-et-imperialiste-contre-liran/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="corps_texte">
<p>Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une offensive aérienne massive contre l’Iran avec des centaines d’avions de combat et de bombardiers.</p>
<figure><img decoding="async" class="images" style="max-width: 100%;" src="/images/69abf3365e46e.jpg" /></figure>
<p>Les motifs invoqués : l’Iran était en passe de se doter de l’arme nucléaire et de missiles balistiques intercontinentaux, il fallait venir au secours des masses iraniennes massacrées par la dictature islamique et renverser le régime.</p>
<p><quote class="citations">Au grand et fier peuple d’Iran, je dis ce soir que l’heure de votre liberté est arrivée.… Lorsque nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement. Il vous appartiendra de le prendre. (Trump, 28 février)</quote></p>
<p>De tout temps, les impérialistes, qu’ils soient américain, britannique, français, russe, etc. ont brandi des prétextes de même nature pour justifier leurs immixtions et agressions, prétendument pour écarter une menace militaire ou pour restaurer la démocratie, en Irak, en Libye, en Ukraine… et dernièrement au Venezuela.</p>
<p>Ni la Chine impérialiste qui menace Taiwan, ni la Russie impérialiste qui a envahi l’Ukraine n’ont levé le petit doigt pour défendre leur «<em> allié </em>» iranien, pas plus que le vénézuélien. En réalité, les impérialistes se moquent des populations, ils soutiennent aussi bien un «<em> démocrate </em>» que le pire despote, selon l’intérêt qu’ils y trouvent. Les guerres qu’ils mènent ne sont jamais pour le droit des peuples, mais pour le partage et le repartage incessant du monde. Israël a déclenché dans le même temps une nouvelle agression contre le Liban, avec des bombardements aériens quotidiens des villes et villages et l’invasion de troupes au Sud, enjoignant à plus de 700 000 civils d’évacuer la zone.</p>
<p>Trump restreint les libertés démocratiques aux États-Unis, il lance sa police parallèle ICE contre les travailleurs immigrés. Il étrangle Cuba. Il menace le Panama, Canada, le Groenland, le Mexique, la Colombie&#8230; Le gouvernement sioniste de Nétanyahou est responsable du génocide à Gaza et de la colonisation à marche forcée de la Cisjordanie. Et ces personnages seraient soudain devenus les défenseurs des masses iraniennes ? L’intervention militaire étatsunienne au Venezuela et l’enlèvement de son président n’a débouché que sur le maintien du régime avec le contrôle par les États-Unis des ressources pétrolières du pays.</p>
<p>Malgré les déclarations de Trump, qu’il a d’ailleurs rapidement délaissées, le tapis de bombes déversées sur l’Iran n’est pas destiné à permettre aux masses iraniennes de prendre le pouvoir. Au contraire, l’impérialisme américain, comme les monarchies pétrolières du Proche-Orient, redoute plus que tout l’irruption de la révolution en Iran. Il cherche au contraire, soit une solution de replâtrage du régime des mollahs dans une version plus accommodante sur le plan international avec de soi-disant «<em> réformateurs </em>» du régime, soit la remise en selle de la monarchie absolue Pahlavi. Mais les «<em> réformateurs </em>» islamistes d’aujourd’hui sont les bourreaux d’hier des militants ouvriers, des femmes, des Kurdes et des étudiants. Mais Pahlavi père était leur bourreau d’avant-hier. C’est pour en finir avec la dictature monarchique, la domination américaine et la Savak que la révolution iranienne avait commencé en 1978 avant d’être confisquée et écrasée par la contrerévolution islamiste, soutenue alors par le staliniens, les maoïstes et la plupart des organisations se réclamant du trotskysme qui s’appuyaient sur les discours antiimpérialistes du très réactionnaire imam Khomeiny pour en faire un dirigeant révolutionnaire !</p>
<p>La dernière mobilisation des masses iraniennes contre la dictature islamiste fin décembre-début janvier 2026 a été écrasée dans le sang à coups de mitrailleuses lourdes par les milices du régime. Pourtant, dès le 22 février, de nouvelles manifestations éclataient dans les universités, au cri de «<em> À bas la dictature </em>» !</p>
<p>Les agresseurs impérialistes se sont assurés que ce mouvement indépendant des masses en janvier-février soit étouffé par la dictature avant de déclencher leur guerre. Car leurs bombes ne visent pas à libérer les masses iraniennes, mais à les soumettre à un nouveau maitre au prix de la destruction du pays, si nécessaire.</p>
<p>En cas d&rsquo;attaque impérialiste contre un pays opprimé, nous, communistes internationalistes, sommes du côté de ce pays contre l&rsquo;impérialisme, sans pour autant apporter aucun soutien politique au régime de ce pays et à sa bourgeoisie nationale. C’est vrai pour l’Ukraine comme pour le Venezuela ou l’Iran.</p>
<p>Dehors, l’armée israélienne du Liban et de Syrie !</p>
<p>Aux États-Unis et partout, campagne des syndicats et des partis ouvriers pour interdire tout bombardement israélien ou américain ; pour la levée du blocus économique de l’Iran ; pour l’évacuation de la mer Méditerranée du golfe Arabo-persique et de l’océan Indien des flottes impérialistes des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, pour la fermeture de toutes leurs bases militaires au Proche-Orient !</p>
<p>Les masses iraniennes ont fait preuve d’un courage admirable dans leur lutte contre la dictature. Pour l’heure, en plus de la répression du régime, elles doivent se protéger des bombes américaines et israéliennes. Mais inévitablement, la lutte reprendra. Ce qui manque, ce n’est certainement pas le courage, c’est l’organisation politique du prolétariat iranien, des étudiants, sur une ligne claire :</p>
<p>À bas la dictature islamiste ! Dissolution des pasdarans et des bassidjis ! Les religions, affaire privée ! Séparation de l’État et du clergé chiite !</p>
<p>Pour la libération des prisonniers politiques ! Pour toutes les libertés démocratiques (liberté d’expression, liberté d’organisation, droit des femmes, droit de grève, droit de manifester…) ! Droit à l’autodétermination des minorités nationales !</p>
<p>Autodéfense des manifestations ! Création de shoras sur les lieux de travail, de vie et d’étude, dans les casernes !</p>
<p>Ni «<em> réformateurs </em>» du régime, ni royalistes pro-impérialistes ! Gouvernement ouvrier et paysan basé sur les shoras ! Fédération socialiste d’Asie de l’ouest !</p>
<p><center>4 mars 2026</center><center>Collectif révolution permanente (Argentine, Autriche, Espagne, France, Turquie)</center></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Autodéfense ! Ni ayatollah, ni chah ! Gouvernement ouvrier et paysan !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/01/11/autodefense-ni-ayatollah-ni-chah-gouvernement-ouvrier-et-paysan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 11:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Lire le tract au format PDF En 2024, l’Iran a perdu « l’axe de résistance » (Irak-Syrie-Liban-Gaza) sous les coups de boutoir d’Israël mais aussi de l’islamisme syrien et turc.... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/01/11/autodefense-ni-ayatollah-ni-chah-gouvernement-ouvrier-et-paysan/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0; text-align: right;"><a href="https://groupemarxiste.info/documents/20260111_CoReP_Iran.10.pdf">Lire le tract au format PDF</a></p>
<div id="corps_texte">
<p>En 2024, l’Iran a perdu «<em> l’axe de résistance </em>» (Irak-Syrie-Liban-Gaza) sous les coups de boutoir d’Israël mais aussi de l’islamisme syrien et turc. Malgré la prudence du régime envers l’État sioniste, les armées israélienne (qui détient l’arme atomique) et américaine (qui a utilisé l’arme atomique contre la population civile du Japon en 1945) ont bombardé l’Iran en juin 2025. Sans que ses alliés impérialistes (Russie, Chine) l’aident. En septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a rétabli les sanctions qui ont aggravé la paupérisation des peuples d’Iran. Les États impérialistes russe et chinois soutiennent le régime réactionnaire et honni pour contrer leur rival américain. Ce dernier compte affaiblir la Chine en la privant du pétrole iranien après l’avoir coupé du pétrole vénézuélien.</p>
<h3>Face au soulèvement populaire, le régime islamiste massacre</h3>
<p>Le 28 décembre, la plupart des commerçants du bazar de Téhéran ferment leur boutique pour protester contre l’inflation galopante (officiellement 52 % en 2025) et la disparition des clients. La Bank Markazi Iran (la banque centrale) dévalue la monnaie nationale (le rial) sur les marchés des changes. Le pouvoir tolère initialement le mécontentement car il s’agit d’un pilier social du régime. Mais son attitude change quand la masse des étudiants et des travailleurs s’engouffre dans la brèche ouverte en manifestant dans tout le pays (Ispahan, Chiraz, Kermanshah, Yazd…)</p>
<p>Dès le 31 décembre, les bassidji (milices islamistes tirées du lumpen) et la police officielle tirent à Kouhdasht. Aux obsèques d’une victime, la foule chasse les forces de l’ordre en lançant des pierres. À Malekshahi, le 2 janvier, les manifestants prennent d’assaut le commissariat. Trump menace de frapper l’Iran. Cela conforte le «<em> guide suprême de la République islamique </em>» qui accuse le soulèvement d’être manipulé depuis l’étranger : « <em>les « émeutiers… </em>doivent être remis à leur place<em> »</em> (Ali Khamenei, 2 janvier).</p>
<p>Le 3 janvier, dernier de 3 jours fériés religieux chiites, on décompte plus de 30 villes où des manifestations se tiennent. À Darehshahr, dans l’ouest, les contestataires lancent des cocktails Molotov. Malgré les coups de feu, les manifestations grossissent et défient la République islamique au cri de «<em> Mort à Khamenei ! </em>» . À partir du 4, les opposants se rassemblent le soir. À Ilam, les mercenaires du régime n’hésitent pas à poursuivre les blessés jusque dans l’hôpital matraquant les soignants.</p>
<p>Les 5 et 6 janvier, plus de 40 villes connaissent des manifestations. Mais l’élan révolutionnaire se mélange avec des courants réactionnaires. De nombreux participants demandent la fin de toute aide aux Palestiniens ou aux minorités chiites de la région et le retour du fils du chah. Comme en 2022, les travailleurs du Kurdistan sont à l’avant-garde. L’Etat déploie dans cette province les pasdarans (gardiens de la révolution, les troupes d’élite du régime). Le 7 janvier, plusieurs sources iraniennes relatent des grèves spontanées.</p>
<p>Le PCI-Komala et des partis nationalistes bourgeois kurdes (PKDI, PJAK…) appellent ensemble toutes les classes sociales à une « grève » d’un seul jour.</p>
<p>Le jeudi 8 janvier a été marqué par les manifestations les plus importantes et les plus nombreuses, avec la participation de villes telles que Tabriz, Urmia et Ardabil. Le même jour, au moins 50 villes kurdes ont pris part à une grève générale à l&rsquo;appel de sept groupes politiques kurdes. Au moins 36 universités iraniennes ont participé à des manifestations et utilisé des slogans antigouvernementaux au cours des treize derniers jours. (Iranian Human Rights, 9 janvier)</p>
<p>Cela n’arrête pas le massacre. Les morts se comptent par milliers.</p>
<h3>Pour que la classe ouvrière s’organise et se défende</h3>
<p>La fils du chah se propose pour remplacer le guide suprême et assurer la continuité de l’État bourgeois (comme l’ayatollah Khomeiny y était parvenu quand le monarque avait été chassé par une révolution), avec l’aide de Trump : «<em> Veuillez-vous tenir prêt à intervenir pour aider le peuple iranien </em>» (Reza Pahlavi, 9 janvier)</p>
<p>Face aux pasdarans, aux bassidjis, aux policiers, toutes les organisations des travailleurs et des opprimés doivent organiser en commun l’autodéfense des manifestants, la création des milices ouvrières et étudiantes, leur armement. Au sein de l’armée, il faut mener un travail systématique d’agitation et de propagande pour gagner les conscrits à la révolution, pour qu’ils retournent leurs armes contre les généraux et les dirigeants politiques qui sont les bourreaux des femmes, des travailleurs et des minorités nationales.</p>
<p>Sans tarder, qu’elles appellent à la grève générale, pour se réunir et élire des conseils (shoras) dans les entreprises, les administrations, les universités, les quartiers populaires, les villages, les centraliser. C’est la voie pour prendre la tête de tous les exploités : paysans pauvres, chômeurs, jeunesse, petite-bourgeoisie urbaine et pour offrir une autre solution que la restauration monarchique.</p>
<p>Sinon, le terrain sera occupé par des «<em> réformateurs </em>» du régime, par des royalistes soutenus par Washington, par des bourgeois «<em> démocratiques </em>» ou des nationalistes bourgeois qui veulent leur mini-État <a id="_Hlk219134166"></a>qui divisera le prolétariat par de nouvelles frontières et qui sera dépendant des puissances régionales et impérialistes.</p>
<ul>
<li>Solidarité internationaliste du mouvement ouvrier de tous les pays avec les masses iraniennes !</li>
<li>Aux États-Unis et partout, campagne des syndicats et des partis ouvriers pour interdire tout bombardement impérialiste et sioniste, pour la levée du blocus économique</li>
</ul>
<h3>Pour un parti ouvrier révolutionnaire</h3>
<p>La bourgeoisie iranienne a survécu à la révolution de 1978-1979. Face à la menace d’une révolution sociale, elle s’en est remise au clergé et à ses bandes fascistes, et au bout du compte à la dépendance aux impérialismes russe et chinois.</p>
<p><a id="_Hlk219134133"></a>Les courants issus du stalinisme capitulaient en 1978-79 au nom de «<em> l’antiimpérialisme </em>» devant les mollahs ; aujourd’hui, au nom de «<em> la démocratie </em>», les opportunistes misent sur les États impérialistes «<em> démocratiques </em>», certains font même bloc avec les royalistes antidémocratiques. Aucune confiance envers les États-Unis ou toute autre bourgeoisie impérialiste ! Rupture avec tous les secteurs des capitalistes locaux !</p>
<p>Sans parti de type bolchevik, la classe ouvrière, sans parler des étudiants, est sans mémoire, sans stratégie. La leçon de toute l’histoire mondiale et nationale est qu’il faut que la classe ouvrière dirige le mouvement de tous les opprimés, de tous les exploités. C’est pourquoi il faut des organismes d’autodéfense et d’auto-organisation. C’est pourquoi il faut une stratégie de révolution permanente. C’est pourquoi il faut un parti, en lien avec les travailleurs conscients de tous les pays.</p>
<ul>
<li>À bas la dictature islamiste ! Dissolution des corps de répression ! Les religions, affaire privée ! Séparation de l’État et du clergé chiite !</li>
<li>Pour la libération des prisonniers politiques ! Pour toutes les libertés démocratiques (liberté d’expression liberté d’organisation, droit des femmes, droit de grève, droit de manifester…) ! Droit à l’autodétermination des minorités nationales !</li>
<li>Blocage des loyers ! Indexation immédiate des salaires sur le cout de la vie ! Contrôle des travailleurs sur la production, la distribution ! Expropriation des grandes entreprises et des fondations ! Une seule banque publique !</li>
<li>Expropriation des propriétaires fonciers des villes qui vivent des loyers, des grandes fermes capitalistes et des fondations religieuses ! Gestion collective de l’eau ! Coopératives basées sur le volontariat !</li>
<li>Fermeture de toutes les bases militaires (française, chinoise, russe, britanniques, américaines) au Proche-Orient et en Méditerranée, départ de la flotte américaine du golfe Arabo-persique, de l’océan Indien et de la mer Méditerranée !</li>
<li>Grève générale ! Autodéfense des manifestations ! Création de shoras sur les lieux de travail, de vie et d’étude, dans les casernes !</li>
<li>Gouvernement ouvrier et paysan basé sur les shoras ! Fédération socialiste d’Asie de l’ouest !</li>
</ul>
<p><center>11 janvier</center><center>Collectif révolution permanente</center></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contre le colonialisme américain !À bas la capitulation de la bourgeoisie vénézuélienne !Armement des travailleurs !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/01/11/contre-le-colonialisme-americain-a-bas-la-capitulation-de-la-bourgeoisie-venezuelienne-armement-des-travailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 11:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[3 janvier 2026]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Rodriguez]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[Lire le tract au format PDF Le Monde, 6 janvier Après des mois de pressions et d’exactions multiples contre le Venezuela, le gouvernement des États-Unis l’a fait bombarder le 3... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/01/11/contre-le-colonialisme-americain-a-bas-la-capitulation-de-la-bourgeoisie-venezuelienne-armement-des-travailleurs/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0;text-align: right;"><a href="/documents/20260111_CoReP_Venezuela.15.pdf">Lire le tract au format PDF</a></p>
<div id='corps_texte'>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;" src="/images/69640eda448d7.jpg" /><figcaption><center>Le Monde, 6 janvier</center></figcaption></figure>
<p>Après des mois de pressions et d’exactions multiples contre le Venezuela, le gouvernement des États-Unis l’a fait bombarder le 3 janvier, a tué au moins 80 personnes et a fait enlever le président Maduro et son épouse. </p>
<p><quote class="citations">Nous allons diriger le pays… Nous allons demander à nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, d’intervenir, d’investir des milliards de dollars, de réparer les infrastructures gravement endommagées, de partager les infrastructures pétrolières et de commencer à générer des revenus… <a id="_Hlk218418410"></a>Nous allons réaffirmer le pouvoir américain d’une manière très puissante dans notre région du monde. (Donald Trump, Conférence de presse, Palm Beach, 3 janvier 2026)</quote></p>
<p>Les États-Unis sont intervenus 42 fois en Amérique latine depuis 1898, sous des présidents du Parti démocrate comme du Parti républicain. Ils menacent aussi Cuba, la Colombie, le Mexique, l’Iran&#8230; La «<em> doctrine Monroe </em>» de Trump est équivalente à la tradition de la dynastie des Qing invoquée par Xi ou celle des Romanov vantée par Poutine. </p>
<p><quote class="citations">L’Ukraine contemporaine a été entièrement et complètement créée par la Russie communiste, bolchévique. Ce processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses camarades ont agi de façon vraiment peu délicate avec la Russie. (Vladimir Poutine, <em>Allocution télévisée</em>, Moscou, 21 février 2022)</quote></p>
<p><quote class="citations">Je considère les Russes et les Ukrainiens comme un seul peuple. Dans ce sens, toute l’Ukraine est nôtre. (Vladimir Poutine, Allocution au Forum économique international, Saint-Pétersbourg, 20 juin 2025)</quote></p>
<p>La seule différence est que Poutine a moins de moyens et que, quand il invente que l’Ukraine est soumise à un régime nazi, Trump prétend que le Venezuela est géré par un cartel de narcotrafiquants. Le prétexte avait déjà servi à Bush père pour envahir le Panama et enlever son président fin 1989. Pourtant, au début de son second mandat, Trump a gracié l’ex-président du Honduras qui était emprisonné aux États-Unis pour trafic de drogue. </p>
<p>L’argument que Maduro est mal élu ne vaut rien dans la bouche d’un putschiste (qui a envoyé des bandes fascistes à l’assaut du Capitole quand il perdu l’élection présidentielle en 2021) et qui a appuyé un autre putschiste (Bolsonaro au Brésil).</p>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;" src="/images/69640eda44f00.jpg" /><br />
</figure>
<p>Propos de Trump à propos du Canada : «<em> Pourquoi ne pas rejoindre notre pays ? </em>», </em>du Groenland : «<em> Nous avons absolument besoin du Groenland </em>», </em>du Mexique : «<em> Il va falloir faire quelque chose </em>», </em>de Cuba : «<em> Cuba est sur le point de tomber </em>»,</em> de la Colombie : «<em> Qu’il fasse gaffe à son cul </em>» <br /><em>The Economist</em>, 10 janvier</p>
<p>L’attaque fait partie du repartage du monde en cours et de la préparation par tous les États impérialistes (États-Unis, Chine, Japon, Royaume-Uni, Allemagne, France, Russie, etc.) d’une nouvelle guerre mondiale. L’arraisonnement de cargos russes, le maintien du blocus de Cuba, l’éviction de la Chine à Panama, la revendication du Groenland, la perspective de rattacher le Canada, font partie des préparations pour renforcer les positions économiques et militaires de la bourgeoisie étatsunienne. Elle vise directement Cuba, qui survit grâce au pétrole vénézuélien, et indirectement le rival impérialiste chinois qui était le plus grand acheteur du pétrole du Venezuela. </p>
<p>Quel que soit sa direction, il faut soutenir un peuple opprimé face à l’épuration ethnique ou un pays dominé face au pillage. La classe ouvrière ne peut rester neutre quand une bourgeoisie surarmée poursuit sa colonisation de la Palestine (Israël), veut décider qui gouverne l’Ukraine et la coloniser (Russie, Etats-Unis), veut décider qui gouverne le Venezuela et piller ses richesses naturelles (États-Unis). </p>
<p>Évidemment, la Chine a «<em> condamné </em>» l’opération, même si elle opprime ses propres minorités nationales et revendique Taïwan sans consulter la population. Les gouvernements de Russie, du Brésil, de Colombie, de Turquie, etc. sont également très «<em> consternés </em>». Mais aucun d&rsquo;eux ne fera quoi que ce soit d&rsquo;efficace pour soutenir le peuple vénézuélien, son droit à l&rsquo;indépendance et à disposer librement et pacifiquement de ses richesses. Il est donc ridicule et vain de se fier, comme les partis ouvriers bourgeois (Die Linke, LFI, Podemos, PCF, etc.), à son propre gouvernement et à l’ONU qui vient de voter le plan Trump contre Gaza. Il est ridicule comme le font des courants internationaux quasi-pacifistes et réformistes de supplier que «<em> les gouvernements d’Amérique latine et du monde, toutes les forces qui se déclarent démocratiques condamnent les actions pirates et interventionnistes </em>» (LIS, 3 janvier)<em>.</em></p>
<p>La plupart des États bourgeois ont approuvé l’intervention coloniale américaine tout en prêchant la «<em> modération </em>» et la «<em> désescalade </em>». Et pendant ce temps, le 4 janvier, les gouvernements du Royaume-Uni et de France ont bombardé en Syrie, comme le fait régulièrement Israël et les États-Unis eux-mêmes. </p>
<p>Aux États-Unis, les syndicats et les organisations d’opprimés doivent rompre avec leur gouvernement militariste pour exiger l’arrêt de toutes les immixtions à l’étranger et de la persécution contre les immigrés, organiser l’autodéfense contre l’ICE raciste !</p>
<p>En Iran, en Ukraine, au Venezuela, c’est au peuple travailleur concerné de renverser le gouvernement des exploiteurs locaux, incapables de faire front aux puissances dominatrices et colonisatrices. La libération effective des minorités opprimés (y compris les Noirs des États-Unis), l’indépendance réelle des pays dominés ne peuvent être obtenues, à notre époque, que sous la conduite de la classe ouvrière. Pour cela, il faut à la classe ouvrière un parti ouvrier révolutionnaire.</p>
<p>Au Venezuela, lors de deux crises, le gouvernement bourgeois a décrété la nationalisation des ressources en hydrocarbures (Pérez, 1976) et la nationalisation partielle des sociétés concessionnaires (Chavez, 2007). Bien que le futur RCP de Woods se vautrât aux pieds de Chavez, il n’y a jamais eu de révolution sociale, ni même d’expropriation des groupes capitalistes et des grands propriétaires fonciers. </p>
<p>Les travailleurs des villes, avec leurs syndicats et leurs partis, alliés aux travailleurs des campagnes et aux étudiants, doivent s’opposer à l’impérialisme américain et à toutes les fractions de la bourgeoisie vendue. Ils doivent prendre leur destin en main en utilisant tous les moyens à la disposition de la lutte de la classe ouvrière internationale. Ils ne peuvent placer aucune confiance ni dans l’ONU, ni le PSUV qui les a soumis à une exploitation croissante, qui s’est appuyé sur l’état-major, a empêché l’armement général des masses laborieuses pour leur légitime défense, qui capitule complètement devant Trump. </p>
<p><quote class="citations">Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération. (Delcy Rodriguez, 4 janvier)</quote></p>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:45%;" src="/images/69640eda45d01.jpg" /></p>
<p> <img decoding="async" class="images" style="max-width:45%;" src="/images/69640eda45efa.jpg" /><figcaption><center>Le Monde, 10 janvier</center></figcaption></figure>
<p>Le gouvernement vénézuélien semble avoir remis le pétrole national à Washington, d’après ce qu’ont annoncé le président étasunien le 6 janvier et son ministre de l’énergie le lendemain. </p>
<p><quote class="citations">Nous allons mettre sur le marché le brut qui vient du Venezuela. D’abord ce qu’il reste déjà, le pétrole stocké, et puis indéfiniment, à l’avenir, nous vendrons la production sur le marché. (Chris Wright, Allocution à la conférence sur l’énergie de la banque Goldman Sachs, Miami, 7 janvier)</quote></p>
<p>Cela confirme que, à notre époque, les bourgeoisies nationales sont incapables de résister réellement aux agressions impérialistes. Seules les classes exploitées et semi-exploitées peuvent y parvenir, si elles sont menées par une classe ouvrière consciente, ce qui demande un parti révolutionnaire du type du Parti bolchevik. </p>
<p>Partout, pour défaire l’impérialisme et empêcher ses guerres, les travailleurs doivent exiger le front unique de leurs organisations de masse sur les mots d’ordre : Solidarité du mouvement ouvrier international avec le peuple vénézuélien ! Défense de la propriété collective et des conquêtes sociales à Cuba !</p>
<p>Libération de Maduro ! Impérialistes, hors du Venezuela ! Retrait de toutes les forces militaires nord-américaines de la mer des Antilles, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud ! Fin des blocus de Cuba, du Venezuela, d’Iran ! Autodétermination du Groenland !</p>
<p>Front unique de toutes les organisations ouvrières, des paysans pauvres, étudiantes et jeunes du Venezuela pour contrer l’agression impérialiste ! Assemblées générales dans les entreprises, les administrations, les quartiers, les universités, les villages pour s’armer et désarmer les milices bolivariennes et l’armée, organiser le contrôle ouvrier et populaire sur l’économie, élire démocratiquement leurs délégués et se centraliser contre le gouvernement bourgeois et collaborationniste de Rodriguez ! Gouvernement ouvrier et paysan ! Pour les États socialistes unis d’Amérique latine !</p>
<p>Internationale ouvrière révolutionnaire qui rassemble l’avant-garde de tous les pays !</p>
<p><center>11 janvier 2026</center></p>
<p><center>Collectif révolution permanente (Argentine, Autriche, Espagne, France, Turquie)</center>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte aux militants et aux organisations révolutionnaires du monde sur la question argentine</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2025/12/02/lettre-ouverte-aux-militants-et-aux-organisations-revolutionnaires-du-monde-sur-la-question-argentine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 11:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Il faut dire aux masses l’amère vérité, clairement, sans ambages. (Vladimir Lénine, « Sur l’infantilisme de gauche », 5 mai 1918, Œuvres t. 27, Progrès, 1974, p. 345) En novembre... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2025/12/02/lettre-ouverte-aux-militants-et-aux-organisations-revolutionnaires-du-monde-sur-la-question-argentine/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id='corps_texte'>
<quote class="citations">Il faut dire aux masses l’amère vérité, clairement, sans ambages. (Vladimir Lénine, «<em> Sur l’infantilisme de gauche </em>», 5 mai 1918, Œuvres t. 27, Progrès, 1974, p. 345)</quote></p>
<p>En novembre 2023, Javier Milei est élu président au second tour avec 55,6 % des suffrages ; deux ans plus tard, son parti l’emporte aux élections législatives d’octobre 2025 avec presque 41 % des voix. Comment l’expliquer ? La classe ouvrière est, depuis presque un siècle, prisonnière d’un mouvement nationaliste bourgeois. Le moment est venu de l’en débarrasser !</p>
<h3>1941-1945, les partis réformistes facilitent l’ascension du bonapartiste Perón</h3>
<p>Depuis la 1<sup>re</sup> guerre mondiale, le PS joue tantôt une aile de la bourgeoisie, tantôt une autre. </p>
<p>Le PCA fait de même depuis le milieu des années 1930. En 1942, la direction de la CGT, le PS et le PCA condamnent les grèves et s’activent pour que l’Argentine entre en guerre aux côtés des États-Unis (alliés alors de l’URSS) alors que la majorité de la bourgeoisie et de l’état-major de l’armée jouent la carte de la neutralité. </p>
<p>En 1943, l’armée prend le pouvoir. En 1945, le PS et le PCA forment un bloc (Union démocratique) avec le parti bourgeois UCR contre le colonel Juan Perón qui l’emporte à la présidentielle. Le Parti justicialiste conquiert une base de masse et prend même le contrôle de la CGT [voir Tavernier &#038; Laurent (Chesnais), <em>Argentine, pour un bilan du péronisme</em>, septembre 1976].</p>
<h3>1951, le mouvement «<em> trotskyste </em>» victime de la maladie sénile du front uni antiimpérialiste</h3>
<p>La 4<sup>e</sup> Internationale avait été lancée en 1933 contre ce genre de trahisons des partis socialistes et communistes dégénérés, contre toute subordination à la bourgeoisie, y compris dans les pays dominés. </p>
<p><quote class="citations">Nous sommes perpétuellement en compétition avec le bourgeoisie nationale… Dans tous les cas affronte directement les impérialistes étrangers ou leurs agents fascistes, nous lui donnons notre plein soutien révolutionnaire, tout en conservant l’entière indépendance de notre organisation… à condition que notre organisation ne participe pas à l’APRA [Pérou], au GMD [Chine] ou au PRM [Mexique]. (Lev Trotsky, Discussion sur l’Amérique latine, 4 novembre 1938)</quote></p>
<p>Pourtant, après la seconde guerre mondiale, les partisans argentins de la 4<sup>e</sup> Internationale capitulent à leur tour devant une fraction «<em> nationale </em>», «<em> antiimpérialiste </em>» de leur bourgeoisie. Dans un premier temps, l’impulsion vient de la direction pabliste de la 4<sup>e</sup> Internationale (Pablo, Mandel, Frank, Maitan…) qui révise de 1949 à 1951 son programme, avec la caution du SWP américain, sous deux angles : redresser la bureaucratie stalinienne et entrer dans les mouvements nationalistes bourgeois en particulier en Amérique latine où il s’agit de rejoindre l’APRA au Pérou, le MNR de Bolivie, l’AD du Venezuela, le PTB au Brésil, «<em> les ouvriers péronistes </em>» en Argentine… (<em>Les Congrès de la 4<sup>e</sup> Internationale</em>, t. 4, La Brèche, 1989, p. 184-185, p. 288-289).</p>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3a6d0.jpg" /><figcaption><center><em>Palabra</em> <em>Obrera</em> (Parole ouvrière), 19 janvier 1961, de Moreno se présente comme «<em> organe du péronisme ouvrier révolutionnaire sous la discipline du général Péron </em>»</center></figcaption></figure>
<p>Puis, en retour, l’Amérique latine a elle-même fourni des chefs révisionnistes qui répandirent leur opportunisme et leur révisionnisme à l’échelle continentale voire mondiale : </p>
<ul>
<li>en Bolivie, Guillermo Lora (1922-2009)</li>
<li>en Argentine, Juan Posadas (1912-1981) et Nahuel Moreno (1924-1987). </li>
</ul>
<p>Le posadisme (le Bureau latino-américain de la «<em> 4<sup>e</sup> Internationale </em>» puis la «<em> 4<sup>e</sup> Internationale </em>» de Posadas) et le morénisme (le Secrétariat latino-américain du «<em> trotskysme orthodoxe </em>», puis la FB au sein de la «<em> 4<sup>e</sup> Internationale </em>» de Mandel, Hansen et Moreno, et pour finir la LIT «<em> 4<sup>e</sup> Internationale </em>» de Moreno) furent des caméléons, tour à tour maoïste, péroniste, castriste, socialiste&#8230; </p>
<p>Du PRT-PST-MAS argentin de feu Moreno sont issus le PTS, le MST, le NMAS, l’IS, le NPST, la COR, la DO, le PCO, etc. </p>
<p>Le POR bolivien de Lora influence en 1966 la naissance en Argentine du groupe la Politica Obrera (la PO de Jorge Altamira) qui s’oppose positivement aux procastristes du PRT-PST de Moreno (alors membres de la «<em> 4<sup>e</sup> Internationale </em>» pabliste de Mandel et Hansen). La Politica Obrera (POa) se lie, dans les années 1970, comme son mentor le POR de Lora, à l’OCI lambertiste française, qui mélangeait orthodoxie formelle et réformisme pratique. Dans les années 1980, le Partido Obrero (le PO, nouveau nom de la POa) sombre, plus rien ne le distingue de l’opportunisme moréniste. Telle est l’origine du PO, de la POa, du POR argentins actuels. </p>
<p>Un héritage empoisonné des révisionnistes est le rétablissement d’une étape démocratique de la révolution (d’où le recours au mot d’ordre d’assemblée constituante même dans des pays de démocratie bourgeoise, où il devient totalement réactionnaire). Un autre est l’incapacité à distinguer le mouvement ouvrier du nationalisme bourgeois. </p>
<p><quote class="citations">Nous reconstruirons l’unité du mouvement ouvrier… Nous socialistes reconnaissons que le soutien généralisé et organique à Perón a donné forme, pendant des années, à l’unité politique des travailleurs contre les gorilles [réactionnaires partisans des coups d’État contre Perón, son PJ et ses gouvernements]. La crise du péronisme a entrainé la disparition de cette unité des travailleurs… C’est pourquoi le MAS appelle les travailleurs, les militants et les dirigeants ouvriers du péronisme… à établir l’unité politique de notre classe en créant le grand Parti des travailleurs. (MAS, Programa, juillet 1985, p. 25)</quote></p>
<p>Le centrisme est incapable d’analyser concrètement la situation concrète. Il cherche à justifier ses errements et ses revirements au fil des évènements. Cela va de la variante sophistiquée qui remplace Moreno par Gramsci (PTS) jusqu’au tiers-mondisme hystérique d’un gourou manipulateur (DO), en passant par la dispute de l’héritage de Moreno qui a pris tant de positions diverses et opposées qu’on a que l’embarras du choix pour justifier son propre opportunisme ou fustiger celui des rivaux (NMAS, IS, MST…). </p>
<p>La plupart des chefs opportunistes inventent, pour camoufler aux yeux de leur base leur réformisme pratique avec une phraséologie révolutionnaire, un monde imaginaire où la crise économique mondiale s’approfondit depuis… 1929. </p>
<p><quote class="citations">Des crises permanentes, ça n’existe pas. (Karl Marx, Théories sur la plus-value, 1861-1863)</quote></p>
<p>Dans ce radicalisme de façade, toute crise politique est «<em> sans précédent </em>» et «<em> sans issue </em>». Pour la plupart des organisations à prétention «<em> trotskyste </em>», la Chine est toujours un État ouvrier, les islamistes mènent des révolutions, Trump et Milei n’ont aucune base populaire… Les problèmes à résoudre pour le prolétariat disparaissent par la magie du verbe. </p>
<p><quote class="citations">Des révolutionnaires s’efforcent parfois de démontrer que cette crise est absolument sans issue. C’est une erreur. Il n’existe pas de situation absolument sans issue… Il faut «<em> démontrer </em>» maintenant, par l’action pratique des partis révolutionnaires, qu’ils possèdent suffisamment de conscience, d’organisation, de liens avec les masses exploitées, d’esprit de décision et de savoir‑faire pour exploiter cette crise au profit d’une révolution victorieuse. (Vladimir Lénine, Rapport sur la situation internationale et les tâches fondamentales de l’Internationale communiste, 19 juillet 1920)</quote></p>
<p>Sauf le PRS-PCO, aucune organisation n’a tiré les leçons de l’expérience de 2001-2002. Mais il est resté à mi-chemin en rompant avec le Collectif révolution permanente.</p>
<h3>2001 une crise révolutionnaire laissée sans programme </h3>
<p>En 2001, une crise économique se transformant en crise révolutionnaire a ébranlé le capitalisme argentin. Aucune solution révolutionnaire n’a émergé. Les partis réformistes (PS, PCA, PCR…) et prétendument «<em> trotskystes </em>» (PTS, PO…) sont restés dans le cadre du populisme («<em> Qu’ils s’en aillent tous </em>» et casserolades) et de l’État bourgeois (mot d’ordre d’assemblée constituante baptisée pour la circonstance «<em> révolutionnaire </em>»).</p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3b557.jpg" /><figcaption><center>Décembre 2021, dans un pays de démocratie bourgeoise, le PTS et le PO ont pour axe l’assemblée constituante </center></figcaption></figure>
<p>Comme les péronistes bourgeois, le PCA poststalinien, les maoïstes, les guévaristes et les bakouninistes, plusieurs organisations «<em> trotskystes </em>» ont depuis la crise révolutionnaire de 2001 leur propre organisation de «<em> piqueteros </em>» qui est financée par l’État bourgeois et qui redistribue l’aide sociale à ses membres. </p>
<p>Autre conséquence de la crise révolutionnaire de 2001, le PO et le PTS, les deux principales organisations issues de la dégénérescence de la 4<sup>e</sup> Internationale, se renforcent et obtiennent de bons résultats électoraux. À cause des contraintes juridiques introduites par l’État, elles constituent en 2011 un front électoral, le Front de la gauche (sic) et des travailleurs (FIT) qui comporte aujourd’hui le PTS, le PO, le MST et l’IS. </p>
<p>Loin de résoudre la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat, ces partis se divisent en permanence sur des questions secondaires. Aucun n’est de type du Parti bolchevik de 1907-1921. Sur l’essentiel, le PTS, le PO, le MST et l’IS partagent avec les partis traitres issu de la sociale-démocratie (PS) ou du stalinisme (PCA, PCR) le légalisme, le pacifisme, le parlementarisme et le suivisme envers un secteur de la bourgeoisie présenté comme «<em> un moindre mal </em>». </em></p>
<p>Tout cela implique l&rsquo;acceptation des lois du capitalisme dans leur ensemble. C’est pourquoi, dans un pays où la sous-nutrition et la malnutrition chroniques chez les enfants existent depuis des décennies –bien qu’il soit l’un des plus grands exportateurs mondiaux de céréales et de viande– le FIT ne remet en question la propriété privée des grands domaines agricoles, ni n’envisage le désarmement des propriétaires fonciers et des forces de police répressives qui les défendent. Mais ceci, combiné au monopole du commerce extérieur, permettrait aux travailleurs de contrôler la production, les prix et la distribution des produits alimentaires de base en fonction des besoins sociaux.</p>
<p>Les communistes sont le parti de l’armement du prolétariat et des paysans pauvres, le parti de l’insurrection quand le moment est venu. </p>
<p>Le FIT, dont toutes les composantes se réclament frauduleusement du fondateur de l’Armée rouge, refuse de se prononcer pour l’autodéfense. Le NMAS ne fait pas mieux.</p>
<p>Malgré plus d’un million de voix, des manifestations et des meetings de milliers de personnes, on cherche en vain la tendance syndicale du FIT-U contre les bureaucraties corrompues. </p>
<h3>2002, la remise en selle du péronisme</h3>
<p>Le Partido Justicialista Nacional de la República Argentina (Parti justicialiste, PJ), principal parti traditionnel de la bourgeoisie, qui a hérité d’une base populaire depuis l’accession au pouvoir en 1944 d’un bonaparte issu de l’armée, Perón, réussit à reprendre les rênes, en s’appuyant sur la bureaucratie syndicale, en émiettant et en intégrant le puissant mouvement de chômeurs (piqueteros) qui avait surgi. </p>
<p>Les gouvernements successifs de Duhalde (coalition PJ-UCR) et des Kirchner (coalitions autour du PJ), en raison de leurs étroits liens de subordination économique et politique avec les pays impérialistes, ils ne veulent ni ne peuvent sortir le pays de la dépendance économique, ce qui n’est possible que par la mobilisation du prolétariat et l’extension continentale de la révolution. Comme la plupart des pays d’Amérique latine, l’Argentine s’enfonce dans la spécialisation dans l’exportation minière, énergétique et agricole. Le seul changement est que la Chine commence à y prendre pied au détriment des États-Unis, avec la complaisance des gouvernements péronistes</p>
<p>Quand une nouvelle crise économique frappe en 2023 (le PIB baisse de 1,6 % en 2023 et de 1,7 % en 2024), accompagnée d’une inflation galopante (l’indice des prix augmente de 135,4 % en 2023 et de 219 % en 2024), l’élection présidentielle rebat les cartes, mais pour une solution bourgeoise qui s’inscrit dans la vague réactionnaire mondiale. Il n’y a pas de projet socialiste porté par un parti ouvrier du type du Parti bolchevik pour tracer une alternative au capitalisme et au péronisme discrédité.</p>
<h3>2022, l’attentat contre Kirchner dévoile l’opportunisme du PTS et du PO</h3>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3be2d.jpg" /><figcaption><center><a href="https://www.eldiarioar.com/politica/ausencias-legisladores-portenos-repudiaron-asesinato-vicepresidenta_1_9287650.html">https://www.eldiarioar.com/politica/ausencias-legisladores-portenos-repudiaron-asesinato-vicepresidenta_1_9287650.html</a></center></figcaption></figure>
<p>Face à l’attentat en 2022 d’un désaxé contre Kirchner (alors vice-présidente), les députés FIT-U du parlement de la province de Buenos Aires (des dirigeants nationaux du PTS et le principal dirigeant du PO, Solano) votent la motion des partis bourgeois péronistes. </p>
<p>Cette abjection est camouflée par RP, l’organisation sœur du PTS qui scissionne au même moment du NPA en expliquant que les Gilets jaunes marquent le début d’une «<em> nouvelle période </em>», évidemment de montée des luttes.</p>
<h3>2023, le candidat «<em> anticaste </em>» l’emporte</h3>
<p>Un démagogue bourgeois resté jusque-là en marge du jeu des grands partis bourgeois, Javier Milei, se présente comme candidat de LLA (son parti «<em> libertarien </em>». Milei est un économiste de l’aile la plus réactionnaire de la «<em> science économique </em>» bourgeoisie (les néoclassiques de l’école de Menger et Hayek) qui prône même l’abolition des banques centrales pour laisser libre cours à la concurrence des monnaies privées des banques privées.</p>
<p>En guise de liberté, Milei veut élargir celle du capital à exploiter, escroquer, empoisonner, polluer&#8230; Il veut restreindre celles des exploités. Milei et LLA sont opposés aux libertés démocratiques, nostalgiques de la dictature militaire. Le démagogue fait campagne contre «<em> la caste </em>» des gouvernements antérieurs (des Kirchner et de Macri). </p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3c298.jpg" /></p>
<p> <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3c4a7.jpg" /><figcaption><center>Face à l’appareil répressif, cœur de l’État bourgeois, le FIT-U supplie que la police n’ait «<em> pas la gâchette facile </em>»<br /><a href="https://www.laizquierdadiario.com/Plataforma-2023-conoce-todas-las-medidas-urgentes-de-Bregman-y-Del-Cano-para-estas-elecciones">https://www.laizquierdadiario.com/Plataforma-2023-conoce-todas-las-medidas-urgentes-de-Bregman-y-Del-Cano-para-estas-elecciones</a></center></figcaption></figure>
<p>En 2023, au premier tour de l’élection présidentielle, la candidate du FIT-U (Bregman, PTS) n’a rien à dire sur le remplacement de l’armée de métier par l’armement du peuple (qui faisait partie du programme minimum de tous les partis soutenus par Marx et Engels à la fin du 19<sup>e</sup> siècle), ni sur la destruction de l’État bourgeois (une partie décisive du programme de l’Internationale communiste), ni sur l’autodéfense des masses contre la police et les bandes fascistes (qui constitue l’axe du programme transitoire de la 4<sup>e</sup> Internationale). </p>
<p><quote class="citations">Les réformistes inculquent systématiquement aux travailleurs l’idée que la sacrosainte démocratie est assurée au mieux lorsque la bourgeoisie est armée jusqu’aux dents et les travailleurs désarmés. (L’Agonie du capitalisme et les tâches de la 4<sup>e</sup> Internationale, 1938)</quote></p>
<p>Par contre, la candidate du FIT-U revendique une assemblée constituante (qui n’avait de sens, pour la 4<sup>e</sup> Internationale que dans des pays comme l’Inde et la Chine des années 1930 et qui vient de montrer sa nocivité dans les pays où il y a déjà des élections comme la Tunisie ou le Chili).</p>
<p>Le second tour de la présidentielle oppose deux candidats bourgeois (Milei de LLA et Massa du PJ). Ni le NMAS, ni le FIT-U ne se prononcent pour le boycott. Le PO appelle à un vote en blanc. Le PTS appelle à «<em> ne pas voter pour Milei </em>», «<em> sans cautionner Massa </em>». L’IS, le MST et NMAS appellent à «<em> voter contre Milei </em>», donc pour Massa.</p>
<p>Milei est largement élu au second tour en novembre 2023 malgré le soutien ouvert du mouvement ouvrier (directions confédérales, PS, PCR, PCE, IS) au candidat bourgeois concurrent (PJ).</p>
<h3>2024, attaques étatiques contre les masses, soutien au génocide sioniste, ouverture au capital étranger </h3>
<p>Une fois au pouvoir avec la Pro et l’UCR (qui avaient pourtant fait partie de «<em> la caste </em>»), Milei réprime systématiquement les manifestations. Il s’en prend aux travailleurs immigrés. Il entreprend de démanteler les concessions sociales arrachées lors les montées révolutionnaires précédentes. </p>
<p>En octobre 2024, le gouvernement met en place un régime d’incitation aux grands investissements (RIGI).</p>
<p>Le gouvernement restreint le droit à la contraception et à l’avortement. Milei appuie sans réserve le génocide israélien à Gaza.</p>
<p>Les bureaucraties syndicales de la CGT et des CTA, comme partout, ont décrété quelques journées d’action et, comme souvent, ont dévié le mécontentement vers la pression sur le parlement, où les partis bourgeois dominent largement, ou sur l’attente du retour d’un gouvernement péroniste issu de futures élections. À chaque fois, leurs diversions ont bénéficié de la complicité des partis réformistes (PSA, PCA, PCR) ou semi-réformiste (FIT-U, etc.).</p>
<p>Des grèves ont eu lieu mais elles sont restées éclatées, sans pouvoir remettre en cause le pouvoir exécutif. Les grèves diminuent en 2024 et en 2025 : en juin 2025, le nombre de grévistes avait baissé en un an de 34 % et le nombre de journées de grève de 28 % (selon le ministère du capital humain, 1 juillet).</p>
<h3>2024, le FIT et le NMAS sont aspirés par le péronisme</h3>
<p>Toutes ces organisations soutiennent en 2024 les cessations de travail limitées décrétées par la bureaucratie syndicale de la CGT et des CTA (qu’elles font passer, comme les bureaucrates péronistes eux-mêmes, pour une «<em> grève générale </em>»), au lieu de se battre pour la véritable grève générale jusqu’au retrait des attaques de Milei (coupes budgétaires, décret de nécessité d’urgence DNU, loi Omnibus…). </p>
<p><quote class="citations">Il s’agit d’organiser par en bas, en impulsant des assemblées dans les lieux de travail pour imposer à la CGT et aux CTA l’appel à une grève nationale active de 36 heures. (PTS, 22 mai 2025)</quote></p>
<p><quote class="citations">Exiger de la CGT une grève de 36 heures et un plan de lutte national. (IS, 11 septembre 2025)</quote></p>
<p><quote class="citations">L’exigence d’une grève de 36 heures et d’un plan de lutte. (PO, 1 octobre 2025)</quote></p>
<p>En quoi consiste le «<em> plan de lutte </em>» confié aux bureaucrates ? En tout cas, une grève bornée à l’avance à 36 heures n’a pas grand-chose à voir avec ce que Luxemburg appelait «<em> grève de masse </em>» et Trotsky «<em> grève générale </em>».</p>
<p><quote class="citations">La grève générale est la réponse du prolétariat qui ne veut pas et ne peut pas accepter que la banqueroute du capitalisme… C’est en cela que consiste l’importance fondamentale de la grève générale : elle pose nettement la question du pouvoir. La véritable victoire de la grève générale ne peut se réaliser qu’au moyen de la prise du pouvoir par le prolétariat et l’instauration de sa dictature. (Lev Trotsky, Préface à l’édition française de Où va l’Angleterre ?, 6 mai 1926)</quote></p>
<p><quote class="citations">Ce ne sont pas des grèves corporatives, ce ne sont même pas des grèves. C’est la grève. C’est le rassemblement au grand jour des opprimés contre les oppresseurs, c’est le début classique de la révolution. (Lev Trotsky, La Révolution française a commencé, juin 1936) </quote></p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3d264.jpg" /><figcaption><center>https://www.parlamentario.com/2025/04/11/con-nuevos-interbloques-fueron-designados-los-integrantes-de-la-comision-investigadora-del-caso-libra/</center></figcaption></figure>
<p>Le 11 avril, sous prétexte d’enquêter sur Milei, des députés du FIT-U (dont le principal dirigeant du PTS, Castillo) font un bloc avec des éléments de la coalition péroniste à la Chambre des députés. Cela est soigneusement dissimulé aux travailleuses et aux travailleurs français par RP. </p>
<p>Le 10 juin, la Cour suprême confirme les jugements de 2022 (quand Milei n’était que député) et de 2024 contre Kirchner (dite «<em> CFK </em>») : condamnation à 6 ans de prison et interdiction de toute candidature. </p>
<p>Les opportunistes assimilent l’affaire à la persécution d’une organisation ouvrière par un État bourgeois. Pourtant, ce n’est pas une nouvelle affaire Dreyfus. D’ailleurs, aucun ne met en cause les lois qui interdisent le vol des fonds publics par des dirigeants politiques, ni les faits établis par le tribunal, c’est-à-dire l’enrichissement personnel de Kirchner et de sa famille durant 12 ans sur le dos du peuple argentin. </p>
<p><quote class="citations">Nous avons là deux grandes bandes de politiciens spéculateurs, qui se relaient pour prendre possession du pouvoir d’État et l’exploitent avec les moyens les plus corrompus et pour les fins les plus éhontées. (Friedrich Engels, Introduction à La guerre civile en France, 1891)</quote></p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3d576.jpg" /><figcaption><center></center></figcaption></figure>
<p>La justice accepte que Kirchner reste à son domicile. Pour le NMAS, cette concession ne suffit pas. Les lois ne doivent pas s’appliquer au PJ. Il presse le parti bourgeois corrompude passer outre le jugement.</p>
<p><quote class="citations">Le rejet de l’interdiction devait s&rsquo;accompagner de l’exigence que le péronisme et CFK refusent de se plier à l’interdiction, slogan que le Nouveau MAS a seul défendu, au sein de la gauche. (Izquierda Web, 26 juin 2025)</quote></p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3d916.jpg" /><figcaption><center>10 juin 2025, siège du PJ, les dirigeants du PTS (à droite de la photo : Cristian Castillo, Nicolás del Caño, Myriam Bregman…) et du MST (à gauche de la photo : Alejandro Bodart, Celeste Fierro…) apportent leur soutien au parti bourgeois<br />https://www.minutouno.com/politica/dirigentes-izquierda-se-movilizaron-al-pj-apoyo-cristina-kirchner-el-fallo-la-corte-suprema-n6155283</center></figcaption></figure>
<p>Le MST et le PTS envoient une délégation commune le 10 juin au siège du PJ. Les chefs du PTS se rendent même chez elle le 12 pour lui apporter leur réconfort. </p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3ddc9.jpg" /></p>
<p> <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3ded7.jpg" /></p>
<p> <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3e085.jpg" /><figcaption><center>18 juin, Buenos-Aires, Plaza de Mayo, le NMAS, le PO et le PTS manifestent à l’appel du PJ</center></figcaption></figure>
<p>Le 18 juin, le PTS, le PO et le NMAS manifestent à Buenos Aires avec le parti bourgeois de Kirchner pour protester contre le jugement qui l’empêche d’être candidate. </p>
<p>Ces ralliements honteux à un parti bourgeois sont soigneusement cachés par le PCdL en Italie, la RIO en Allemagne, par LI et la CTR en Espagne, par RP et SoB en France, qui camouflent aussi que leurs homologues étatsuniens sont immergés dans l’aile de la social-démocratie américaine (Sanders, Ocasio-Cortez, Mamdani…) qui tente de ranimer le Parti démocrate. </p>
<h3>Le résultat des élections législatives et sénatoriales du 26 octobre</h3>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3e3ca.jpg" /><figcaption><center>Wikipédia, consulté le 31 octobre</center></figcaption></figure>
<p>Le parlement reste à 99 % aux mains des divers partis bourgeois. Le président et ses listes LLA (intégrant cette fois-ci la Pro) bénéficient d’une amélioration de la conjoncture économique (5,2 % de croissance attendue en 2025, ralentissement de l’inflation qui s’établirait à 36,6 %). Le gouvernement est conforté par la consultation électorale de mi-mandat pour renouveler la moitié des députés et le tiers des sénateurs. </p>
<p>Le PJ est aussi déstabilisé que le Parti démocrate aux États-Unis ou LR post-gaullistes en France. LLA obtient près de 41 % des voix aux législatives, soit 7 % de plus que la coalition bourgeoise FP dirigée par le PJ péroniste ; 42 % aux sénatoriales, soit presque 4,3 % de plus que la FP. Ainsi, le parti présidentiel obtient 55 sièges supplémentaires à la Chambre des députés (passant à 93) et 13 sénateurs de plus (passant à 19). Avec ses alliés de la Proposition républicaine (Pro) et de l’Union civique radicale (UCR), il peut désormais compter sur 110 députés (sur un total de 257) et 28 sénateurs (sur 72).</p>
<p>Le PS et le PCR maoïste ont appelé à voter pour le bloc électoral FP bourgeois dirigé par le PJ péroniste. Le PCA a présenté quelques candidats et ailleurs à voter FP. </p>
<p>Lors des précédentes élections, le FIT-U annonçait ses candidatures lors d’une conférence de presse et présentait un programme (de contenu quasi-réformiste). Cette fois-ci, le FIT-U a fait campagne sans se doter du moindre programme national. Il obtient 3,9 % des suffrages exprimés aux législatives et 2,7 % aux sénatoriales, il a perdu un siège de député. </p>
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 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3e671.jpg" /></p>
<p> <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;min-width:80%;" src="/images/69386ffa3e9e5.jpg" /><figcaption><center>Nuevo MAS https://izquierdaweb.com/manifiesto-anticapitalista-para-la-argentina/</center></figcaption></figure>
<p>Deux autres organisations opportunistes (la POa, le NMAS) ont aussi présenté quelques candidats sur une ligne convergente avec le FIT, combinant pacifisme à la Gandhi et illusions parlementaristes à la Boric.</p>
<p><quote class="citations">Assez de policiers dans les mobilisations. Quand il n’y a pas de police, il n’y a pas de répression, pas de blessés, pas d’emprisonnées ni d’emprisonnés. Défense inconditionnelle du droit de protester socialement et des droits de l’homme… Assemblée constituante souveraine pour proposer une Argentine anticapitaliste. (NMAS, Un manifeste anticapitaliste pour l’Argentine, 17 septembre 2025)</quote></p>
<p>La candidate du NMAS dans la province de Buenos-Aires n’a obtenu que 0,56 % des voix tandis que les deux candidats du FIT-U totalisaient 5,04 %.</p>
<p>Bien que le vote soit formellement obligatoire, un tiers des inscrits n’a voté ni pour les partis bourgeois (LLA, FP, PU, IF…), ni pour la coalition «<em> trotskyste </em>» FIT-U, c’est le taux d&rsquo;abstention le plus élevé depuis 1983. Cela montre le détachement conjoncturel d&rsquo;une fraction importante des masses vis-à-vis des partis bourgeois et des élections. Mais cela n’a rien, en soi, de radical ou de progressiste.</p>
<h3>Avant tout, un programme, une stratégie, un parti !</h3>
<p>Assez de blocs purement électoralistes ! Assez de formules creuses («<em> la gauche </em>», «<em> plan de lutte </em>», «<em> assemblée constituante souveraine </em>») ! Assez de capitulation devant le péronisme ! En Argentine comme aux États-Unis, il faut saisir l’occasion de se démarquer du parti bourgeois pourri qui s’est discrédité, qui a servi de tremplin aux populistes réactionnaires. Il faut lancer le mot d’ordre de rupture des syndicats et des organisations d’opprimés, afin de former un parti ouvrier de masse sur un programme de lutte de classe. </p>
<p>Renforcé momentanément par les résultats des élections et par un soutien financier d&rsquo;urgence très important reçu de Trump, le gouvernement Milei va essayer de redoubler les coups contre la classe ouvrière.</p>
<p>En même temps, l’État impérialiste américain veut reprendre le contrôle colonial de Cuba qui s&rsquo;oriente déjà vers le rétablissement complet du capitalisme sous l&rsquo;égide de son propre gouvernement et soumettre toute l’Amérique (actuellement, il menace militairement le Venezuela, le Mexique et la Colombie, et fait pression sur le Canada pour le faire rentrer dans les EU et le Danemark pour s’emparer du Groenland) pour se renforcer et préparer la confrontation avec l’État impérialiste chinois.</p>
<p>Il est urgent que les militants révolutionnaires des organisations du trotskysme édulcoré, du post-maoïsme néo-réformiste, du guévarisme sans guérilla paysanne… rompent avec l’opportunisme et le sectarisme, avec le pacifisme et la subordination au péronisme bourgeois, qu’ils s’engagent dans la construction d’un parti de type bolchevik sur les lieux de travail et d’études, dans les quartiers populaires et les campagnes, contre les bureaucrates péronistes des syndicats, des organisations de femmes et d’étudiants. Ce parti ne peut émerger que dans le cadre d’une nouvelle internationale communiste.</p>
<p><quote class="citations">L’internationale n’a ni ne peut avoir place dans aucun des fronts populaires. Elle s’oppose irréductiblement à tous les groupements politiques liés à la bourgeoisie. Sa tâche, c’est de renverser la domination du capital. Son but, c’est le socialisme. Sa méthode, c’est la révolution prolétarienne. (QI, L’Agonie du capitalisme et les tâches de la 4<sup>e</sup> Internationale, septembre 1938)</quote></p>
<p><center>2 décembre 2025</center>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le plan Trump : l’impérialisme américain aide les sionistes à écraser les Palestiniennes et les Palestiniens</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2025/10/04/le-plan-trump-limperialisme-americain-aide-les-sionistes-a-ecraser-les-palestiniennes-et-les-palestiniens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 10:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 29 septembre 2025, en présence du premier ministre israélien Nétanyahou, le président américain Donald Trump a présenté un « plan de paix » en 20 points visant à «... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2025/10/04/le-plan-trump-limperialisme-americain-aide-les-sionistes-a-ecraser-les-palestiniennes-et-les-palestiniens/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id='corps_texte'>
Le 29 septembre 2025, en présence du premier ministre israélien Nétanyahou, le président américain Donald Trump a présenté un «<em> plan de paix </em>» en 20 points visant à «<em> mettre fin à la guerre à Gaza </em>». Nétanyahou l’a approuvé publiquement. </p>
<p>Dans une rare unanimité, aux côtés des fans jurés de l’idéologie MAGA, même des médias et des gouvernements capitalistes habituellement critiques envers Trump ont applaudi. Les partis réformistes (travaillistes, sociaux-démocrates ou «<em> communistes </em>»), les partis bourgeois libéraux (au sens de démocrates) ou écologistes se disent prudemment optimistes, parlent de «<em> brèche ouverte </em>», de «<em> voix pour la paix </em>», «<em> un premier pas </em>»&#8230; Ils concèdent au président américain, qui veut transformer les villes des États-Unis en terrain d’entrainement pour l’armée, le titre d’ange de la paix de l’année.</p>
<p>Mais le plan Trump n’est pas une solution de paix. Il constitue la tentative de :</p>
<ul>
<li>écraser la résistance palestinienne,</li>
<li>placer la question nationale sous un contrôle inter-impérialiste,</li>
<li>transformer la bande de Gaza en un laboratoire de zones économiques spéciales capitalistes,</li>
<li>stabiliser la domination coloniale d’Israël.</li>
</ul>
<p>Il s’inscrit dans la continuité directe des faux «<em> plans de paix </em>» précédents (partition de l’ONU de 1948, accords d’Oslo de 1993, feuille de route de l’ONU de 2003, plan Kushner-Trump<em> </em>de 2020,<strong> </strong>plan Biden de 2024…), qui poursuivaient un seul objectif : la reconnaissance de la colonisation de la Palestine et le refus du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.</p>
<h3>Conflit religieux ?</h3>
<p>La colonisation de la Palestine depuis la fin du 19<sup>e</sup> siècle par la bourgeoisie sioniste avec l’aide des grandes puissances a fait apparaitre une question nationale : les Palestiniens (qu’ils soient musulmans ou chrétiens) sont chassés de leurs terres et opprimés par l’État colon (dont les fondateurs étaient notoirement athées) ou d’autres vassaux de l’impérialisme (Jordanie, Syrie, Liban, etc.) Trump prétend qu’il ne s’agit que d’un malentendu religieux : «<em> un processus de dialogue interreligieux sera établi </em>» (point 10).</p>
<h3>Chantage à l’aide</h3>
<p>L’aide humanitaire, la libération de prisonniers, la reconstruction des infrastructures (points 2, 5, 7, 8) ne sont pas présentées comme des droits, mais comme des faveurs octroyées sous condition de capitulation politique. La catastrophe humanitaire à Gaza, créée par Israël lui-même par le blocus et les bombardements, est ainsi utilisée comme levier pour prendre la population en otage.</p>
<h3>Démilitarisation… unilatérale </h3>
<p>Les points centraux tournent autour du désarmement des organisations de résistance palestiniennes (points 1, 6, 13, 16, 17). Cela signifie institutionnaliser la privation de droits de la nation opprimée. Sans armes et sans organisations, le peuple palestinien resterait soumis à un ordre coercitif israélien et aux puissances impérialistes occidentales.</p>
<p>Les termes «<em> déradicalisé et libéré du terrorisme </em>» (point 1), «<em> terroristes </em>» (point 13), «<em> démilitarisation </em>» (point 16), «<em> zones libérées du terrorisme </em>» (point 17) assimilent la lutte de libération nationale légitime au terrorisme. Ainsi, toute résistance est criminalisée, tandis que le terrorisme d’un État surarmé, la violence coloniale du sionisme sont définie comme «<em> sécurité </em>» (point 16).</p>
<h3>Administration de transition</h3>
<p>La nomination d’un «<em> comité palestinien technocratique, apolitique </em>» non par les Palestiniens eux-mêmes mais par «<em> le Conseil de la paix dirigé et présidé par Donald Trump </em>» (point 9) n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle du peuple palestinien. </p>
<h3>Riviera ou maquiladora ?</h3>
<p>Le «<em> plan de développement économique de Trump </em>» pour des «<em> villes modernes florissantes </em>» et l’établissement d’une «<em> zone économique spéciale </em>» (points 10, 11) montrent qu’il ne s’agit pas d’autodétermination nationale, mais de l’intégration de la bande de Gaza dans l’ordre mondial impérialiste, une <em>pax americana</em>, en tant que site de main-d’œuvre bon marché. </p>
<h3>Deux forces d’occupation</h3>
<p>L’occupation militaire demeure, mais elle passe en partie d’Israël (pour qui elle est couteuse) à une «<em> force internationale de stabilisation </em>» (point 15) qui serait de facto une force d’occupation de supplétifs arabes ou autres, pas américains mais sous commandement américain. L’armée sioniste garde les mains libres par le droit d’une «<em> présence dans un périmètre de sécurité </em>» (point 15)<em>.</em></p>
<h3>Le mythe des deux États</h3>
<p>Ce n’est que si la bande de Gaza est pacifiée, désarmée, favorable aux investisseurs capitalistes, et que si l’Autorité palestinienne est «<em> réformée </em>» que <em>« les conditions pourraient être réunies pour ouvrir une</em> <em>voie crédible pour l’autodétermination et la création d’un État palestinien »</em> pourrait être envisagée (points 19, 20). Le conditionnel du verbe <em>(«<em> pourraient </em>»)</em> montre que c’est une politique classique de promesses trompeuses : l’État palestinien reste une promesse éternelle, dépendante de l’unanimité des puissances impérialistes et de l’approbation d’Israël, donc jamais réalisées.</p>
<h3>Nature du plan</h3>
<p>Le plan dans son ensemble n’est pas un plan de paix mais un dictat impérialiste. Il ne mène pas à la libération nationale du peuple palestinien, mais à sa soumission durable aux intérêts d’Israël et des États-Unis. Le fait que Trump lui-même et des figures comme Tony Blair apparaissent comme superviseurs d’une administration du Conseil de la paix dévoile son caractère néocolonial : la bande de Gaza est traitée comme un protectorat, et non comme une partie d’un État palestinien souverain.</p>
<h3>Le Hamas accepte le cadre fixé par Trump</h3>
<p>Malgré tout, Nétanyahou va avoir du mal à faire accepter le plan aux partis racistes et fascistes de sa coalition gouvernementale.</p>
<p>Depuis deux ans, le Hamas ne cessait de crier victoire malgré les souffrances inouies infligées aux Gazaouis et son propre recul : assassinat par Israël de ses dirigeants sur place et à l’étranger, abandon par le Hezbollah du Liban et les régimes islamistes de Syrie et d’Iran, réduction à une guérilla sporadique à Gaza… Sa direction, sous la pression du Qatar qui le finance, ne peut s’opposer frontalement à Trump. Le 3 octobre, il a envoyé un signal positif aux États médiateurs (Égypte, Qatar, Turquie).</p>
<p><quote class="citations">Le Hamas s’est dit prêt vendredi à des négociations immédiates en vue de la libération des otages israéliens retenus à Gaza et de la fin de la guerre, dans le cadre du plan proposé par Donald Trump. (L’Orient-Le Jour, 3 octobre)</quote></p>
<p>Suite à la réponse positive du Hamas, Trump s’est réjoui («<em> C’est un grand jour </em>» ) dans une vidéo envoyée aussitôt depuis Washington et demande à Israël de cesser les bombardements de Gaza, ce qu’il n’a pas fait à cette date.</p>
<h3>Défendre le peuple opprimé</h3>
<p>Le mouvement ouvrier international et ses organisations, partis et syndicats, doivent rejeter résolument ce plan néocolonial. À l’ordre du jour, figurent les revendications suivantes :</p>
<ul>
<li>Fin immédiate et inconditionnelle du blocus de Gaza, ouverture de tous les points de passage.</li>
<li>Retrait immédiat de l’armée israélienne de Gaza, de Cisjordanie, du Liban et de Syrie. </li>
<li>Campagne internationale de tous les syndicats pour interdire la livraison d’armes ou de pétrole à Israël. Comme en Espagne et en Italie, manifestation masse avec blocage du matériel militaire destiné à l’armée sioniste dans les ports, aéroports et sur les routes.</li>
<li>Libération de tous les prisonniers palestiniens des prisons israéliennes et internationales, de tous les militants soutenant la cause palestinienne dont ceux de la flottille internationale</li>
<li>Plein droit au retour pour tous les Palestiniens expulsés et réfugiés, de 1948 à aujourd’hui.</li>
<li>Pour le droit à l’autodétermination du peuple palestinien : le peuple palestinien doit pouvoir décider librement de son avenir politique, sans «<em> « force internationale de stabilisation </em>» ou toute «<em> troupes d’interposition </em>» de l’ONU, sans<em> </em>Conseil de la paix présidé par Trump. </li>
<li>Aucun désarmement de la résistance, mais le droit à l’autodéfense contre l’oppression coloniale.</li>
<li>Condamnation des gouvernements arabes qui, par la normalisation avec Israël et la collaboration avec les États-Unis, trahissent la lutte de libération, de l’Égypte à l’Arabie saoudite.</li>
<li>Pas de zones économiques spéciales et de projets capitalistes de pillage. Les ressources de toute la Palestine (Gaza incluse) appartiennent au peuple palestinien et à tous les travailleurs qui y vivent !</li>
<li>Organisation indépendante des travailleurs palestiniens contre les directions bourgeoises palestiniennes (Hamas, Fatah, Djihad…).</li>
<li>Front unique ouvrier en Israël et dans tout le Levant : actions communes des classes opprimées et exploitées contre le sionisme, l’impérialisme et les monarchies et dictatures arabes.</li>
<li>Expropriation des grands groupes et capitaux (en Israël, et dans la région) qui profitent de la guerre, de l’armement et des projets de construction.</li>
<li>Pour une Palestine unifiée, démocratique, multilingue et socialiste –du Jourdain à la Méditerranée– avec des droits égaux pour tous.</li>
<li>Pour les États socialistes unis du Proche-Orient, seule voie pour lier durablement l’autodétermination palestinienne à la mobilisation des masses arabes, turques, kurdes, perses, juives… et au renversement de l’impérialisme mondial.</li>
</ul>
<p><center>4 octobre 2025<br />
Collectif révolution permanente</center>
</div>
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