{"id":289,"date":"2013-04-28T12:00:49","date_gmt":"2013-04-28T12:00:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/?p=289"},"modified":"2017-05-04T12:10:37","modified_gmt":"2017-05-04T10:10:37","slug":"plateforme-du-groupe-marxiste-internationaliste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/2013\/04\/28\/plateforme-du-groupe-marxiste-internationaliste\/","title":{"rendered":"Plateforme du Groupe marxiste internationaliste"},"content":{"rendered":"<h3>Pour en finir avec le capitalisme,<br \/>\npour le communisme<br \/>\nplateforme du Groupe marxiste internationaliste<br \/>\nadopt\u00e9e par sa 1e conf\u00e9rence<br \/>\nParis, 27 &amp; 28 avril 2013<\/h3>\n<p>La conf\u00e9rence d\u2019avril 2013 des militants du comit\u00e9 CCI(T) et du GB, au terme d\u2019une ann\u00e9e de rapprochement et de travail en commun en France\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>\u00a0protocole (avril 2012), assembl\u00e9e commune (septembre 2012), r\u00e9union mensuelle d\u2019une direction provisoire commune, publication d\u2019un bulletin int\u00e9rieur commun, articles communs dans les bulletins CPFC et RS<\/li>\n<li>\u00a0positions sur le \u00ab\u00a0sommet social\u00a0\u00bb (janvier 2012), sur l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle (mai 2012), sur les \u00e9lections l\u00e9gislatives (mai 2012), l\u2019automobile (septembre 2012), le \u00ab\u00a0pacte social\u00a0\u00bb (novembre 2012), la sid\u00e9rurgie (d\u00e9cembre 2012), l\u2019immigration (d\u00e9cembre 2012), mariage homosexuel (d\u00e9cembre 2012, janvier 2013), l\u2019accord de flexibilit\u00e9 (janvier 2013), l\u2019enseignement primaire et secondaire (janvier, f\u00e9vrier 2013), l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et la recherche (f\u00e9vrier 2013)<\/li>\n<\/ul>\n<p>et internationalement avec le Collectif r\u00e9volution permanente\u00a0: <\/p>\n<ul>\n<li>sur la r\u00e9volution au Maghreb (avril 2012, f\u00e9vrier 2013) <\/li>\n<li>sur les gr\u00e8ves en Afrique du Sud (ao\u00fbt 2012) <\/li>\n<li>sur les \u00e9lections au Venezuela (octobre 2012)<\/li>\n<li>sur l\u2019intervention isra\u00e9lienne \u00e0 Gaza (novembre 2012) <\/li>\n<li>sur l\u2019intervention de notre imp\u00e9rialisme au Mali (janvier 2013) <\/li>\n<\/ul>\n<p>d\u00e9cide de constituer le Groupe marxiste internationaliste sur les bases suivantes.<\/p>\n<p><b><u>Notre but est le communisme<\/u><\/b><\/p>\n<p>Notre but est le communisme, c\u2019est-\u00e0-dire un mode de production sans classe sociale et sans in\u00e9galit\u00e9, sans \u00c9tat et sans fronti\u00e8re, articulant un haut niveau de forces productives, gr\u00e2ce \u00e0 la science et \u00e0 la technique, avec l\u2019organisation de la production et de la vie sociale par tous les \u00eatres humains, int\u00e9grant le souci de l\u2019environnement de l\u2019esp\u00e8ce humaine comme garantie de son avenir. L\u2019abondance mat\u00e9rielle, la contribution de chacune et de chacun \u00e0 la production en fonction de ses capacit\u00e9s, le temps lib\u00e9r\u00e9 pour la vie collective et personnelle, la planification consciente sont les conditions de l\u2019\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle et de l\u2019\u00e9panouissement des individus. <\/p>\n<p><b><u>Le capitalisme jette les bases du communisme<\/u><\/b><\/p>\n<p>Le capitalisme est un mode de production qui a eu pour m\u00e9rite historique de cr\u00e9er les conditions de son propre d\u00e9passement en direction du mode de production communiste. D\u2019une part, par l\u2019industrie moderne et l\u2019application de la science \u00e0 la production, la mise en relation de toutes les soci\u00e9t\u00e9s autrefois isol\u00e9es par le march\u00e9 mondial, l\u2019am\u00e9lioration des moyens de transport et de communication et le brassage migratoire; d\u2019autre part, par la destruction des rapports sociaux pr\u00e9-capitalistes, la sape involontaire du patriarcat, l\u2019engendrement d\u2019une classe sociale mondiale potentiellement r\u00e9volutionnaire en d\u00e9pit du f\u00e9tichisme et de l\u2019ali\u00e9nation dont sont victimes toutes les classes dans le capitalisme, en d\u00e9pit de la domination \u00e9conomique, politique et id\u00e9ologique par la bourgeoisie dont sont victimes toutes les autres classes et particuli\u00e8rement le prol\u00e9tariat moderne.<br \/>\nN\u00e9anmoins, le capitalisme, m\u00eame \u00e0 sa p\u00e9riode progressiste, quand la bourgeoisie ascendante se heurte aux anciennes classes dominantes, \u00e0 la monarchie et \u00e0 la religion, reste une soci\u00e9t\u00e9 de classes, reposant sur l\u2019exploitation, le pillage du monde, sur l\u2019appauvrissement et la pr\u00e9carisation des producteurs, l\u2019oppression des nations minoritaires et l\u2019asservissement des peuples vaincus, la soumission des femmes et des jeunes\u2026<br \/>\nAvec le mode de production capitaliste, apparaissent d\u00e9j\u00e0 des crises \u00e9conomiques d\u2019un nouveau type, qui sont caract\u00e9ris\u00e9es non par la sous-production (de valeurs d\u2019usage), mais par la surproduction (de valeurs d\u2019\u00e9change). Les facteurs de crise sont la th\u00e9saurisation, la disproportion des diff\u00e9rents produits, l\u2019insuffisance des d\u00e9bouch\u00e9s, la sp\u00e9culation, la suraccumulation de capital, la hausse de la composition organique du capital\u2026 Certaines crises \u00e9conomiques restent cantonn\u00e9es \u00e0 un pays ou plusieurs pays, mais les plus graves prennent une dimension mondiale. La cause imm\u00e9diate qui la d\u00e9clenche est variable, mais l\u2019accumulation du capital et le taux de profit jouent un r\u00f4le central dans leur d\u00e9clenchement comme dans leur r\u00e9sorption.<\/p>\n<p><b><u>L\u2019impasse du capitalisme au stade imp\u00e9rialiste<\/u><\/b><\/p>\n<p>Depuis plus d\u2019un si\u00e8cle, le r\u00f4le progressiste du mode de production capitaliste est achev\u00e9, comme l\u2019ont analys\u00e9 \u00e0 ce moment-l\u00e0 Luxemburg (1911), Boukharine (1915), L\u00e9nine (1916)\u2026 Les modes de production pr\u00e9capitalistes ont \u00e9t\u00e9 disloqu\u00e9s dans le monde entier. Si les formes archa\u00efques de propri\u00e9t\u00e9, d\u2019exploitation et de r\u00e9partition sont loin d\u2019avoir disparues, elles ont perdu leur coh\u00e9rence car toutes les formations sociales sont d\u00e9sormais soumises \u00e0 la domination mondiale des rapports capitalistes de production.<br \/>\nD\u00e9sormais, les entreprises atteignent une taille telle qu\u2019elles entretiennent des liens directs et intenses avec leur \u00c9tat bourgeois et qu\u2019elles peuvent s\u2019entendre entre elles pour partager les march\u00e9s. Elles deviennent \u00ab\u00a0multinationales\u00a0\u00bb en ce sens qu\u2019elles exploitent les travailleurs de plusieurs pays et vendent au-del\u00e0 de leur pays d\u2019origine, voire de leur continent d\u2019origine (c\u2019est le cas de la fraction h\u00e9g\u00e9monique de la bourgeoisie fran\u00e7aise symbolis\u00e9e par le CAC 40 de la Bourse de Paris). Les grandes entreprises capitalistes prennent une dimension financi\u00e8re m\u00eame quand elles sont d\u2019origine industrielle ou commerciale (soci\u00e9t\u00e9s par actions, cotation en bourse, constitution de groupes et gestion d\u2019un ensemble d\u2019entreprises, placement de la tr\u00e9sorerie, sp\u00e9culation, liens durables avec des banques et des compagnies d\u2019assurances, fondation au sein des groupes industriels et commerciaux de filiales bancaires et de soci\u00e9t\u00e9s de cr\u00e9dit, etc.). Quand le capitalisme entre dans la phase imp\u00e9rialiste, il prend des traits parasitaires et rentiers.<br \/>\nLa d\u00e9cadence du capitalisme provient d\u2019une contradiction grandissante entre les forces productives et les rapports de production capitalistes. Survivant gr\u00e2ce aux trahisons des bureaucraties ouvri\u00e8res, le capitalisme poursuit sa tendance \u00e0 l\u2019internationalisation et \u00e0 la socialisation de l\u2019\u00e9conomie de mani\u00e8re in\u00e9gale, incompl\u00e8te, difforme et r\u00e9versible\u00a0: domination de la plupart des activit\u00e9s \u00e9conomiques par de gigantesques groupes capitalistes transnationaux, prise en charge de la formation et reproduction de la force de travail par l\u2019\u00c9tat (ou des organismes de s\u00e9curit\u00e9 sociale \u00e0 son initiative et sous son contr\u00f4le), accords r\u00e9gionaux entre \u00c9tats (UE, ALENA, MERCOSUR, ASEAN\u2026), constitution d\u2019organisations inter\u00e9tatiques \u00e0 vocation mondiale (FMI, BM, OMC, BRI\u2026). <\/p>\n<p><b><u>Le capitalisme d\u00e9cadent entrave le d\u00e9veloppement des forces productives<\/u><\/b><\/p>\n<p>Le capitalisme de l\u2019\u00e9poque imp\u00e9rialiste manifeste son caract\u00e8re r\u00e9actionnaire par la r\u00e9gression politique et id\u00e9ologique de la bourgeoisie\u00a0: multiplication des \u00c9tats nationaux alors qu\u2019elle fut capable d\u2019unifier l\u2019Allemagne, l\u2019Italie ou les \u00c9tats-Unis, cl\u00e9ricalisme et obscurantisme alors qu\u2019elle mena la lutte pour la science et contre la religion, restriction des libert\u00e9s d\u00e9mocratiques alors qu\u2019elle lutta au nom du gouvernement du peuple contre la monarchie absolue.<br \/>\nLe capitalisme en d\u00e9clin entrave les forces productives par la subordination au profit, par le maintien de l\u2019\u00c9tat national (particuli\u00e8rement r\u00e9trograde dans un continent \u00e9miett\u00e9 comme l\u2019Europe o\u00f9 les fronti\u00e8res se sont multipli\u00e9es \u00e0 la fin du 20e si\u00e8cle), par les op\u00e9rations de maintien de l\u2019ordre imp\u00e9rialiste (avec ou sans l\u2019aval de l\u2019ONU, dont bon nombre avec la participation de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise), par les rivalit\u00e9s entre les puissances imp\u00e9rialistes (dont font partie d\u00e9sormais la Russie et la Chine) qui ont aliment\u00e9 les \u00ab\u00a0conflits ethniques\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0religieux\u00a0\u00bb les plus barbares en Afrique, en Europe (\u00e9clatement de la Yougoslavie) et au Proche-Orient. La survie du capitalisme entra\u00eene le gaspillage des forces productives par la mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart permanente d\u2019une partie significative de la population, la publicit\u00e9, l\u2019hypertrophie des appareils de surveillance, de r\u00e9pression et d\u2019incarc\u00e9ration, le militarisme, les guerres, les crises \u00e9conomiques, la pollution, le r\u00e9chauffement climatique, la d\u00e9sertification, l\u2019appauvrissement de la biodiversit\u00e9\u2026<\/p>\n<p><b><u>La destruction p\u00e9riodique des forces productives est la condition des p\u00e9riodes d\u2019accumulation du capital<\/u><\/b><\/p>\n<p>Plus encore qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque du capitalisme ascendant, les crises \u00e9conomiques et les conflits entre les bourgeoisies dominantes tendent \u00e0 prendre un caract\u00e8re mondial. Mais la crise historique du mode de production capitaliste ne signifie pas qu\u2019aucun pays ne puisse se d\u00e9velopper, ni que la croissance \u00e9conomique soit impossible. Par la destruction de capital sous toutes les formes (capital argent, capital constant, capital variable, capital marchandise), les grandes crises \u00e9conomiques mondiales (1873, 1929, 1973, 2008\u2026) et les guerres imp\u00e9rialistes (1914, 1939\u2026) repartagent le monde entre les principales bourgeoisies et cr\u00e9ent les conditions des phases de croissance mondiale. Tant qu\u2019il n\u2019aura pas \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9, l\u2019humanit\u00e9 payera un prix de plus en plus exorbitant \u00e0 la survie du capitalisme.<br \/>\nLa crise de 1929 n\u2019a \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9e que par les d\u00e9faites du prol\u00e9tariat (en Chine, en URSS, en Allemagne, en Espagne\u2026), l\u2019\u00e9conomie d\u2019armement et la pr\u00e9paration de la guerre par l\u2019Allemagne sous Hitler, le Japon sous Hirohito et les \u00c9tats-Unis sous Roosevelt, les destructions colossales dues \u00e0 la guerre (en Europe et en Asie), puis, apr\u00e8s la guerre, l\u2019\u00e9conomie d\u2019armement et la \u00ab\u00a0guerre froide\u00a0\u00bb des \u00c9tats-Unis contre l\u2019\u00c9tat ouvrier et la r\u00e9volution en Asie ou en Am\u00e9rique latine.<br \/>\nLa p\u00e9riode d\u2019accumulation qui a accompagn\u00e9 l\u2019h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaine d\u2019apr\u00e8s-guerre et son sauvetage, avec l\u2019aide de la bureaucratie du Kremlin, du capitalisme en Europe occidentale et au Japon, a permis l\u2019am\u00e9lioration du niveau de vie de la classe ouvri\u00e8re dans les centres imp\u00e9rialistes, car elle a repos\u00e9 sur le m\u00e9canisme de la plus-value relative (l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 du travail) et l\u2019exploitation des pays domin\u00e9s. Ces gains ont pu servir pour l\u00e9gitimer le r\u00e9formisme des partis et des syndicats corrompus par la bourgeoisie imp\u00e9rialiste (sous forme de \u00ab\u00a0r\u00eave am\u00e9ricain\u00a0\u00bb ou plus prosa\u00efquement de \u00ab\u00a0grain \u00e0 moudre\u00a0\u00bb).<br \/>\nCependant, les concessions aux prol\u00e9tariats des pays imp\u00e9rialistes pour contenir la r\u00e9volution et assurer la reproduction des rapports d\u2019exploitation, la survie de l\u2019URSS gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efsme de son prol\u00e9tariat, l\u2019expropriation du capital en Europe centrale, en Chine, au Vietnam et \u00e0 Cuba, la renaissance des imp\u00e9rialismes allemand et japonais, la dislocation du syst\u00e8me mon\u00e9taire international fond\u00e9 sur le dollar, l&rsquo;\u00e9norme accumulation de capitaux et la baisse du taux de profit ont abouti \u00e0 la crise \u00e9conomique mondiale de 1973. Celle-ci n\u2019a \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9e que par des attaques victorieuses contre la classe ouvri\u00e8re dans les pays imp\u00e9rialistes (par exemple, en France, c\u2019est le gouvernement d\u2019Union de la gauche -comprenant le PS et le PCF- qui a fait remonter le taux de profit \u00e0 partir de 1982) et la d\u00e9faite gigantesque des producteurs des \u00c9tats ouvriers d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s (avec la restauration du capitalisme en Allemagne de l\u2019est en 1989, dans les pays d\u2019Europe centrale, en Russie en 1991, en Chine en 1992\u2026 sous la pression de la bourgeoisie mondiale conduite par l\u2019imp\u00e9rialisme am\u00e9ricain).<br \/>\nLa crise de 2008 n\u2019a \u00e9t\u00e9 surmont\u00e9e que par de nouveaux reculs inflig\u00e9s aux prol\u00e9tariats du Japon, d\u2019Europe occidentale et des \u00c9tats-Unis, par le sauvetage national, pays par pays, des groupes de la finance et de l\u2019automobile par les m\u00eames gouvernements bourgeois (et les m\u00eames banques centrales) qui invoquaient auparavant le lib\u00e9ralisme pour justifier les privatisations, le d\u00e9mant\u00e8lement des services publics, par la baisse du salaire indirect voire du salaire direct.<br \/>\nSi, d\u00e8s 2010, le PIB mondial a remont\u00e9 et si l\u2019intervention publique a emp\u00each\u00e9 l\u2019effondrement du syst\u00e8me financier et a limit\u00e9 la r\u00e9cession mondiale, la destruction du capital a \u00e9t\u00e9 insuffisante pour assurer un redressement net du taux de profit. En outre, l&#8217;emprise de la finance et le parasitisme n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 jugul\u00e9s mais d\u00e9multipli\u00e9s par les pr\u00eats gouvernementaux aux banques et les politiques mon\u00e9taires \u00ab\u00a0accommodantes\u00a0\u00bb des banques centrales, ce qui jouera un r\u00f4le dans la prochaine crise mondiale. D\u00e9j\u00e0, les d\u00e9ficits et les dettes publiques causent l\u2019affaissement de l\u2019Union europ\u00e9enne, le maillon faible des puissances capitalistes, \u00e0 cause de la contradiction entre d\u2019une part ses accords d\u2019unification partielle (march\u00e9 unique, euro, m\u00e9canisme europ\u00e9en de stabilit\u00e9\u2026) et d\u2019autre part la rivalit\u00e9 persistante entre les vieux \u00c9tats nationaux, particuli\u00e8rement entre l\u2019Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (concurrence fiscale, diplomaties contradictoires, interventions militaires ind\u00e9pendantes voire oppos\u00e9es\u2026). <\/p>\n<p><b><u>La soumission des prol\u00e9taires au patriotisme les voue \u00e0 la surexploitation et \u00e0 la guerre<\/u><\/b><\/p>\n<p>Les directions actuelles de la classe ouvri\u00e8re ont toutes en commun de vouloir subordonner les exploit\u00e9s \u00e0 leurs exploiteurs, quitte \u00e0 se diviser sur la fraction de la bourgeoisie qu\u2019elles courtisent. En France, bien que tous les r\u00e9formistes d\u00e9fendent la \u00ab\u00a0citoyennet\u00e9\u00a0\u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire la collaboration de classe), \u00ab\u00a0la nation\u00a0\u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire leur bourgeoisie) et \u00ab\u00a0la R\u00e9publique\u00a0\u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00c9tat bourgeois), le PS mise sur la fraction du capital fran\u00e7ais le plus mondialis\u00e9 et europ\u00e9en, tandis que le PCF et le PdG d\u00e9fendent plut\u00f4t celle du capital la moins concentr\u00e9e et la plus nationale.<br \/>\nOr, le prol\u00e9tariat n\u2019a pas \u00e0 choisir entre les diff\u00e9rentes fractions de la bourgeoisie nationale, ni entre les diff\u00e9rentes bourgeoisies nationales, ni entre \u00ab\u00a0keyn\u00e9sianisme\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0n\u00e9o-lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb. Aucun changement de forme de l\u2019\u00c9tat bourgeois (comme une \u00ab\u00a06e R\u00e9publique\u00a0\u00bb en France ou le \u00ab\u00a0bolivarisme\u00a0\u00bb au Venezuela), aucune \u00ab\u00a0politique \u00e9conomique\u00a0\u00bb dans le cadre du capitalisme, pas plus l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire que la relance inflationniste, n\u2019am\u00e9liore le sort des salari\u00e9s.<br \/>\nLa soumission des producteurs \u00e0 leurs exploiteurs, l\u2019acceptation de la comp\u00e9tition avec les entreprises concurrentes et les autres pays, au moyen du \u00ab\u00a0dumping fiscal\u00a0\u00bb, de la \u00ab\u00a0guerre des monnaies\u00a0\u00bb, de la restrictions de l\u2019immigration, de la course sans fin \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9 nationale, du protectionnisme r\u00e9trograde (qu\u2019il soit \u00e0 l\u2019\u00e9chelle continentale comme le pr\u00e9conise par le PS ou qu\u2019il soit \u00e0 l\u2019\u00e9chelle fran\u00e7aise comme le pr\u00e9conisent le PCF et le PdG) ne sauraient rajeunir le capitalisme et emp\u00eacher les crises \u00e9conomiques. Plus que jamais, en temps de crise, les sociaux-tra\u00eetres aident les capitalistes et divisent les travailleurs. Ainsi, toute \u00ab\u00a0politique de l\u2019immigration\u00a0\u00bb, toute \u00ab\u00a0politique \u00e9conomique\u00a0\u00bb exige des sacrifices de la part des travailleurs, elle divise leurs rangs. La \u00ab\u00a0guerre \u00e9conomique\u00a0\u00bb est le pr\u00e9lude de la guerre tout court. <\/p>\n<p><b><u>La classe ouvri\u00e8re est la seule classe r\u00e9volutionnaire<\/u><\/b><\/p>\n<p>Il n\u2019y aura pas de crise finale qui emportera le capitalisme sans intervention consciente de l\u2019humanit\u00e9. Seule la r\u00e9volution socialiste peut mettre fin \u00e0 l\u2019imp\u00e9rialisme.<br \/>\nLa classe ouvri\u00e8re est le produit du mode de production capitaliste. Contrairement \u00e0 ce qu\u2019affirment les partis r\u00e9formistes pour justifier leur opportunisme, elle ne s\u2019est pas r\u00e9duite spectaculairement. La classe ouvri\u00e8re ne se borne pas aux ouvriers de l\u2019industrie manufacturi\u00e8re\u00a0: elle est compos\u00e9e de tous les travailleurs salari\u00e9s dont la force de travail est achet\u00e9e par du capital, ind\u00e9pendamment de leur qualification, de l\u2019objet du travail (mat\u00e9riel ou non) et de la sp\u00e9cialisation du capital qui l\u2019emploie (industrie, commerce, finance\u2026). La classe ouvri\u00e8re cro\u00eet num\u00e9riquement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale avec l\u2019accumulation mondiale du capital, m\u00eame si son extension s\u2019accompagne, \u00e0 cause de la hausse de la composition organique du capital, d\u2019une arm\u00e9e de r\u00e9serve mondiale consid\u00e9rable et, \u00e0 cause de la concentration et de la centralisation du capital, du d\u00e9veloppement d\u2019une nouvelle petite bourgeoisie (salari\u00e9e) qui sert \u00e0 l\u2019encadrement hi\u00e9rarchique des prol\u00e9taires dans l\u2019entreprise capitaliste et dans la fonction publique.<br \/>\nLa classe ouvri\u00e8re est le seul fossoyeur possible du mode de production capitaliste, comme l\u2019ont annonc\u00e9 d\u00e8s 1838 le mouvement chartiste en Grande-Bretagne et la r\u00e9volution de 1848, puis la Commune de 1871 en France, comme l\u2019a confirm\u00e9 la r\u00e9volution russe en octobre 1917. En effet, la bourgeoisie avait d\u00e9j\u00e0 renonc\u00e9 \u00e0 la r\u00e9volution d\u00e9mocratique en 1848 en Allemagne, s\u2019\u00e9tait r\u00e9v\u00e9l\u00e9e incapable d\u2019\u00e9manciper les Noirs au sud des \u00c9tats-Unis en 1865 et avait failli dans la r\u00e9volution russe de 1905. Plus encore, quand le capitalisme entre en d\u00e9clin, la bourgeoisie devient pleinement r\u00e9actionnaire.<br \/>\nD\u00e9sormais, la seule classe r\u00e9volutionnaire est la classe ouvri\u00e8re et non les paysans, les d\u00e9class\u00e9s, les \u00e9tudiants ou les cadres. D\u2019une part, le prol\u00e9tariat est la seule classe sociale vraiment mondiale au moment o\u00f9 l\u2019\u00c9tat national devient un frein au d\u00e9veloppement des forces productives. Il a, seul, la capacit\u00e9 de renverser le capitalisme et de construire le socialisme par son nombre, sa place centrale dans la production, sa concentration dans des groupes capitalistes gigantesques, son opposition frontale au capital qui l\u2019exploite. Les autres classes ou couches sociales ne peuvent jouer durablement un r\u00f4le ind\u00e9pendant, elles doivent, en derni\u00e8re analyse, se rallier \u00e0 l\u2019une des deux classes fondamentales des formations sociales contemporaines\u00a0: soit la bourgeoisie, soit le prol\u00e9tariat. C\u2019est pourquoi le parti r\u00e9volutionnaire n\u2019est pas le \u00ab\u00a0parti des luttes\u00a0\u00bb, un mille-feuilles d\u2019anticapitalisme, d\u2019\u00e9cologisme, de f\u00e9minisme\u2026 <\/p>\n<p><b><u>Notre strat\u00e9gie est la r\u00e9volution permanente<\/u><\/b><\/p>\n<p>La r\u00e9volution permanente (syst\u00e9matis\u00e9e par Trotsky en 1928) est la strat\u00e9gie qui correspond \u00e0 la phase imp\u00e9rialiste. Elle part de la lutte des classes mondiale. Elle abandonne le \u00ab\u00a0front unique anti-imp\u00e9rialiste\u00a0\u00bb car elle \u00e9tablit que la r\u00e9volution, m\u00eame dans les pays qui n\u2019ont pas connu de r\u00e9volution d\u00e9mocratique, doit \u00eatre dirig\u00e9e par la classe ouvri\u00e8re en alliance avec la paysannerie laborieuse, les \u00e9tudiants des villes\u2026 Elle ne peut reposer en aucun cas sur la bourgeoisie nationale, pas plus sa fraction cl\u00e9ricale la plus r\u00e9actionnaire que sa fraction pr\u00e9tendument d\u00e9mocratique. Il s\u2019ensuit qu\u2019il ne peut \u00eatre question de soutenir \u00e9lectoralement des partis comme l\u2019ANC en Afrique du Sud.<br \/>\nLa r\u00e9alisation des t\u00e2ches d\u00e9mocratiques dans les pays arri\u00e9r\u00e9s requiert une direction prol\u00e9tarienne qui ne pourra se borner aux t\u00e2ches d\u00e9mocratiques mais rev\u00eatira un aspect socialiste par la mise en cause de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. \u00c0 plus forte raison, il ne saurait y avoir d\u2019alliance avec la bourgeoisie dans les pays imp\u00e9rialistes, m\u00eame si certaines t\u00e2ches d\u00e9mocratiques n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 accomplies par la bourgeoisie ou ont \u00e9t\u00e9 annul\u00e9es par le fascisme ou la dictature militaire.<br \/>\nLe mot d\u2019ordre d\u2019Assembl\u00e9e constituante peut certes rencontrer un large \u00e9cho quand les masses qui ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de tous les droits d\u00e9mocratiques, \u00e9lectoraux ou d\u2019organisation, jettent \u00e0 bas la dictature et cherchent par quoi la remplacer. Mais le mouvement vers l\u2019Assembl\u00e9e constituante, qui est avant tout initi\u00e9 par les fractions bourgeoises, petites bourgeoises et les appareils contre-r\u00e9volutionnaires cherchant \u00e0 reconstruire l\u2019\u00c9tat bourgeois disloqu\u00e9, ne peut \u00eatre utilis\u00e9 tactiquement par le parti r\u00e9volutionnaire que pour d\u00e9fendre ouvertement la ligne des conseils ouvriers, de la prise du pouvoir et du gouvernement ouvrier. Sinon, l\u2019Assembl\u00e9e constituante se transforme in\u00e9vitablement, comme en Italie et en France en 1944, comme en Tunisie en 2011 et en Libye en 2012, en un instrument pour emp\u00eacher l\u2019apparition de soviets et pour reconstruire l\u2019\u00c9tat bourgeois.<br \/>\nS\u2019il faut r\u00e9sumer notre programme, c\u2019est la dictature du prol\u00e9tariat.<\/p>\n<p><b><u>Toute revendication transitoire m\u00e8ne \u00e0 une conclusion, la conqu\u00eate du pouvoir<\/u><\/b><\/p>\n<p>Les sociaux-patriotes (en France, le PS, le PdG, le PCF, les directions de FO, de la CGT, de l\u2019UNSA, de la FSU\u2026), en d\u00e9fendant \u00ab\u00a0l\u2019int\u00e9r\u00eat national\u00a0\u00bb et en pr\u00e9sentant l\u2019\u00c9tat comme un arbitre au-dessus des classes, d\u00e9sarment le prol\u00e9tariat face aux restructurations des groupes capitalistes (qui n\u2019ont rien de sp\u00e9cifiquement boursier), ce qui les conduit fatalement \u00e0 accepter de n\u00e9gocier la flexibilit\u00e9 pour les uns et les licenciements pour les autres.<br \/>\nLa lutte pour le communisme n\u00e9cessite d\u2019avancer des revendications transitoires reliant les luttes quotidiennes \u00e0 la r\u00e9volution socialiste. Ces mots d\u2019ordre doivent donc poser la question du contr\u00f4le ouvrier sur la production, de l\u2019expropriation des grands capitalistes sans indemnit\u00e9 ni rachat, du gouvernement des travailleurs. Dans notre perspective, la lutte pour l\u2019emploi, pour le logement, pour la sant\u00e9, pour la formation, contre la r\u00e9pression de l\u2019\u00c9tat bourgeois et des bandes patronales et fascistes qui lui sont li\u00e9es, passe par l\u2019auto-organisation des travailleurs, des jeunes sur les lieux de travail, de formation et de vie. Les soviets ou conseils recourront aux m\u00e9thodes de la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne\u00a0: gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, piquets de gr\u00e8ve, contr\u00f4le ouvrier et populaire sur la production et la r\u00e9partition, d\u00e9sarmement de la contre-r\u00e9volution, manifestations de masse, insurrection\u2026 pour instaurer le pouvoir des travailleurs sous la direction du parti ouvrier r\u00e9volutionnaire.<br \/>\nMais les mots d\u2019ordre d\u00e9mocratiques et m\u00eame les mots d\u2019ordre transitoires deviennent une mystification r\u00e9formiste s\u2019ils sont pr\u00e9sent\u00e9s, comme le font ouvertement LO, le NPA et le POI en France, comme possibles dans le cadre du capitalisme.<br \/>\nEn cons\u00e9quence de la strat\u00e9gie de la r\u00e9volution permanente, les communistes s\u2019opposent \u00e0 tout gouvernement bourgeois, f\u00fbt-il compos\u00e9 uniquement de partis ouvriers bourgeois, et \u00e0 la collaboration de classes, en particulier sous la forme du front populaire qui, quel que soit le nom qu\u2019il prend, est toujours un bloc politique des partis ouvriers avec la bourgeoisie sur le terrain des rapports d\u2019exploitation et de l\u2019\u00c9tat bourgeois. \u00c0 la collaboration de classe, au gouvernement bourgeois, nous opposons la perspective d\u2019un gouvernement ouvrier, comme appellation populaire de la dictature du prol\u00e9tariat.<br \/>\nEn France, l\u2019OCI et le PCI ont r\u00e9vis\u00e9 le programme au nom de \u00ab\u00a0l\u2019ind\u00e9pendance des syndicats\u00a0\u00bb transform\u00e9e par Lambert en ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis des partis politiques, du \u00ab\u00a0front unique\u00a0\u00bb transform\u00e9 par Lambert en strat\u00e9gie, du \u00ab\u00a0gouvernement ouvrier\u00a0\u00bb transform\u00e9 par Lambert en gouvernement des partis ouvriers bourgeois.<br \/>\nLe gouvernement ouvrier n\u2019est en aucun cas un gouvernement de sociaux-tra\u00eetres \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00c9tat bourgeois La tactique du front unique ouvrier et l\u2019adresse aux partis ouvriers bourgeois\u00a0: \u00ab\u00a0rompez avec la bourgeoisie, prenez le pouvoir\u00a0\u00bb ne sont pas parlementaires, elles ne d\u00e9coulent pas d\u2019une majorit\u00e9 dans une assembl\u00e9e bourgeoise. Le front unique s\u2019adresse aux organisations de masse des travailleurs pour lutter contre les capitalistes, leur \u00c9tat, leurs bandes arm\u00e9es, m\u00eame si c\u2019est, au d\u00e9part, de mani\u00e8re d\u00e9fensive ou pour des revendications d\u00e9mocratiques ou \u00e9conomiques \u00e9l\u00e9mentaires. La lutte de classe men\u00e9e sous la forme du front unique d\u00e9bouche, en pratique, vers la lutte r\u00e9volutionnaire et l\u2019affaiblissement des bureaucraties qui ne peuvent l\u2019assumer jusqu\u2019au bout. La forme supr\u00eame du front unique ouvrier est donc le conseil, le soviet.<br \/>\nCette tactique est toujours subordonn\u00e9e \u00e0 la r\u00e9volution socialiste qui n\u00e9cessite le renversement violent de l\u2019ordre existant sous la direction du parti ouvrier r\u00e9volutionnaire. <\/p>\n<p><b><u>Pour la destruction de l\u2019\u00c9tat bourgeois, pour la dictature du prol\u00e9tariat<\/u><\/b><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque du capitalisme en d\u00e9clin et de l\u2019hypertrophie de l\u2019appareil r\u00e9pressif de l\u2019\u00c9tat bourgeois, la transition au socialisme ne peut s\u2019ouvrir que par la prise du pouvoir par le prol\u00e9tariat, par l\u2019armement du peuple, par l\u2019insurrection, par la destruction de l\u2019\u00c9tat bourgeois.<br \/>\nLes \u00e9lections ne peuvent d\u00e9faire la bourgeoisie. Les travailleurs ne peuvent se fier \u00e0 l\u2019\u00c9tat bourgeois (strat\u00e9gie trompeuse du PS, du PdG, du PCF), ils ne peuvent se contenter d\u2019effrayer la bourgeoisie pour am\u00e9liorer leur sort tout en restant exploit\u00e9s au sein du mode de production capitaliste (strat\u00e9gie illusoire de LO et du NPA qui n\u2019est qu\u2019une variante du r\u00e9formisme pr\u00e9c\u00e9dent). Ils doivent arracher le pouvoir \u00e0 la bourgeoisie (strat\u00e9gie de l\u2019Internationale communiste et de la 4e Internationale). Tant que la bourgeoisie conserve son \u00c9tat, elle conserve sa libert\u00e9 d&rsquo;agir, de comploter et de r\u00e9primer, elle limite la port\u00e9e des conqu\u00eates sociales, les d\u00e9tourne avant de les abolir une par une \u00e0 la premi\u00e8re occasion. En outre, si la bourgeoisie se sent menac\u00e9e, elle recourt \u00e0 des coups militaro-policiers comme en France en 1940 et en 1958, voire au fascisme.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, le prol\u00e9tariat ne saurait en appeler \u00e0 l\u2019\u00c9tat bourgeois contre les racistes et les fascistes. Dans le cadre du capitalisme en d\u00e9clin faire confiance \u00e0 l\u2019appareil r\u00e9pressif de l\u2019\u00c9tat bourgeois est une r\u00e9vision du programme r\u00e9volutionnaire et une trahison du prol\u00e9tariat qui s\u2019y heurte et s\u2019y heurtera plus encore s\u2019il tente de s\u2019\u00e9manciper. Or, LO a soutenu en 2001 les mouvements de policiers et de gendarmes dirig\u00e9s par le RPR (aujourd\u2019hui UMP) et le FN contre le gouvernement \u00e0 participation PCF et PS. Puis LO a appel\u00e9 en 2005 et 2008 \u00e0 renforcer la \u00ab\u00a0police de proximit\u00e9\u00a0\u00bb.<br \/>\nLes tribunaux, les diff\u00e9rentes polices, la gendarmerie, l\u2019arm\u00e9e et les services secrets garantissent les rapports capitalistes d\u2019exploitation, sont utilis\u00e9s quotidiennement contre les gr\u00e8ves, contre les manifestations de travailleurs et de jeunes (en France, le GIGN et le GIPN, constitu\u00e9s officiellement contre le grand banditisme, ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s contre des postiers et des marins en gr\u00e8ve), contre les peuples opprim\u00e9s dans les fronti\u00e8res actuelles (le GIGN a liquid\u00e9 des militants kanaks sur ordre de Mitterrand en 1985), contre les pays domin\u00e9s, contre l\u2019avant-garde ouvri\u00e8re organis\u00e9e.<br \/>\nEn r\u00e9alit\u00e9, la classe ouvri\u00e8re et ses alli\u00e9es ont la force de b\u00e2illonner les racistes et d\u2019\u00e9craser le fascisme dans l\u2019\u0153uf sur les lieux de travail et dans la rue. Les masses ont besoin de piquets de gr\u00e8ve, de milices ouvri\u00e8res, de gardes rouges pour se d\u00e9fendre et remporter l\u2019insurrection qui mettra \u00e0 bas l\u2019\u00c9tat bourgeois.<br \/>\n\u00c0 la 5e R\u00e9publique, nous opposons non une 6e R\u00e9publique bourgeoise, mais la R\u00e9publique ouvri\u00e8re et socialiste sur le mod\u00e8le de la Commune de Paris de 1871 et du congr\u00e8s panrusse des soviets de 1917. La prise du pouvoir instaure l\u2019\u00c9tat \u00e0 bon march\u00e9, o\u00f9 chaque \u00e9lu ou \u00e9lue ne touche pas plus qu\u2019un ouvrier qualifi\u00e9. Le pouvoir des conseils est celui de l&rsquo;immense majorit\u00e9, o\u00f9 tout(e) \u00e9lu(e) sera r\u00e9vocable \u00e0 tout instant. L\u2019\u00c9tat ouvrier est ainsi un \u00c9tat qui commence \u00e0 d\u00e9p\u00e9rir. Si les conseils dirigent l\u2019\u00e9conomie et si la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne s\u2019\u00e9tend au reste du monde, la dictature du prol\u00e9tariat se dissout dans le mode de production socialiste-communiste. <\/p>\n<p><b><u>La scission du mouvement ouvrier par les \u00ab\u00a0r\u00e9formistes\u00a0\u00bb<\/u><\/b><\/p>\n<p>Pour qu\u2019il puisse accomplir ses t\u00e2ches historiques, alors qu\u2019il est une classe subalterne et exploit\u00e9e, le prol\u00e9tariat doit disposer de son parti. Le lien entre th\u00e9orie communiste et classe ouvri\u00e8re qui avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli par les efforts patients de la Ligue des communistes (1847-1852), de la fraction marxiste de l\u2019Association internationale des travailleurs (1864-1872), des partis \u00ab\u00a0collectivistes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0sociaux-d\u00e9mocrates\u00a0\u00bb de l\u2019Internationale ouvri\u00e8re (1889-1914), de la \u00ab\u00a0Gauche de Zimmerwald\u00a0\u00bb (1915-1919) et de l\u2019Internationale communiste (1919-1923) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nou\u00e9 par les bureaucraties syndicales, travaillistes, sociales-d\u00e9mocrates (au sens post-1914), staliniennes. Plus que jamais \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la d\u00e9cadence du capitalisme, le v\u00e9ritable parti ouvrier ne peut \u00eatre que communiste.<br \/>\nLe m\u00e9rite historique de la 2e Internationale (IO) est de fournir un cadre sous h\u00e9g\u00e9monie marxiste aux organisations de masse du prol\u00e9tariat, forg\u00e9es contre la bourgeoisie en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et en Oc\u00e9anie. Mais la p\u00e9riode de progr\u00e8s continuels du mouvement ouvrier a aussi son revers, la bureaucratisation du mouvement ouvrier sous la pression bourgeoise, dont la premi\u00e8re affirmation s\u2019est produite au sein m\u00eame du parti phare de l\u2019Internationale, le SPD allemand, sous la forme du \u00ab\u00a0r\u00e9visionnisme\u00a0\u00bb (1897) en lien avec l\u2019influence du Parti travailliste britannique dont le programme est ouvertement bourgeois\u00a0: le socialisme \u00e0 la Webb et \u00e0 la Bernstein est pacifiste, \u00e9lectoraliste et \u00e9tatiste.<br \/>\nLes \u00ab\u00a0partis ouvriers bourgeois\u00a0\u00bb au sens de L\u00e9nine (1916) se sont constitu\u00e9s dans tous les pays imp\u00e9rialistes, \u00e0 partir des conf\u00e9d\u00e9rations syndicales, des partis travaillistes, des partis sociaux-d\u00e9mocrates (officiellement marxistes) de la 2e Internationale. Ils refl\u00e8tent les aspirations d\u2019une aristocratie ouvri\u00e8re et surtout la mutation des appareils des organisations ouvri\u00e8res de masse en bureaucraties qui sont autant d\u2019agences politiques de la bourgeoisie au sein de la classe ouvri\u00e8re.<br \/>\nCette subordination \u00e0 la bourgeoisie, qui se manifeste avec \u00e9clat par le soutien \u00e0 la guerre imp\u00e9rialiste en 1914, voire par l\u2019entr\u00e9e dans les gouvernements \u00ab\u00a0d\u2019union sacr\u00e9e\u00a0\u00bb de bureaucrates syndicaux et de chefs sociaux-imp\u00e9rialistes (en France ceux de la CGT \u00ab\u00a0syndicaliste-r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb comme ceux de la SFIO, qu\u2019ils soient antimarxistes de toujours ou ren\u00e9gats du marxisme) conduit \u00e0 la scission irr\u00e9versible du mouvement ouvrier entre les internationalistes et les sociaux-patriotes, entre les r\u00e9volutionnaires et les tra\u00eetres.<br \/>\nLe \u00ab\u00a0centrisme\u00a0\u00bb est le courant politique qui pr\u00e9tend surmonter cette division\u00a0; en fait, tout en reprenant le vocabulaire de la r\u00e9volution, le centrisme soumet en pratique le prol\u00e9tariat au \u00ab\u00a0r\u00e9formisme\u00a0\u00bb, donc \u00e0 la classe dominante.<br \/>\nLe massacre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et la r\u00e9volution russe conf\u00e8rent dans le monde entier un \u00e9cho \u00e0 la r\u00e9volution socialiste mondiale et au programme communiste qu\u2019incarnent le Parti bolch\u00e9vik et l\u2019Internationale communiste fond\u00e9e en 1919. Malgr\u00e9 tout, la domination \u00e9conomique, id\u00e9ologique, politique de la bourgeoisie sur le prol\u00e9tariat ne disparait pas comme en t\u00e9moignent la survie des directions syndicales et des partis politiques sociaux-patriotes \u00e0 l\u2019issue de la premi\u00e8re guerre mondiale.<br \/>\nSous l\u2019impulsion de L\u00e9nine et de Trotsky, l\u2019Internationale communiste tient compte des \u00e9checs de la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne en Europe caus\u00e9s par l\u2019absence de parti communiste ou par son inexp\u00e9rience, de la stabilisation temporaire du capitalisme, de la reconstruction d\u2019une \u00ab\u00a02e Internationale\u00a0\u00bb. Elle exige des partis communistes le travail dans les syndicats de masse, la participation aux \u00e9lections, des tactiques de font unique en direction des directions r\u00e9formistes pour les d\u00e9maquer par l\u2019action et non seulement par la propagande.<\/p>\n<p><b><u>La d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de l\u2019URSS et le stalinisme<\/u><\/b><\/p>\n<p>Mais l\u2019isolement du pouvoir des soviets et les destructions op\u00e9r\u00e9es par la guerre interimp\u00e9rialiste, les interventions \u00e9trang\u00e8res, la guerre civile, le bas niveau \u00e9conomique et culturel du pays permettent la constitution d\u2019une bureaucratie de l\u2019\u00c9tat qui \u00e9chappe au contr\u00f4le du parti r\u00e9volutionnaire et \u00e0 celui du prol\u00e9tariat industriel. La d\u00e9faite de l\u2019Opposition de gauche du PCUS (1924) puis celle de l\u2019Opposition unifi\u00e9e (1927) ne sont pas une querelle d\u2019h\u00e9ritiers \u00e0 la mort de L\u00e9nine, mais une contre-r\u00e9volution politique qui, tout en pr\u00e9servant temporairement certains acquis d\u2019Octobre (propri\u00e9t\u00e9 collective des principaux moyens de production, monopole du commerce ext\u00e9rieur\u2026), donne le pouvoir \u00e0 la couche privil\u00e9gi\u00e9e des fonctionnaires de l\u2019\u00c9tat ouvrier. Celle-ci contr\u00f4le d\u00e9sormais le parti qui devient sa couverture, invente l\u2019id\u00e9ologie antimarxiste du \u00ab\u00a0socialisme dans un seul pays\u00a0\u00bb, collectivise brutalement l\u2019agriculture (1929) et instaure dans l\u2019\u00c9tat ouvrier d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un r\u00e9gime d\u2019autant plus despotique (1934) qu\u2019il s\u2019exerce au nom du prol\u00e9tariat. Car toute activit\u00e9 autonome de celui-ci repr\u00e9sente pour la bureaucratie une menace intol\u00e9rable. Les dirigeants bolcheviks eux-m\u00eames sont calomni\u00e9s, emprisonn\u00e9s, tortur\u00e9s et assassin\u00e9s.<br \/>\nAvec la contre-r\u00e9volution politique en URSS, la bureaucratisation du mouvement ouvrier international atteint une dimension in\u00e9dite. Aux bureaucraties travaillistes et sociales-d\u00e9mocrates s\u2019ajoutent d\u00e9sormais les bureaucraties staliniennes, coiff\u00e9es par celle de l\u2019URSS \u00e0 la t\u00eate d\u2019un \u00c9tat. Toutes sont des organes de la bourgeoisie mondiale au sein des organisations issues du combat de la classe ouvri\u00e8re (syndicats, partis ouvriers, \u00c9tat ouvrier). La bureaucratie russe combat la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne dans le monde entier car celle-ci conduirait \u00e0 la r\u00e9volution politique en URSS et \u00e0 sa liquidation violente par les travailleurs de l\u2019URSS. Apr\u00e8s avoir divis\u00e9 le prol\u00e9tariat allemand face \u00e0 la menace fasciste avec la ligne gauchiste du \u00ab\u00a0social-fascisme\u00a0\u00bb qui aboutit \u00e0 la d\u00e9faite sans combat du prol\u00e9tariat le plus puissant d\u2019Europe (1933), le stalinisme d\u00e9truit l\u2019Internationale communiste comme organisation r\u00e9volutionnaire. Ses sections sont subordonn\u00e9es \u00e0 la bourgeoisie, d\u2019abord dans les pays domin\u00e9s au nom du \u00ab\u00a0front uni-anti-imp\u00e9rialiste\u00a0\u00bb, puis dans les pays imp\u00e9rialistes eux-m\u00eames au nom du \u00ab\u00a0front populaire\u00a0\u00bb. Dans chaque situation r\u00e9volutionnaire, le parti stalinien joue un r\u00f4le d\u00e9cid\u00e9 et d\u00e9cisif contre la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne\u00a0: France 1936, Espagne 1936-1938, Italie 1943-1945, Gr\u00e8ce 1944-1945\u2026 En 1944-1945, apr\u00e8s avoir subordonn\u00e9 la classe ouvri\u00e8re \u00e0 sa propre bourgeoisie et au g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9actionnaire De Gaulle, le PCF d\u00e9sarme les travailleurs, reconstruit l\u2019\u00c9tat bourgeois, d\u00e9nonce les gr\u00e8ves et participe \u00e0 la reconstitution de l\u2019empire colonial. Thorez est ministre d\u2019\u00c9tat de 1945 \u00e0 1946. En 1968, le PCF sauve la 5e R\u00e9publique contre le mouvement de la jeunesse et la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. Il participe de nouveau au gouvernement bourgeois de 1981 \u00e0 1984, puis de 1997 \u00e0 2002.<br \/>\nPar ailleurs, la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de l\u2019URSS et de l\u2019Internationale communiste, les zigzags politiques des partis staliniens, leurs m\u00e9thodes r\u00e9pugnantes, le comportement de \u00ab\u00a0l\u2019Arm\u00e9e rouge\u00a0\u00bb en Allemagne, le sort des prol\u00e9taires russes, hongrois, allemands, polonais, chinois dans les r\u00e9gimes staliniens ont consid\u00e9rablement renforc\u00e9 l\u2019id\u00e9ologie dominante et assur\u00e9 la survie de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs et concurrents\u00a0: le Parti travailliste et la direction du TUC en Grande-Bretagne, le SPD et la bureaucratie DGB en Allemagne, le PS-SFIO et les bureaucraties syndicales FO et FEN en France, voire le renouveau du PSOE et du PSP en Espagne et au Portugal dans les ann\u00e9es 1970.<\/p>\n<p><b><u>Le drapeau du communisme r\u00e9volutionnaire, de l\u2019internationalisme est relev\u00e9 par la 4e Internationale<\/u><\/b><\/p>\n<p>L\u2019Opposition de gauche internationale de l\u2019IC, apr\u00e8s avoir tent\u00e9 de redresser la 3e Internationale de 1930 \u00e0 1933, tire les le\u00e7ons de la victoire du nazisme et du tournant vers les fronts populaires qui an\u00e9antit la d\u00e9limitation des communistes internationalistes envers les sociaux-patriotes prostern\u00e9s devant leur bourgeoisie. Les bolcheviks-l\u00e9ninistes proclament la 4e Internationale en 1938 pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la trahison de la 3e Internationale stalinis\u00e9e, s\u2019ajoutant \u00e0 celle de la 2e Internationale, alors que les conditions objectives de la r\u00e9volution socialiste sont r\u00e9unies depuis longtemps.<br \/>\nSi le marxisme n\u2019est pas totalement prostitu\u00e9 en France par la sociale-d\u00e9mocratie \u00e0 la Guesde et \u00e0 la Mollet ou par le stalinisme \u00e0 la Thorez et \u00e0 la Marchais, si le communisme survit aujourd\u2019hui comme combat pratique et comme programme \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, c\u2019est gr\u00e2ce avant tout aux militants de la 4e Internationale qui l\u2019ont incarn\u00e9 dans tous les continents, malgr\u00e9 les pers\u00e9cutions non seulement de la bourgeoisie mondiale, mais des bureaucraties contre-r\u00e9volutionnaires \u00e0 la t\u00eate des \u00c9tats ouvriers et des organisations de masse de la classe ouvri\u00e8re.<br \/>\nLe programme de la 4e Internationale (1933-1940) reprend le programme de l\u2019Internationale communiste (imp\u00e9rialisme comme p\u00e9riode de guerres et de r\u00e9volutions, internationalisme, destruction de l\u2019\u00c9tat bourgeois, n\u00e9cessit\u00e9 des soviets et du parti r\u00e9volutionnaire, intervention dans les organisations de masse, travail chez les conscrits, participation aux \u00e9lections, lutte contre l\u2019oppression nationale et la domination imp\u00e9rialiste, front unique ouvrier&#8230;). Pour tenir compte de la lutte des classes mondiales des ann\u00e9es 1920 et 1930, elle \u00e9carte le \u00ab\u00a0front uni anti-imp\u00e9rialiste\u00a0\u00bb et enrichit le programme (r\u00e9volution permanente \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, convergence du stalinisme avec la sociale-d\u00e9mocratie, URSS comme \u00c9tat ouvrier d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9, r\u00e9volution politique contre la bureaucratie \u00e9tatique, lutte contre le fascisme\u2026).<br \/>\nLe meilleur hommage \u00e0 rendre \u00e0 tous les r\u00e9volutionnaires victimes de la bourgeoisie et de la bureaucratie complice, \u00e0 Ignace Reiss, Ivan Smirnov, assassin\u00e9s en 1936 par les staliniens\u00a0; \u00e0 Evgueni Preobrajenski, \u00e0 Gueorgui Piatakov, Ivar Smilga, assassin\u00e9s en 1937 par les staliniens\u00a0; \u00e0 Lev Sedov, Erwin Wolff, Rudolf Klement, assassin\u00e9s en 1938 par les staliniens\u00a0; \u00e0 L\u00e9on Trotsky, assassin\u00e9 en 1940 par un agent de Staline ult\u00e9rieurement h\u00e9berg\u00e9 par Castro\u00a0; \u00e0 Christian Rakovsky, assassin\u00e9 en 1941 par les staliniens\u00a0; \u00e0 Jean Meichler, Pierre Gu\u00e9guen et Marc Bourhis, assassin\u00e9s en 1941 par les nazis\u00a0; \u00e0 L\u00e9on Lesoil, Henrik Sneevliet, assassin\u00e9s en 1942 par les fascistes\u00a0; \u00e0 Marcel Hic, Pantelis Pouliopoulos, Joseph Jacobovic, Franz Kascha assassin\u00e9s en 1943 par les fascistes\u00a0; \u00e0 Pietro Tresso, Jean Reboul, Abram Sadek, Maurice Sieglman, assassin\u00e9s en 1943 par les staliniens\u00a0; \u00e0 Abraham Leon, assassin\u00e9 en 1944 par les nazis\u00a0; \u00e0 Tha-Thu-Thau, assassin\u00e9 en 1946 par les staliniens\u00a0; \u00e0 Joseph Kalandra, assassin\u00e9 en 1950 par les staliniens&#8230; est de reprendre leur combat, de d\u00e9fendre fermement le programme de l\u2019Internationale communiste du vivant de L\u00e9nine et de la 4e Internationale du vivant de Trotsky.<\/p>\n<p><b><u>La 4e Internationale est liquid\u00e9e sous la pression du stalinisme<\/u><\/b><\/p>\n<p>Mais la 4e Internationale ne devient pas une organisation de masse, telles la 2e ou la 3e. L\u2019assassinat, par la r\u00e9action, de Trotsky et de nombre de cadres et de militants aguerris de la 4e Internationale avant et pendant la deuxi\u00e8me guerre mondiale constitue un obstacle majeur \u00e0 la compr\u00e9hension de la situation d\u2019apr\u00e8s-guerre par la direction aguerrie de la section am\u00e9ricaine et la jeune direction europ\u00e9enne de la 4e Internationale reconstitu\u00e9e. Elles nient toutes deux la stabilisation politique et la reprise de l\u2019accumulation du capital \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1940 car celles-ci leur semblent contredire le pronostic de l\u2019impasse du capitalisme. La puissance internationale du stalinisme, aur\u00e9ol\u00e9 \u00e0 la fois de la victoire de la r\u00e9volution russe, du combat victorieux contre le nazisme et de la r\u00e9sistance arm\u00e9e contre les fascistes, est un autre obstacle consid\u00e9rable.<br \/>\nD\u00e8s lors, la bourgeoisie et ses projections dans le mouvement ouvrier constitu\u00e9es par les directions tra\u00eetres des partis politiques ouvriers bourgeois et des syndicats exercent sur la 4e Internationale une pression \u00e9norme qui conduit certains de ses cadres \u00e0 abandonner le programme communiste et \u00e0 chercher des raccourcis et des substituts \u00e0 la construction de l\u2019organisation r\u00e9volutionnaire. Ainsi, la direction Pablo-Mandel-Frank-Maitan de la 4e Internationale, confront\u00e9e au reflux de la r\u00e9volution en Europe occidentale et au Japon sous h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaine et aux expropriations du capital dans les pays d\u2019Europe centrale, en Yougoslavie et en Chine sous direction stalinienne, rejette en 1951 le programme de r\u00e9volution politique dans les \u00c9tats ouvriers bureaucratis\u00e9s et de r\u00e9volution permanente dans les pays domin\u00e9s, r\u00e9gresse \u00e0 la \u00ab\u00a0r\u00e9forme\u00a0\u00bb utopique de la bureaucratie dans les \u00c9tats ouvriers d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s, aux \u00ab\u00a0r\u00e9formes de structure\u00a0\u00bb dans les pays imp\u00e9rialistes et au \u00ab\u00a0front unique anti-imp\u00e9rialiste\u00a0\u00bb avec la bourgeoisie nationale dans les pays capitalistes domin\u00e9s.<br \/>\nComme toute organisation r\u00e9volutionnaire, la 4e Internationale ne se laisse pas liquider facilement. Le Secr\u00e9tariat international pabliste expulse en 1952 la section fran\u00e7aise (PCI) qui r\u00e9siste au cours pro-stalinien sous l\u2019impulsion de Bleibtreu depuis 1950. La r\u00e9volution bolivienne de 1952 et la r\u00e9volution allemande de 1953 confirment enti\u00e8rement le programme bolchevik-l\u00e9niniste. Mais Pablo persiste et s\u2019en prend aux sections am\u00e9ricaine et britannique, ce qui entra\u00eene la scission d\u2019une fraction qui se baptise \u00ab\u00a0orthodoxe\u00a0\u00bb et qui constitue le Comit\u00e9 international de la 4e Internationale, en 1953.<\/p>\n<p><b><u>La fraction \u00ab\u00a0orthodoxe\u00a0\u00bb du trotskysme \u00e9choue \u00e0 reconstruire la 4e Internationale<\/u><\/b><\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, la pression exerc\u00e9e par la bourgeoisie et ses agences dans le mouvement ouvrier continue de s&rsquo;exercer sur les sections qui ont r\u00e9sist\u00e9 au pablisme. Le CIQI, tout en r\u00e9affirmant la validit\u00e9 du programme de L\u00e9nine et de Trotsky, ne tire pas le bilan du \u00ab\u00a0front unique anti-imp\u00e9rialiste\u00a0\u00bb et de la r\u00e9volution bolivienne, abandonne rapidement le combat contre le r\u00e9visionnisme pabliste et le centre liquidateur, adopte le f\u00e9d\u00e9ralisme et couvre les cours opportunistes de ses membres aux \u00c9tats-Unis, en Grande-Bretagne, en Bolivie, en Argentine, en France\u2026<br \/>\nEn ce qui concerne la France, Lambert prend la t\u00eate du PCI et exclut Bleibtreu malgr\u00e9 les protestations du CIQI, pour conduire ce qui reste de la section fran\u00e7aise \u00e0 une capitulation envers le nationalisme alg\u00e9rien du MNA qui n\u2019a rien \u00e0 envier au pablisme. Il transforme La V\u00e9rit\u00e9, fond\u00e9 comme hebdomadaire de la Ligue communiste (bolchevik-l\u00e9niniste) en 1929 en une \u00ab\u00a0revue trotskyste\u00a0\u00bb sans r\u00e9f\u00e9rence d\u2019organisation et publie \u00e0 sa place le journal Informations ouvri\u00e8res comme \u00ab\u00a0tribune libre de la lutte des classes\u00a0\u00bb. Lambert s\u2019adapte aux bureaucraties \u00ab\u00a0socialistes\u00a0\u00bb de la SFIO, de la FEN et de FO de mani\u00e8re sym\u00e9trique \u00e0 l\u2019adaptation des pablistes fran\u00e7ais aux bureaucraties \u00ab\u00a0communistes\u00a0\u00bb du PCF et de la CGT.<br \/>\nEn 1963, le CIQI subit la scission du SWP dirig\u00e9 par Hansen et du SLATO dirig\u00e9 par Moreno qui fusionnent avec le SI de Mandel (avec la caution de Cannon) pour constituer le \u00ab\u00a0secr\u00e9tariat unifi\u00e9\u00a0\u00bb. Le SUQI soutient sans r\u00e9serve Castro, la constitution d\u2019une bureaucratie \u00e9tatique \u00e0 Cuba en lien avec celle de Moscou. Il va liquider les sections d\u2019Am\u00e9rique latine dans le castrisme et la gu\u00e9rilla rurale.<br \/>\nLa SLL britannique prend la t\u00eate de l\u2019opposition au castrisme dans le CIQI mais pr\u00e9tend st\u00e9rilement qu\u2019il n\u2019y a pas eu de r\u00e9volution \u00e0 Cuba, suivie en France par le groupe de Lambert (et VO de Hardy). En 1968, l\u2019OCI se r\u00e9v\u00e8le incapable d\u2019intervenir en son nom sur le programme de la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne, laissant la place aux usurpateurs de la JCR et de VO. Le CIQI ne publie aucune d\u00e9claration lors de cet \u00e9v\u00e9nement crucial, ni apr\u00e8s.<br \/>\nEn 1971, la SLL britannique scissionne le CIQI avant de rejeter le front unique ouvrier et de pratiquer le front unique anti-imp\u00e9rialiste \u00e0 son compte, recevant pour cela les subsides de Kadhafi, Hussein, Arafat\u2026<br \/>\nEn 1981, le PCI, au lieu de pr\u00e9senter un\/e candidat\/e \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, soutient la candidature de Mitterrand au premier tour en pr\u00e9tendant que son \u00e9lection constituera une d\u00e9faite de la bourgeoisie. Apr\u00e8s avoir d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019un gouvernement de front populaire pouvait choisir une autre voie que la collaboration de classe, le PCI embrasse ouvertement le r\u00e9formisme (sous l\u2019appellation de \u00ab\u00a0ligne de la d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb) et son corollaire en termes de parti, l\u2019unit\u00e9 organique avec les r\u00e9formistes (la \u00ab\u00a0transition dans le parti\u00a0\u00bb). Lambert, Cambad\u00e9lis et Gluckstein excluent Just qui, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre oppos\u00e9 au vote Mitterrand en 1981 (sans en appeler aux militants), a fait conna\u00eetre en 1984 son hostilit\u00e9 au tournant ouvertement r\u00e9formiste. Exclu, St\u00e9phane Just fonde en 1984 avec une poign\u00e9e de militants le Comit\u00e9 (d\u2019o\u00f9 sont issus le CCI(T) et le GB, ainsi que le GCPOR et un pseudo \u00ab\u00a0Comit\u00e9\u00a0\u00bb dont les dirigeants ont rejoint le PdG social-patriote, comme nombre d\u2019anciens lambertistes). Lambert, Cambadelis et Gluckstein fondent en 1985 un MPPT qui d\u00e9nonce \u00ab\u00a0les solutions extr\u00eames\u00a0\u00bb. Le PCI perd en 1986 le contr\u00f4le de l\u2019UNEF au profit du PS. Le PCI entra\u00eene l\u2019essentiel de son regroupement international (QICIR) dans le r\u00e9visionnisme et la liquidation. Par exemple, l\u2019organisation canadienne se dissout dans le NPD, l\u2019organisation br\u00e9silienne se rapproche de Lula au moment m\u00eame o\u00f9 une aile du PT se rebiffe et l\u2019organisation alg\u00e9rienne s\u2019acoquine avec les islamistes du FIS.<br \/>\nEn outre, si le SU d\u2019apr\u00e8s 1963, sous la houlette de Mandel, pr\u00e9sente un caract\u00e8re \u00e9clectique et f\u00e9d\u00e9ratif, de nombreuses organisations nationales, dont celles issues du CIQI, h\u00e9ritent quant \u00e0 elles de l\u2019exemple perverti des partis staliniens (et du mythe d\u2019un Parti bolch\u00e9vique monolithique). Leurs petits appareils \u00e9chappent ainsi au contr\u00f4le de la base et le chef supr\u00eame \u00e9chappe lui-m\u00eame au contr\u00f4le de l\u2019appareil. Cela leur permet d\u2019entretenir des relations, dans le dos des militants et de la classe ouvri\u00e8re, avec les bureaucrates, la franc-ma\u00e7onnerie, les chefs nationalistes\u00a0; voire les dictateurs anti-ouvriers des pays domin\u00e9s. La construction de l\u2019internationale, au lieu d\u2019\u00eatre le premier moteur de l\u2019orientation communiste, ne sert en g\u00e9n\u00e9ral que d\u2019appui mercenaire au plus gros groupe national. La calomnie et la violence sont utilis\u00e9es syst\u00e9matiquement par Healy et par Lambert contre leurs opposants. <\/p>\n<p><b><u>Les partis sociaux patriotes n\u2019ont pas disparu<\/u><\/b><\/p>\n<p>Les partis \u00ab\u00a0r\u00e9formistes\u00a0\u00bb ne sont pas des partis qui font des r\u00e9formes comme le pr\u00e9tendait Lambert (et comme le r\u00e9p\u00e8te la tendance CLAIRE du NPA). Ce sont des partis qui, malgr\u00e9 leur origine ouvri\u00e8re, m\u00e8nent une politique capitaliste, ont un programme bourgeois. Ils n\u2019ont aucun programme ni th\u00e9orie qui leur soient propres. Comme il leur faut une id\u00e9ologie pour habiller leur ralliement \u00e0 la classe dominante, ils empruntent, suivant les circonstances, au keyn\u00e9sianisme du 20e si\u00e8cle, au \u00ab\u00a0socialisme\u00a0\u00bb \u00e9tatique et au lib\u00e9ralisme politique du 19e si\u00e8cle, au r\u00e9publicanisme du 18e si\u00e8cle, voire au christianisme\u2026<br \/>\nLes partis politiques \u00ab\u00a0r\u00e9formistes\u00a0\u00bb de toutes les origines sont compl\u00e9t\u00e9s par les bureaucraties sociales-patriotes des syndicats qui leur sont souvent li\u00e9es. Dans certains cas, comme en Grande-Bretagne et au Br\u00e9sil, ce sont m\u00eame les syndicats qui sont \u00e0 l\u2019origine du parti politique ouvrier. Parfois, les appareils syndicaux sont li\u00e9s \u00e0 des partis politiques bourgeois, comme les appareils de l\u2019AFL-CIO am\u00e9ricaine, de la CGT argentine, de la GSEE grecque\u2026 (c\u2019est partiellement le cas de la bureaucratie FO en France).<br \/>\nDans tous les cas, elles sont des agences de la bourgeoisie chez les travailleurs et les jeunes. Autrefois, elles s\u2019attribuaient abusivement les concessions obtenues par la lutte de la classe ouvri\u00e8re. Aujourd\u2019hui, elles collaborent, au nom de l\u2019int\u00e9r\u00eat national et de la menace \u00e9trang\u00e8re, \u00e0 la flexibilit\u00e9 et aux licenciements, aux baisses des salaires et des pensions. En contrepartie, elles r\u00e9clament des subsides et des postes grassement r\u00e9tribu\u00e9s dans la cogestion, ce que certaines fractions de la bourgeoisie envisagent d\u2019\u00e9conomiser en recourant directement au bonapartisme, voire au fascisme.<br \/>\nDepuis 1914, rien ne s\u00e9pare le travaillisme bourgeois (qui domine en Grande-Bretagne ou en Australie) de la sociale-d\u00e9mocratie pr\u00e9tendument marxiste (qui domine en l\u2019Allemagne ou en Autriche). \u00c0 partir de Depuis 1933, la diff\u00e9rence essentielle entre le r\u00e9formisme travailliste ou social-d\u00e9mocrate et le \u00ab\u00a0communisme\u00a0\u00bb stalinien r\u00e9side dans le fait que leur \u00e9gale soumission \u00e0 la bourgeoisie s\u2019effectue de mani\u00e8re directe dans le premier cas tandis quelle passe par le relais de la bureaucratie de l\u2019URSS dans le second cas. Cette derni\u00e8re nuance est abolie avec le r\u00e9tablissement du capitalisme en Russie et en Chine par les bureaucraties \u00e9tatiques staliniennes, m\u00eame si certains vestiges organisationnels de la galaxie stalinienne, totalement isol\u00e9s et coup\u00e9s des masses et de leurs luttes, continuent \u00e0 faire all\u00e9geance aux imp\u00e9rialismes \u00e9mergents de la Russie et de la Chine.<br \/>\nPourtant, la plupart des organisations et groupes qui se r\u00e9clament du trotskysme en France font passer le PCF pour diff\u00e9rent du PS et reprochent au premier de s\u2019allier avec le second. Les communistes accusent les uns comme les autres de s\u2019allier \u00e0 la bourgeoisie au lieu de s\u2019unir contre la bourgeoisie.<br \/>\n\u00c0 partir de 1989, l\u2019appareil international du stalinisme se disloque. Certaines composantes disparaissent, d\u2019autres rejoignent l\u2019\u00e9cologisme politique ou le fascisme, d\u2019autres enfin tentent de monnayer leur exp\u00e9rience contre-r\u00e9volutionnaire aupr\u00e8s de la classe dominante avec l\u2019appui de fractions de la sociale-d\u00e9mocratie traditionnelle (comme celles d\u2019Oskar Lafontaine et de Jean-Luc M\u00e9lenchon) ainsi que de centristes issus de la destruction de la 4e Internationale\u00a0: c\u2019est le cas du Synaspsismos-Syriza en Gr\u00e8ce, de Die Linke en Allemagne, du PCF en France, du PRC en Italie, du PCE-IU en Espagne&#8230;<br \/>\nAlors que PS et PCF sont en partie discr\u00e9dit\u00e9s aupr\u00e8s des masses, un ancien ministre de la 5e R\u00e9publique, \u00e0 la t\u00eate d\u2019une fraction du PS, a constitu\u00e9 en 2009 le \u00ab\u00a0Parti de gauche\u00a0\u00bb, avec le renfort d\u2019anciens trotskystes d\u00e9froqu\u00e9s de l\u2019ex-PCI (et du Comit\u00e9). Pour le PdG, le capitalisme n\u2019est pas en cause. Un simple changement de politique fran\u00e7aise suffirait \u00e0 r\u00e9soudre la crise mondiale du capitalisme: en l\u2019occurrence, comme pour le PCF, moins de lib\u00e9ralisme et de libre-\u00e9change, plus de nationalisation avec indemnit\u00e9s et de protectionnisme r\u00e9actionnaire. Le PdG voue, comme le PS, la plus grande admiration au social-imp\u00e9rialiste Mitterrand et, comme le PCF, au g\u00e9n\u00e9ral De Gaulle. Dans les faits, comme les autres partis sociaux-patriotes, le PdG d\u00e9fend totalement l\u2019imp\u00e9rialisme fran\u00e7ais et ne cache m\u00eame pas qu\u2019il veut renforcer la police et l\u2019arm\u00e9e bourgeoises. Le Front de gauche, le petit front populaire constitu\u00e9 par le PCF et le PdG avec des fractions du NPA, le PCOF mao\u00efste, des \u00ab\u00a0souverainistes\u00a0\u00bb et des \u00ab\u00e9cologistes\u00a0\u00bb, se pr\u00e9sente \u00e0 la bourgeoisie fran\u00e7aise comme \u00ab\u00a0le recours\u00a0\u00bb (M\u00e9lenchon, 1er mars 2013) en cas de situation r\u00e9volutionnaire.<br \/>\nL\u2019appareil stalinien international, d\u00e9j\u00e0 \u00e9branl\u00e9 par les dissensions entre bureaucraties \u00e9tatiques (Yougoslavie, Chine, Albanie\u2026) a \u00e9clat\u00e9 avec la disparition de la bureaucratie de l\u2019URSS et de la Chine. Cependant, l\u2019h\u00e9ritage chauvin et r\u00e9actionnaire du stalinisme p\u00e8se toujours sur le mouvement ouvrier.<br \/>\n\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, les partis qui survivent jouent un r\u00f4le crucial dans la division des rangs ouvriers et la collaboration de classes. Ainsi, en Gr\u00e8ce, tout en approuvant tous les \u00ab\u00a0journ\u00e9es d\u2019action\u00a0\u00bb contre la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et le gouvernement ouvrier et paysan, ils se partagent entre des concessions \u00e0 l\u2019UE et le chauvinisme grec exacerb\u00e9, faisant tous le jeu des fascistes. Ainsi, au Maghreb et au Machrek, si tous d\u00e9fendent l\u2019arm\u00e9e et se rallient \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e constituante contre la r\u00e9volution socialiste, ils oscillent entre la nostalgie du nationalisme panarabisme, le ralliement au nationalisme islamiste, la conversion en parti \u00ab\u00a0d\u00e9mocrate\u00a0\u00bb pro-imp\u00e9rialiste. Au N\u00e9pal, ils ont tous particip\u00e9 au gouvernement d\u2019union nationale quand la monarchie s\u2019est effondr\u00e9e sous la pression r\u00e9volutionnaire des masses paysannes et citadines. Si l\u2019un des partis mao\u00efstes l\u2019a quitt\u00e9, c\u2019est uniquement parce que l\u2019arm\u00e9e bourgeoise n\u2019int\u00e8gre pas les troupes de la gu\u00e9rilla qu\u2019elle conduisait.<br \/>\nEn France, le legs empoisonn\u00e9 du stalinisme se retrouve non seulement dans les groupes qui se r\u00e9clament de Staline et de Thorez (PRCF, URCF, etc.) mais dans le PCF et le PdG, la bureaucratie FSU et CGT, et aussi, sous des formes diverses, dans la ligne ou le fonctionnement de LO, du NPA, du POI et de multiples sectes. <\/p>\n<p><b><u>D\u00e9masquer le centrisme et les \u00e9pigones de feue la 4e Internationale<\/u><\/b><\/p>\n<p>Il n\u2019y a plus de centre international trotskyste depuis longtemps, il n\u2019y a plus aucune section qui ait surv\u00e9cu\u00a0: par cons\u00e9quent, la 4e Internationale est d\u00e9finitivement morte et ne saurait pas plus \u00eatre reconstruite que les internationales ant\u00e9rieures. Le prol\u00e9tariat est totalement priv\u00e9 de direction r\u00e9volutionnaire et la voie est libre pour la restauration du capitalisme en RDA en 1989, en URSS en 1991, en Chine en 1992\u2026 qui vont aggraver le d\u00e9sarroi politique de la classe ouvri\u00e8re mondiale et lib\u00e9rer la plupart des partis ouvriers bourgeois qui subsistent, comme le PCF et le PS en France, de toute r\u00e9f\u00e9rence au socialisme.<br \/>\nAujourd\u2019hui, dans le monde entier, les r\u00e9visionnistes renforcent les bureaucraties. En France, c\u2019est par milliers que les \u00ab\u00a0trotskystes\u00a0\u00bb encadrent CGT, FO, Solidaires, FSU, UNSA, UNEF ainsi que PS et PdG.<br \/>\nLa LCR s\u2019est liquid\u00e9e en 2009 dans le NPA, abandonnant toute r\u00e9f\u00e9rence m\u00eame formelle au trotskysme, pr\u00e9tendant r\u00e9concilier anarchistes, pacifistes, \u00e9cologistes, f\u00e9ministes, apparaissant comme le parti \u00ab\u00a0des luttes\u00a0\u00bb tous azimuts. En fait, le NPA s\u2019int\u00e8gre aux bureaucraties de Solidaires, de la FSU et de la CGT. Par cons\u00e9quent, il soutient leurs \u00ab\u00a0journ\u00e9es d\u2019action\u00a0\u00bb contre la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et fait comme elles confiance \u00e0 l\u2019ONU. La direction de la LCR, forte de succ\u00e8s m\u00e9diatiques et \u00e9lectoraux, croyait le moment venu de prendre la place du PCF. Elle n\u2019appr\u00e9hendait pas que le lancement du PdG et la constitution du \u00ab\u00a0Front de gauche\u00a0\u00bb allaient accorder un sursis au PCF moribond. Le NPA a connu scission sur scission de fractions de l\u2019ex-LCR qui rejoignent le Front de gauche.<br \/>\nLO s\u2019int\u00e8gre de plus en plus \u00e0 la bureaucratie de la CGT. La direction de LO continue \u00e0 enfermer les travailleurs dans la lutte \u00ab\u00a0bo\u00eete par bo\u00eete\u00a0\u00bb, soutient toutes les diversions des bureaucraties syndicales, combat la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, renvoie aux calendes toute perspective politique centralis\u00e9e. LO est entr\u00e9e dans les fronts populaires municipaux du PCF avec les d\u00e9bris bourgeois PRG et MRC d\u00e8s le premier tour des \u00e9lections locales de 2008.<br \/>\nLe POI (ex-PT), issu de la liquidation du PCI en 1991, est un minuscule parti qui pr\u00e9tend grotesquement r\u00e9aliser l\u2019unit\u00e9 en son sein des anarchistes, des staliniens, des sociaux-d\u00e9mocrates et des trotskystes. En fait, il est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la bureaucratie syndicale de FO. C\u2019est pourquoi le POI soutient toutes les initiatives de FO et a adopt\u00e9 le plus petit d\u00e9nominateur commun de tous les bureaucrates\u00a0: le cr\u00e9tinisme parlementaire et le chauvinisme. Ce qui le distingue est qu\u2019il est encore plus hostile \u00e0 l\u2019UE que le PCF et le PdG. Pour le POI, l\u2019ennemi principal n\u2019est pas dans notre pays\u00a0; il est \u00e0 Bruxelles et \u00e0 Washington. Pour le POI, tous les probl\u00e8mes proviennent non du capitalisme mondial et des exigences locales de la bourgeoisie fran\u00e7aise, mais de l\u2019UE ou du FMI.<br \/>\nLe POI, le NPA et LO vivent de plus en plus, comme le PCF, le PdG, le PS et toutes les organisations syndicales, des pr\u00e9bendes de l\u2019\u00c9tat bourgeois.<br \/>\nLa caract\u00e9ristique commune au PdG, \u00e0 LO et au NPA est d\u2019\u00eatre des obstacles \u00e0 la construction du parti ouvrier r\u00e9volutionnaire et de l\u2019internationale ouvri\u00e8re r\u00e9volutionnaire. Ils d\u00e9voient la recherche, par une fraction avanc\u00e9e de la classe ouvri\u00e8re et de la jeunesse, d\u2019une alternative au PS, d\u2019une solution radicale, en couvrant sur leur gauche les appareils contre-r\u00e9volutionnaires. Ils apportent, chacun \u00e0 sa mani\u00e8re, un renfort aux directions traditionnelles (syndicales et politiques) qui, sans leur aide, auraient beaucoup plus de mal \u00e0 contenir et contr\u00f4ler les mouvements de la classe ouvri\u00e8re et de la jeunesse.<br \/>\nPr\u00e9tendre r\u00e9tablir l\u2019unit\u00e9 avec le r\u00e9formisme ou une partie du r\u00e9formisme sans avoir liquid\u00e9 les bureaucraties ouvri\u00e8res revient \u00e0 capituler devant les sociaux-patriotes, \u00e0 renoncer \u00e0 d\u00e9fendre le programme communiste, \u00e0 s\u2019opposer \u00e0 la construction de l\u2019internationale ouvri\u00e8re r\u00e9volutionnaire. C\u2019est ce qu\u2019ont fait le \u00ab\u00a0centrisme\u00a0\u00bb de 1914-1923 incarn\u00e9 par Kautsky puis d\u2019innombrables courants finissant eux aussi par se rallier au r\u00e9formisme comme la Gauche r\u00e9volutionnaire de Pivert en France dans les ann\u00e9es 1930. C\u2019est ce qu\u2019a fait, \u00e0 son \u00e9chelle, la direction Lambert de l\u2019OCI-PCI, en lien avec la bureaucratie sociale-d\u00e9mocrate europ\u00e9enne et les bureaucraties syndicales de la FEN et de FO, contribuant dans les ann\u00e9es 1970 \u00e0 construire le PT au Br\u00e9sil, reconstruire le PS en France, le PSP au Portugal, le PSOE en Espagne, en tentant de reconstruire le PSP en Pologne, puis en liquidant dans les ann\u00e9es 1980 le PCI au profit du MPPT-PT-POI. C\u2019est ce que font aussi tous les centristes qui pr\u00e9tendent qu\u2019il faut construire des partis fourre-tout comme le NPA ou le POI, non d\u00e9limit\u00e9s du r\u00e9formisme, du social-patriotisme et du social-imp\u00e9rialisme. C\u2019est ce que font les sectes mao\u00efstes et n\u00e9ostaliniennes nostalgiques du temps o\u00f9 Staline et son adjoint Thorez pouvaient faire avaler le front populaire et le soutien \u00e0 De Gaulle aux travailleurs, mais aussi les opportunistes de La Riposte et de LO qui veulent sauver le PCF et faire revivre \u00e0 l\u2019ancien parti stalinien un \u00e2ge d\u2019or jamais pr\u00e9cis\u00e9 et de toute fa\u00e7on r\u00e9volu. <\/p>\n<p><b><u>Pr\u00e9parer la r\u00e9volution socialiste<\/u><\/b><\/p>\n<p>Nous construisons le parti ouvrier r\u00e9volutionnaire \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Intervenant dans un pays imp\u00e9rialiste, nous avons pour t\u00e2che particuli\u00e8re de d\u00e9fendre avec vigueur la partie \u00e9trang\u00e8re de notre classe et la responsabilit\u00e9 de nous opposer \u00e0 toute intervention militaire contre un pays domin\u00e9, quelque soit son gouvernement. Nous condamnons fermement la neutralit\u00e9 du \u00ab\u00a0Comit\u00e9\u00a0\u00bb dirig\u00e9 par Lombard et M\u00e9lusine (membres aujourd\u2019hui du PdG) lors de l\u2019attaque de la Serbie par l\u2019OTAN en 1999. Notre ligne est\u00a0: avec les pays domin\u00e9s contre l\u2019imp\u00e9rialisme, quel que soit leur r\u00e9gime\u00a0; avec les masses des pays domin\u00e9s contre leurs r\u00e9gimes bourgeois.<br \/>\nAvec le d\u00e9veloppement de la crise actuelle du capitalisme, d&rsquo;importantes mobilisations se produisent et se produiront. Le mouvement des masses a montr\u00e9 au cours de l&rsquo;histoire sa capacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;organiser par lui-m\u00eame (commune de Paris de 1871, soviets russes de 1905 et 1917, conseils ouvriers et de soldats allemands de 1918, conseils d\u2019usine italiens de 1919, conseils ouvriers hongrois de 1956, cordons chiliens de 1973, shoras iraniens de 1979, assembl\u00e9e populaire bolivienne d\u2019El Alto de 2005, commune mexicaine d&rsquo;Oaxaca de 2006&#8230;). Mais pour que ses potentialit\u00e9s se r\u00e9alisent pleinement, l&rsquo;action du parti r\u00e9volutionnaire est indispensable.<br \/>\nNous ne sommes pas le parti qui r\u00e9concilie r\u00e9formisme et r\u00e9volution, nous construisons le parti communiste r\u00e9volutionnaire. Nous ne sommes pas le parti \u00ab\u00a0des luttes\u00a0\u00bb, nous m\u00e8nerons la lutte de classe du prol\u00e9tariat jusqu\u2019au bout.<br \/>\nContre la dispersion et la confusion, nous poursuivrons le regroupement sur la base du programme communiste que nous avons initi\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale et nationale, en nous adressant aux militants, fractions et organisations qui cherchent la voie de la r\u00e9volution prol\u00e9tarienne mondiale.<br \/>\n<center>Vivent les conseils des travailleurs\u00a0!<br \/>\nVive la dictature du prol\u00e9tariat\u00a0!<br \/>\nVivent les \u00c9tats-Unis Socialistes d&rsquo;Europe\u00a0!<br \/>\nVive la r\u00e9volution socialiste mondiale\u00a0!<br \/>\nVive le communisme\u00a0!<\/center><\/p>\n<p><b><u>Notre organisation communiste sera d\u00e9mocratique et internationaliste<\/u><\/b><\/p>\n<p>Le Groupe marxiste internationaliste est membre \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale du Collectif r\u00e9volution permanente. Il regroupe en France les militants communistes qui combattent \u00e0 la mesure de leurs moyens sur son orientation et sous sa discipline. Les militants contribuent financi\u00e8rement \u00e0 son fonctionnement en fonction de leurs ressources financi\u00e8res (25\u00a0% des cotisations sont vers\u00e9es \u00e0 l\u2019organisation internationale).<br \/>\nParadoxalement, alors que le niveau culturel et technique du prol\u00e9tariat de ce pays n\u2019a jamais aussi \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9, le niveau politique et th\u00e9orique du mouvement ouvrier s\u2019est effondr\u00e9. Cela redouble la responsabilit\u00e9 d\u2019\u00e9ducation marxiste de l\u2019organisation communiste. La formation initiale des militants a lieu dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0groupe d\u2019\u00e9tudes r\u00e9volutionnaires\u00a0\u00bb dont le programme est national et qui combine expos\u00e9s, lectures personnelles et intervention militante. La formation continue est assur\u00e9e par des rapports dans les cellules et par des \u00ab\u00a0journ\u00e9es d\u2019\u00e9tudes\u00a0\u00bb r\u00e9gionales, nationales ou internationales.<br \/>\nLes militants d\u00e9terminent l\u2019orientation de l\u2019organisation par scrutin majoritaire en votant \u00e0 main lev\u00e9e lors des conf\u00e9rences qui se tiennent au plus tous les deux ans (si possible, chaque ann\u00e9e). Ils \u00e9lisent \u00e0 cette occasion \u00e0 bulletin secret la direction nationale qui anime l\u2019organisation entre deux conf\u00e9rences.<br \/>\nLa cellule locale de l\u2019organisation d\u00e9signe sa\/son secr\u00e9taire, d\u00e9cide de l\u2019intervention de ses membres et la contr\u00f4le (mais l\u2019intervention dans les instances nationales des syndicats ou d\u2019autres organisations est aussi soumise au contr\u00f4le de la direction nationale), recrute de nouveaux membres (en outre, l\u2019adh\u00e9sion individuelle d\u2019anciens responsables d\u2019autres organisations et l\u2019adh\u00e9sion collective en provenance d\u2019autres organisations est soumise \u00e0 l\u2019approbation de la direction nationale).<br \/>\nLes militants rejoignent, sous le contr\u00f4le de leur cellule, le syndicat le plus important de leur profession ou de leur site de travail. Aucune responsabilit\u00e9 nationale ne peut \u00eatre prise dans un syndicat ou une autre organisation de masse sans une fraction ou un regroupement significatif pr\u00e9alable.<br \/>\nD\u00e8s que le recrutement de jeunes sera suffisant, nous cr\u00e9erons une organisation de jeunesse communiste qui sera dot\u00e9e d\u2019une r\u00e9elle autonomie.<br \/>\nL\u2019organisation communiste n\u2019est, au mieux, que tol\u00e9r\u00e9e par l\u2019\u00c9tat bourgeois. Par cons\u00e9quent, notre fonctionnement doit tenir compte de la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019organisation et de ses membres face \u00e0 la police et aux fascistes.<br \/>\nLes militants disposent en permanence d\u2019un bulletin interne. Ils ont le droit de se rencontrer et aussi de constituer une tendance ou une fraction \u00e0 tout moment sur une base politique explicite. Une tendance ou fraction peut faire appel d\u2019une d\u00e9cision d\u2019orientation ou d\u2019organisation de la direction nationale au Collectif r\u00e9volution permanente.<br \/>\nL\u2019organe de l\u2019organisation est R\u00e9volution communiste, qui est publi\u00e9, si possible, 5 fois par an. Il est avant tout un outil de construction du GMI, exprimant son analyse et son orientation sous des formes vari\u00e9es\u00a0: \u00e9ditorial de la direction, d\u00e9clarations internationales et nationales, articles divers, r\u00e9solutions et interventions syndicales, comptes-rendus de luttes, t\u00e9moignages, entrevues\u2026 L\u2019organe est plac\u00e9 sous le contr\u00f4le de la direction nationale qui est donc aussi un comit\u00e9 de r\u00e9daction. Il est syst\u00e9matiquement vendu par les militants sur leur lieu de travail ou d\u2019\u00e9tudes, dans les manifestations, lors des interventions dans d\u2019autres organisations. Il est compl\u00e9t\u00e9 par un site Internet et la publication de brochures, sous le contr\u00f4le de la direction nationale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour en finir avec le capitalisme, pour le communisme plateforme du Groupe marxiste internationaliste adopt\u00e9e par sa 1e conf\u00e9rence Paris, 27 &amp; 28 avril 2013 La conf\u00e9rence d\u2019avril 2013 des&#8230; <a href=\"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/2013\/04\/28\/plateforme-du-groupe-marxiste-internationaliste\/\">Read more &raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-289","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-resolution"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/289","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=289"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/289\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":473,"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/289\/revisions\/473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=289"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=289"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revolucionpermanente.com\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=289"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}