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	<title>Syrie &#8211; Collectif révolution permanente</title>
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	<title>Syrie &#8211; Collectif révolution permanente</title>
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		<title>Contre la guerre, pour les droits des peuples opprimés, pour le socialisme : la révolution prolétarienne mondiale !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 May 2018 21:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Résolution]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai 2018]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 1er mai 2018 survient dans un contexte de rivalités entre puissances impérialistes et multiples guerres locales. La rivalité entre les « vieux » impérialismes des États-Unis, d’Europe de l’Ouest, du Japon... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2018/05/01/contre-la-guerre-pour-les-droits-des-peuples-opprimes-pour-le-socialisme-la-revolution-proletarienne-mondiale/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1<sup>er</sup> mai 2018 survient dans un contexte de rivalités entre puissances impérialistes et multiples guerres locales. La rivalité entre les « vieux » impérialismes des États-Unis, d’Europe de l’Ouest, du Japon avec les impérialismes émergents en Chine et en Russie s’est nettement accentuée. Des puissances régionales (Israël, Arabie saoudite, Turquie, Iran) se disputent le Proche-Orient. La Syrie, l’Irak, la Corée, la mer de Chine, l’Ukraine, l’Afghanistan… sont le théâtre de manoeuvres et de confrontations militaires.</p>
<p>Même la reprise économique du capitalisme mondial, inégalement partagée, n’a pas calmé les tensions entre les différentes fractions de la bourgeoisie, ni les attaques contre les producteurs. L’emploi mondial augmente, mais pas assez pour faire face à la croissance démographique. Pour l’impérialisme mondial, une partie grandissante de l’humanité est superflue. En outre, l’environnement de l’espèce humaine est mis en danger par la survie du capitalisme : accélération du réchauffement climatique, perte de diversité biologique, raréfaction des forêts et de l’eau pure, etc.</p>
<p>Toutes les puissances impérialistes veulent non seulement défendre leurs superprofits contre leurs rivaux mais aussi les accroître. Leurs États cherchent à le faire en s’attaquant aux acquis de leur classe ouvrière, en nouant et renouant des alliances, en reprenant la course aux armements, en intervenant économiquement, politiquement, diplomatiquement, militairement dans le reste du monde.</p>
<p>L’OMC n’arrive plus à propulser des accords mondiaux. Les échanges de marchandises ont cessé de s’intensifier (ils augmentent désormais au même rythme que la production mondiale). Parce que les États-Unis restent la première puissance mondiale, mais sont menacés par l’émergence de la Chine, le président Trump parle ouvertement de guerres commerciales qu’il veut mener et gagner. Le protectionnisme, qui n’avait jamais disparu, revient en force. La Grande-Bretagne se retire de l’Union européenne.</p>
<p>La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l’impérialisme. (Lénine, L’Impérialisme et la scission du socialisme, décembre 1916)</p>
<p>Israël ne s’est jamais soucié de l’autorisation de l’ONU pour tuer des Palestiniens ou pour faire la guerre à ses voisins. Mais les États-Unis qui ont fondé l’ONU au lendemain de la 2<sup>e</sup> Guerre mondiale la contournent de plus en plus souvent pour mener leurs agressions militaires, car la Chine et la Russie ont un droit de veto au Conseil de sécurité. Ainsi, l’armée américaine, aidée de la France et de la Grande-Bretagne, en invoquant une nouvelle attaque chimique, a bombardé la Syrie le 14 avril. Comme si les crimes de guerre de ces trois puissances n’étaient pas pires que ceux du boucher Assad.</p>
<p>Les émigrants des pays pauvres et des pays en guerre sont plus refoulés et persécutés que jamais. Des référendums se décident sur cette question (Brexit), des candidats et des partis gagnent des élections en désignant les migrants comme des boucs émissaires (États-Unis, Autriche, Italie, Hongrie…). Des murs ont surgi ou sont renforcés aux frontières des États-Unis, d’Israël, de l’Espagne, de la Grèce, de la Bulgarie, de la Hongrie, de la Norvège, de la Chine, de la Grande-Bretagne, du Pakistan, du Bostwana…</p>
<p>La Turquie, toujours membre de l’OTAN, en fait une dictature islamiste, a mené en janvier une invasion militaire en Syrie pour empêcher la création d’un État kurde à sa frontière et démontrer ses prétentions de pouvoir régional. Il a reçu pour cela l’appui de djihadistes syriens, l’autorisation de la Russie et des États-Unis, alors que les chefs du PKK-YPD avaient mis les combattants kurdes au service de l’armée américaine. Ayant vaincu à Afrin le 18 mars, Erdoğan étend sa sale guerre en envoyant les troupes turques envahir le nord de l’Irak, avec la complicité non seulement de Washington mais aussi du gouvernement de Barzani (PDK) de la zone autonome kurde en Irak.</p>
<p>En même temps, le gouvernement colonialiste israélien a carte blanche pour une nouvelle vague de répression brutale contre la population palestinienne. Le nouvel homme fort de l’Arabie saoudite, le prince Ben Salmane, justifie au même moment l’existence de l’État d’apartheid, alors que son pays continue à alimenter l’antisémitisme et le salafisme à travers le monde, à financer les mouvements islamo fascistes.</p>
<p>La restauration du capitalisme par les bureaucraties stalinienne en Russie et en Chine n’a pas seulement introduit de nouvelles puissances impérialistes, elle a aussi changé l’équilibre entre les classes, au détriment des travailleurs. En Europe de l’Est, en Chine, au Vietnam, les acquis en termes d’emploi, de santé, d’enseignement… apportés par l’expropriation du capital ont brutalement disparu. La perspective du socialisme a reculé dans les masses exploitées et opprimées. Les bureaucrates au pouvoir à Cuba et en Corée du Nord ont commencé à se convertir en capitalistes.</p>
<p>Contrairement à ce qu’ont prétendu les idéologues et les politiciens de la bourgeoisie impérialiste, cela n’a pas conduit au triomphe de la « démocratie représentative ».</p>
<p>Les régimes autoritaires ont survécu et les démocraties traditionnelles rognent les libertés démocratiques et espionnent leur population au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Trump a été élu avec moins de voix que Clinton. Aux États-Unis, les Noirs restent la cible des flics blancs. Le rôle des services secrets et de l’état-major est plus grand que jamais aux États-Unis. La présidente PT du Brésil élue au suffrage universel a été destituée en août au nom de la « lutte contre la corruption » pour lui substituer un président MDB bien plus corrompu. Le nationalisme bourgeois du Venezuela qui a maintenu le capitalisme s’appuie de plus en plus sur l’armée pour résister à la fraction pro-impérialiste. Dans l&rsquo;État espagnol, le gouvernement Rajoy PP et la monarchie franquiste ont criminalisé la lutte sociale et réduit radicalement toutes les libertés démocratiques, remplissant les tribunaux et les prisons des travailleurs et des jeunes, à travers la réforme du Code pénal et la loi Mordaza, également utilisées pour réprimer et empêcher le peuple catalan de choisir démocratiquement son destin par un référendum en octobre 2017.</p>
<p>Même dans les pays les plus avancés, la religion et le créationnisme sont promus par des fractions des classes dominantes. Les homosexuels restent persécutés dans la majorité des États. Les droits des femmes eux-mêmes sont remis en cause, en particulier le droit d’avorter aux États-Unis, en Pologne, en Hongrie.</p>
<p>De nouveau, partout dans le monde, des bandes fascistes terrorisent les migrants, les grévistes, les paysans pauvres, les minorités religieuses ou nationales (Yézidis, Roms, Rohingyas…).</p>
<p>Pourtant, les travailleurs, les femmes, les minorités opprimées, les jeunes en formation résistent de toutes les manières : pétitions, grèves, manifestations, lutte armée… en Syrie, en Turquie, en Chine, en Iran, au Brésil, en Espagne, aux États-Unis, en France… La classe ouvrière nicaraguayenne, au prix de dizaines de morts, a contraint le gouvernement à retirer son projet contre la sécurité sociale et des retraites. Les luttes de classe ne cessent pas, mais le prolétariat et les opprimés du monde manquent des organisations nécessaires à transformer l’aspiration et l’engagement des masses en avancées et en victoires décisives.</p>
<p>En effet, les organisations qui contrôlent actuellement le mouvement ouvrier se révèlent incapables de faire face à la remontée de la réaction, de lutter contre les interventions impérialistes, de prendre la tête des luttes pour affaiblir et renverser le capitalisme mondial. Les bureaucraties syndicales acceptent de négocier toutes les attaques. Les partis ex-staliniens, sociaux-démocrates et travaillistes gouvernent pour le capitalisme, attaquent les acquis (ou s’apprêtent à le faire). Les DSA sont toujours dans un des deux grands partis bourgeois des États-Unis, le Parti démocrate dont les candidats (Obama, Clinton) sont toujours soutenus par le PCUS. Le SPD vient de sauver Merkel en Allemagne. La Syriza grecque a capitulé devant les exigences de Berlin et de Paris. La SD danoise s’allie avec le DF fascisant et embrassent sa xénophobie. La SMER slovaque gouverne avec le SNS raciste. Le LP de Nouvelle-Zélande gouverne avec le parti xénophobe NZF. Les vieux et les nouveaux partis « réformistes » qui sont dans l’opposition, comme le Parti travailliste de Grande-Bretagne, Die Linke d’Allemagne, La France insoumise, Podemos de l’État espagnol… ne se réclament même pas du socialisme.</p>
<p>Dans cette situation, il est plus important que jamais de reconstruire l’internationale ouvrière (et dans chaque pays un parti ouvrier révolutionnaire) sur la base du programme communiste. Partout, l’avant-garde doit se rassembler pour opposer l’internationalisme prolétarien au nationalisme étroit qui est prêché pour dresser les travailleurs les uns contre les autres. L’internationalisme défend le droit des nations opprimées à l’autodétermination, sans nécessairement propager une séparation. Les travailleurs avancés doivent lutter contre toute restriction des acquis politiques et sociaux, comme le meilleur terrain pour la lutte pour une véritable démocratie, à savoir le pouvoir de conseils ouvriers. Sur la base de la solidarité de classe du prolétariat, ils s’opposent à la division entre nationaux et étrangers, entre travailleurs intellectuels et manuels, entre hommes et femmes, entre jeunes et vieux, entre religions différentes.</p>
<p>Il faut prévenir le danger d’une guerre mondiale destructrice, arrêter la destruction de l’environnement causée par le profit, renverser la bourgeoisie, démanteler l’État bourgeois, prendre le pouvoir, remettre les moyens de production dans les mains des ceux qui créent avec leur travail la richesse de la société, marcher vers le socialisme, faire disparaître les frontières, les classes et l’État.</p>
<p>1<sup>er</sup> mai 2018</p>
<p style="text-align: center;"><strong>CoReP / Allemagne, Autriche, Canada, France</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.revolucionpermanente.com/">http://www.revolucionpermanente.com/</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>IKC / État espagnol</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.ikcirklo.org/">http://www.ikcirklo.org/</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>PD / Turquie</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.patronsuzdunya.com/">http://www.patronsuzdunya.com/</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>TML / Brésil</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tmarxistaleninista.blogspot.fr/">http://tmarxistaleninista.blogspot.fr/</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Solidarité avec les travailleurs, paysans et jeunes syriens ! À bas le régime d’Assad ! À bas toute intervention impérialiste ! À bas le Front Fatah al-Cham et les autres islamo-fascistes !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2016 22:57:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 13 décembre 2016, les forces du régime bassiste de Bachar Al-Assad, avec l’aide des troupes du Hezbollah du Liban, les milices chiites d’Iran et l’appui décisif de l’impérialisme russe... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2016/12/18/solidarite-avec-les-travailleurs-paysans-et-jeunes-syriens-a-bas-le-regime-dassad-a-bas-toute-intervention-imperialiste-a-bas-le-front-fatah-al-cham-et-les-autres-islamo-fascistes/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 13 décembre 2016, les forces du régime bassiste de Bachar Al-Assad, avec l’aide des troupes du Hezbollah du Liban, les milices chiites d’Iran et l’appui décisif de l’impérialisme russe sont parvenues à reprendre Alep. Personne ne peut dore combien de personnes ont fui depuis le début de l’attaque de cette ville autrefois prospère. À l’est, il devait vivre encore 250 000 personnes quand les troupes d’Assad sont entrées. Des mois de siège ont abouti à un effondrement des soins, du ravitaillement, des logements, des équipements. Les frappes des hélicoptères de l’armée syrienne et des avions de l’armée russe, de l’artillerie, ainsi que les exactions des milices djihadistes ont entretenu une atmosphère de terreur inimaginable.</p>
<p><span id="more-443"></span></p>
<p>Les régimes islamistes de Turquie et du Golfe arabo-persique, les impérialismes américain et ouest-européens ont clairement soutenu les salafistes et les djihadistes, par des armes et des renseignements. Ils ont même rebaptisé les affiliés d’Al-Qaida, qui était la cible de la « guerre contre le terrorisme » après septembre 2001, en garants de l’établissement de la paix dans la région.</p>
<p>À partir de la fin de 2006, le but de la politique extérieure étasunienne était de déstabiliser « le gouvernement syrien par tous les moyens disponibles ». Ceci a impliqué de fomenter des conflits fanatiques entre sunnites et chiites, d’encourager toute hostilité au régime du Baas, d’organiser l’assistance des « forces d’opposition » par les monarchies du Golfe et les États-Unis. Les maîtres wahhabites de l’Arabie saoudite ont eu les mains libres pour financer, armer et entraîner toutes sortes de bandes islamistes.</p>
<p>En 2011, dans le flux des protestations de masse de Tunisie et d’Égypte qui ont conduit à la chute des deux régimes dictatoriaux, se produisit en Syrie une mobilisation plus modeste. En particulier, le centre de Damas n’a guère été affecté. Le régime des Assad, avec une brutalité inégalée, a immédiatement écrasé les manifestations. Le manque de partis ouvriers révolutionnaires dans la région a conduit toutes les tentatives des masses pour renverser le joug des oppresseurs locaux et de leurs protecteurs impérialistes à l’échec. La responsabilité principale en incombe au stalinisme. Depuis les années 1930, les partis communistes des pays semi-coloniaux ont subordonné les intérêts des travailleurs à ceux de la bourgeoisie nationale au nom de la « révolution nationale » ou de « l’anti-impérialisme », faisant de la classe ouvrière un auxiliaire de la bourgeoisie locale.</p>
<p>Après le renversement du Chah par la révolution en Iran (1978) et la contre-révolution fasciste chiite conduite par le clergé (1979), l’impérialisme américain a essayé, en s’appuyant sur ses principaux alliés dans la région, Israël et l’Arabie, d’y retrouver son influence. Les impérialistes n’ont jamais été très regardants sur le choix de leurs atouts locaux, si bien que les mêmes bandes islamo-fascistes qui étaient dénoncées la veille comme terroristes sont saluées aujourd’hui comme combattants de la liberté. De même que le soutien des États-Unis aux moudjahidines anticommunistes en Afghanistan dans les années 1980 a propagé l’islamo-fascisme, son invasion en Irak en 2003 a poussé des officiers dans la clandestinité où ils ont constitué l’état-major de Daech.</p>
<p>Alors que le contrôle impérialiste de la région était ébranlé, le gouvernement israélien en a profité pour dominer davantage la Cisjordanie et déclencher de violentes offensives envers la population palestinienne à Gaza en 2008, 2012, 2014. En Turquie, un membre de l’OTAN, les fractions cléricales de la bourgeoisie ont établi un régime islamiste. Un objectif du nouveau régime, dans la continuité de la fraction kémaliste de la bourgeoisie, est d’empêcher l’émergence d’un État kurde au détriment de son territoire et même à sa frontière syrienne. Les différents partis bourgeois kurdes essaient de jeter les bases diplomatiques d’un Kurdistan indépendant par des alliances militaires avec tel ou tel impérialisme, avec tel ou tel pouvoir régional. La lutte héroïque des travailleurs kurdes en Syrie, en Turquie, en Irak et en Iran est ainsi fourvoyée dans des manœuvres diplomatiques qui conduisent fatalement à la trahison des intérêts des masses kurdes.</p>
<p>Avec l’intervention militaire directe de l’impérialisme russe en Syrie en septembre 2015, la situation s’est aggravée. Dans leur lutte pour le partage du monde, les impérialismes américain et russe se défient, après l’Ukraine, en Syrie et en Irak. La bataille pour le contrôle de l’ouest de l’Asie par des impérialismes opposés et des États bourgeois rivaux (Syrie, Iran, Irak d’un côté ; Arabie saoudite, Qatar, Turquie de l’autre) se déroule au détriment des travailleurs, des femmes, des vieux, des enfants. Le nettoyage ethnique, l’extermination des minorités nationales ou religieuses ont poussé des millions de femmes et d’hommes à fuir. Ils sont déplacés dans leur propre pays ou réfugiés dans d’autres.</p>
<p>Les abominations et la marche à la barbarie causées par la domination du système impérialiste en Asie de l’Ouest ont alimenté des raisonnements absurdes et dangereux chez les centristes de tout genre dans le monde.</p>
<ul>
<li>D’un côté, ceux qui justifient un « front uni anti-impérialiste » avec l’islamisme, puisqu’ils sont censés être des combattants conséquents contre « l’impérialisme ». Sous différentes variantes, telle est la position de la LOI argentine et de sa FLTI, du CWG néo-zélandais et de son CLC, du RKOB autrichien et de sa TICR… Le prétendu FUAI, selon ces opportunistes, serait le seul moyen de défendre une mythique « révolution syrienne » qui durerait depuis plus de 5 ans sans parti ouvrier révolutionnaire ni même d’activité de la classe ouvrière.</li>
<li>De l’autre côté, on trouve des « révolutionnaires » comme le britannique SF et son CLQI, le site américain WSWS et sa « 4<sup>e</sup> Internationale » qui défendent le régime, présentant comme un « front uni anti-impérialiste » leur soutien au tortionnaire de masse Assad et à ses béquilles réactionnaires (l’Iran islamiste et la Russie impérialiste).</li>
</ul>
<p>Pendant que, dans les impérialismes occidentaux, les gouvernements, les principaux partis et les médias de masse versent des larmes de crocodile sur la « catastrophe humanitaire » d’Alep, ils cachent que c’est la même situation à Mossoul, la deuxième ville d’Irak. <em>« Depuis le début des opérations à Mossoul qui ont débuté le 17 octobre, au moins 99 300 Irakiens ont été déplacés </em>» (ONU, 16 décembre). Les bombardements permanentes par les forces irakiennes, étatsuniennes, françaises, britanniques et canadiennes détruisent l’agglomération et infligent forcément de nombreuses victimes aux civils.</p>
<p>Les armées irakienne, américaine, britannique, kurdes veulent reprendre Mossoul à Daech, non parce que celui-ci est clérical et oppresseur, mais parce qu’il prétend combattre toutes les puissances étrangères et en finir avec les frontières héritées du colonialisme. Un des objectifs de la coalition est probablement d’obliger les troupes de l’État islamique de partir en Syrie et d’y affaiblir le régime ainsi que les positions iraniennes et russes. D’ailleurs, il semble que Daech, à l’occasion de l’offensive contre Alep de ces derniers, ait repris le contrôle de Palmyre.</p>
<p>Pour montrer sa solidarité avec les masses syriennes, la classe ouvrière internationale doit imposer des fronts des syndicats et des partis ouvriers pour ouvrir les frontières aux réfugiés, pour combattre l’impérialisme dans son propre pays, pour s’opposer à toute intervention aux côtés d’un camp ou de l’autre, pour imposer le retrait immédiat de tous les avions, navires, forces spéciales impérialistes. En même temps, le mouvement ouvrier ne doit faire aucune concession à la peu laïque bourgeoisie panarabe ou à la bourgeoisie hyper-réactionnaire panislamiste.</p>
<p>« L’ennemi principal est dans notre pays » est le principe de base du prolétariat international. Il montre la voie pour la victoire, le renversement de la bourgeoisie, la proclamation d’un gouvernement ouvrier et paysan en Irak et en Syrie, l’établissement de la fédération socialiste du Proche-Orient et de la république universelle des conseils.</p>
<p style="text-align: center;">18 décembre 2016</p>
<p style="text-align: center;">Collectif révolution permanente</p>
<p style="text-align: center;">Patronsuz Dünya (Turquie)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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