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	<title>États-Unis &#8211; Collectif révolution permanente</title>
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	<title>États-Unis &#8211; Collectif révolution permanente</title>
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		<title>Contre le colonialisme américain !À bas la capitulation de la bourgeoisie vénézuélienne !Armement des travailleurs !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 11:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[3 janvier 2026]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[Lire le tract au format PDF Le Monde, 6 janvier Après des mois de pressions et d’exactions multiples contre le Venezuela, le gouvernement des États-Unis l’a fait bombarder le 3... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2026/01/11/contre-le-colonialisme-americain-a-bas-la-capitulation-de-la-bourgeoisie-venezuelienne-armement-des-travailleurs/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0;text-align: right;"><a href="/documents/20260111_CoReP_Venezuela.15.pdf">Lire le tract au format PDF</a></p>
<div id='corps_texte'>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;" src="/images/69640eda448d7.jpg" /><figcaption><center>Le Monde, 6 janvier</center></figcaption></figure>
<p>Après des mois de pressions et d’exactions multiples contre le Venezuela, le gouvernement des États-Unis l’a fait bombarder le 3 janvier, a tué au moins 80 personnes et a fait enlever le président Maduro et son épouse. </p>
<p><quote class="citations">Nous allons diriger le pays… Nous allons demander à nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, d’intervenir, d’investir des milliards de dollars, de réparer les infrastructures gravement endommagées, de partager les infrastructures pétrolières et de commencer à générer des revenus… <a id="_Hlk218418410"></a>Nous allons réaffirmer le pouvoir américain d’une manière très puissante dans notre région du monde. (Donald Trump, Conférence de presse, Palm Beach, 3 janvier 2026)</quote></p>
<p>Les États-Unis sont intervenus 42 fois en Amérique latine depuis 1898, sous des présidents du Parti démocrate comme du Parti républicain. Ils menacent aussi Cuba, la Colombie, le Mexique, l’Iran&#8230; La «<em> doctrine Monroe </em>» de Trump est équivalente à la tradition de la dynastie des Qing invoquée par Xi ou celle des Romanov vantée par Poutine. </p>
<p><quote class="citations">L’Ukraine contemporaine a été entièrement et complètement créée par la Russie communiste, bolchévique. Ce processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses camarades ont agi de façon vraiment peu délicate avec la Russie. (Vladimir Poutine, <em>Allocution télévisée</em>, Moscou, 21 février 2022)</quote></p>
<p><quote class="citations">Je considère les Russes et les Ukrainiens comme un seul peuple. Dans ce sens, toute l’Ukraine est nôtre. (Vladimir Poutine, Allocution au Forum économique international, Saint-Pétersbourg, 20 juin 2025)</quote></p>
<p>La seule différence est que Poutine a moins de moyens et que, quand il invente que l’Ukraine est soumise à un régime nazi, Trump prétend que le Venezuela est géré par un cartel de narcotrafiquants. Le prétexte avait déjà servi à Bush père pour envahir le Panama et enlever son président fin 1989. Pourtant, au début de son second mandat, Trump a gracié l’ex-président du Honduras qui était emprisonné aux États-Unis pour trafic de drogue. </p>
<p>L’argument que Maduro est mal élu ne vaut rien dans la bouche d’un putschiste (qui a envoyé des bandes fascistes à l’assaut du Capitole quand il perdu l’élection présidentielle en 2021) et qui a appuyé un autre putschiste (Bolsonaro au Brésil).</p>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:100%;" src="/images/69640eda44f00.jpg" /><br />
</figure>
<p>Propos de Trump à propos du Canada : «<em> Pourquoi ne pas rejoindre notre pays ? </em>», </em>du Groenland : «<em> Nous avons absolument besoin du Groenland </em>», </em>du Mexique : «<em> Il va falloir faire quelque chose </em>», </em>de Cuba : «<em> Cuba est sur le point de tomber </em>»,</em> de la Colombie : «<em> Qu’il fasse gaffe à son cul </em>» <br /><em>The Economist</em>, 10 janvier</p>
<p>L’attaque fait partie du repartage du monde en cours et de la préparation par tous les États impérialistes (États-Unis, Chine, Japon, Royaume-Uni, Allemagne, France, Russie, etc.) d’une nouvelle guerre mondiale. L’arraisonnement de cargos russes, le maintien du blocus de Cuba, l’éviction de la Chine à Panama, la revendication du Groenland, la perspective de rattacher le Canada, font partie des préparations pour renforcer les positions économiques et militaires de la bourgeoisie étatsunienne. Elle vise directement Cuba, qui survit grâce au pétrole vénézuélien, et indirectement le rival impérialiste chinois qui était le plus grand acheteur du pétrole du Venezuela. </p>
<p>Quel que soit sa direction, il faut soutenir un peuple opprimé face à l’épuration ethnique ou un pays dominé face au pillage. La classe ouvrière ne peut rester neutre quand une bourgeoisie surarmée poursuit sa colonisation de la Palestine (Israël), veut décider qui gouverne l’Ukraine et la coloniser (Russie, Etats-Unis), veut décider qui gouverne le Venezuela et piller ses richesses naturelles (États-Unis). </p>
<p>Évidemment, la Chine a «<em> condamné </em>» l’opération, même si elle opprime ses propres minorités nationales et revendique Taïwan sans consulter la population. Les gouvernements de Russie, du Brésil, de Colombie, de Turquie, etc. sont également très «<em> consternés </em>». Mais aucun d&rsquo;eux ne fera quoi que ce soit d&rsquo;efficace pour soutenir le peuple vénézuélien, son droit à l&rsquo;indépendance et à disposer librement et pacifiquement de ses richesses. Il est donc ridicule et vain de se fier, comme les partis ouvriers bourgeois (Die Linke, LFI, Podemos, PCF, etc.), à son propre gouvernement et à l’ONU qui vient de voter le plan Trump contre Gaza. Il est ridicule comme le font des courants internationaux quasi-pacifistes et réformistes de supplier que «<em> les gouvernements d’Amérique latine et du monde, toutes les forces qui se déclarent démocratiques condamnent les actions pirates et interventionnistes </em>» (LIS, 3 janvier)<em>.</em></p>
<p>La plupart des États bourgeois ont approuvé l’intervention coloniale américaine tout en prêchant la «<em> modération </em>» et la «<em> désescalade </em>». Et pendant ce temps, le 4 janvier, les gouvernements du Royaume-Uni et de France ont bombardé en Syrie, comme le fait régulièrement Israël et les États-Unis eux-mêmes. </p>
<p>Aux États-Unis, les syndicats et les organisations d’opprimés doivent rompre avec leur gouvernement militariste pour exiger l’arrêt de toutes les immixtions à l’étranger et de la persécution contre les immigrés, organiser l’autodéfense contre l’ICE raciste !</p>
<p>En Iran, en Ukraine, au Venezuela, c’est au peuple travailleur concerné de renverser le gouvernement des exploiteurs locaux, incapables de faire front aux puissances dominatrices et colonisatrices. La libération effective des minorités opprimés (y compris les Noirs des États-Unis), l’indépendance réelle des pays dominés ne peuvent être obtenues, à notre époque, que sous la conduite de la classe ouvrière. Pour cela, il faut à la classe ouvrière un parti ouvrier révolutionnaire.</p>
<p>Au Venezuela, lors de deux crises, le gouvernement bourgeois a décrété la nationalisation des ressources en hydrocarbures (Pérez, 1976) et la nationalisation partielle des sociétés concessionnaires (Chavez, 2007). Bien que le futur RCP de Woods se vautrât aux pieds de Chavez, il n’y a jamais eu de révolution sociale, ni même d’expropriation des groupes capitalistes et des grands propriétaires fonciers. </p>
<p>Les travailleurs des villes, avec leurs syndicats et leurs partis, alliés aux travailleurs des campagnes et aux étudiants, doivent s’opposer à l’impérialisme américain et à toutes les fractions de la bourgeoisie vendue. Ils doivent prendre leur destin en main en utilisant tous les moyens à la disposition de la lutte de la classe ouvrière internationale. Ils ne peuvent placer aucune confiance ni dans l’ONU, ni le PSUV qui les a soumis à une exploitation croissante, qui s’est appuyé sur l’état-major, a empêché l’armement général des masses laborieuses pour leur légitime défense, qui capitule complètement devant Trump. </p>
<p><quote class="citations">Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération. (Delcy Rodriguez, 4 janvier)</quote></p>
<figure>
 <img decoding="async" class="images" style="max-width:45%;" src="/images/69640eda45d01.jpg" /></p>
<p> <img decoding="async" class="images" style="max-width:45%;" src="/images/69640eda45efa.jpg" /><figcaption><center>Le Monde, 10 janvier</center></figcaption></figure>
<p>Le gouvernement vénézuélien semble avoir remis le pétrole national à Washington, d’après ce qu’ont annoncé le président étasunien le 6 janvier et son ministre de l’énergie le lendemain. </p>
<p><quote class="citations">Nous allons mettre sur le marché le brut qui vient du Venezuela. D’abord ce qu’il reste déjà, le pétrole stocké, et puis indéfiniment, à l’avenir, nous vendrons la production sur le marché. (Chris Wright, Allocution à la conférence sur l’énergie de la banque Goldman Sachs, Miami, 7 janvier)</quote></p>
<p>Cela confirme que, à notre époque, les bourgeoisies nationales sont incapables de résister réellement aux agressions impérialistes. Seules les classes exploitées et semi-exploitées peuvent y parvenir, si elles sont menées par une classe ouvrière consciente, ce qui demande un parti révolutionnaire du type du Parti bolchevik. </p>
<p>Partout, pour défaire l’impérialisme et empêcher ses guerres, les travailleurs doivent exiger le front unique de leurs organisations de masse sur les mots d’ordre : Solidarité du mouvement ouvrier international avec le peuple vénézuélien ! Défense de la propriété collective et des conquêtes sociales à Cuba !</p>
<p>Libération de Maduro ! Impérialistes, hors du Venezuela ! Retrait de toutes les forces militaires nord-américaines de la mer des Antilles, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud ! Fin des blocus de Cuba, du Venezuela, d’Iran ! Autodétermination du Groenland !</p>
<p>Front unique de toutes les organisations ouvrières, des paysans pauvres, étudiantes et jeunes du Venezuela pour contrer l’agression impérialiste ! Assemblées générales dans les entreprises, les administrations, les quartiers, les universités, les villages pour s’armer et désarmer les milices bolivariennes et l’armée, organiser le contrôle ouvrier et populaire sur l’économie, élire démocratiquement leurs délégués et se centraliser contre le gouvernement bourgeois et collaborationniste de Rodriguez ! Gouvernement ouvrier et paysan ! Pour les États socialistes unis d’Amérique latine !</p>
<p>Internationale ouvrière révolutionnaire qui rassemble l’avant-garde de tous les pays !</p>
<p><center>11 janvier 2026</center></p>
<p><center>Collectif révolution permanente (Argentine, Autriche, Espagne, France, Turquie)</center>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Ouverture des frontières ! Droit de circulation et d’installation pour tous et toutes !</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2018/06/22/ouverture-des-frontieres-droit-de-circulation-et-dinstallation-pour-tous-et-toutes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 06:20:40 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Macron, Conte, Merkel et Sanchez repoussent les migrants hors d’Europe</h2>
<p>Poussés par la guerre commerciale mondiale naissante, Trump, May, Xi, Poutine et les chefs des puissances européennes, soi-disant unies dans l’UE, redoublent de lois et de mesures pour interdire aux migrants d’entrer sur leur territoire. Le nouveau gouvernement ultranationaliste italien (M5I-Ligue) et son ministre de l’Intérieur Salvini ont repoussé, le 11 juin, <em>L’Aquarius</em> de l’ONG SOS Méditerranée qui sauvait 639 personnes venus de Libye. Le bateau, non accueilli par Macron en France, a finalement trouvé refuge à Valence le 17 juin, en Espagne. <span id="more-570"></span></p>
<p>Si dans cette situation, l’accueil du bateau en Espagne est apparu comme une délivrance, en réalité, le nouveau premier ministre espagnol, Pédro Sanchez (PSOE), a simplement confirmé que les migrants auraient un mois et demi pour se préparer à subir la loi anti-immigrés. Celle-ci autorise la police à repousser les bateaux de migrants (notamment venant du Maroc), et les migrants dans les enclaves espagnoles du Maroc (Ceuta et Menilla), à envoyer en centre de rétention durant 60 jours tout sans papier avant de les expulser. La loi de  Extranjería PP-PSOE-CiU n’a rien à envier à celle de Macron dite « Asile et immigration » adoptée en février 2018 qui allonge aussi les délais de prison, réduit tous les recours et les droits des migrants menacés de prison s’ils utilisent des faux papiers. Les migrants de <em>L’Aquarius</em>, en France et en Espagne, n’auront pas le droit de vivre décemment en Europe tout comme les 2,4 millions de demandeurs d’asile depuis 2015, parfois expulsés et le plus souvent sans papiers qui représentent moins de 1  % de la population européenne. Plus de 3 700 migrants sont morts en Méditerranée en 2017.</p>
<p>Puissance dominante en Europe, l’Allemagne capitaliste projette de renvoyer les migrants vers les pays d’arrivée après avoir accueilli plus d’un million de travailleurs et travailleuses depuis 2015. Poussé par la vague nationaliste représentée par le parti fascisant AfD, le gouvernement CDU-SPD dirigé par Merkel compte appliquer sévèrement la reconduite aux frontières de l’UE tout en orientant vers les emplois durs et précaires les migrants arrivés depuis 2015. Car, comme le montrent les gouvernements d’Autriche, de Hongrie, de Pologne, de Slovénie, de Slovaquie, de République tchèque, de Serbie, le marché du travail européen peut se passer de cette force de travail. Des murs sont érigés pour repousser les migrants, des lois condamnent ceux qui les aident. Non seulement le capitalisme pousse dans chaque pays une partie de la classe ouvrière et de la jeunesse dans une misère croissante, mais il désigne les migrants comme des boucs émissaires ! Il existe déjà des accords anti-migrants avec le dictateur Erdogan et le premier ministre Tsipras (Syriza) pour les laisser croupir en Turquie (3,9 millions) et sur les îles grecques. Depuis 2017, le gouvernement italien aide les garde-côtes libyens et l’UE a fourni des bateaux militaires à la Libye pour bloquer l’arrivée des travailleurs et jeunes qui y subissent travail forcé et viols.</p>
<h2>Les migrations sont causées par l’exploitation et la guerre capitalistes</h2>
<p>Partout dans le monde, chaque État utilise sa police et sa justice contre les immigrés qui fuient la misère et la guerre que les grandes puissances impérialistes (Chine, Etats-Unis, Russie, France, Allemagne, Espagne, Italie, Grande-Bretagne…) ont imposés à des régions entières du globe. Alors que la loi Collomb rend possible l’enfermement des enfants, Trump assume séparer les enfants et les parents de migrants venus du Mexique pour renvoyer les adultes, même s’il a du reculer devant le tollé qu’il a déclenché. Mais les millions de latino-américains risquent leur vie à la frontière mexicaine pour ne plus mourir de misère. Chaque bourgeoisie utilise le nationalisme et la xénophobie pour diviser la classe ouvrière et désigner les étrangers comme les coupables du marasme économique produit par le capital. Encore récemment le premier ministre hongrois Orban a fait voter une loi condamnant à la prison les militants aidant des migrants. En Autriche, le premier ministre Sebastian Kurz a annoncé qu’un « axe des volontaires dans la lutte contre l&rsquo;immigration illégale »  pourrait voir le jouravec l’Allemagne et l’Italie. En Italie, Salvini appelle à « nettoyer le pays rue par rue » des ses migrants illégaux.</p>
<p>Ces grandes puissances tout en repoussant les travailleurs immigrés sont en première ligne pour défendre leurs parts de marché et leurs grandes entreprises. Pour le profit de leurs actionnaires, leurs police et armée interviennent contre les grèves et les luttes anticapitalistes. Les grands groupes capitalistes et leurs États respectifs font exactement la même chose dans les pays dominés pour surexploiter les masses tout en délégant à des hommes de main la sécurité du pays. Si tel ou tel président ou ministre ne fait plus l’affaire, l’intervention militaire peut être envisagée comme en Irak, en Afghanistan, en Centrafrique ou en Côte d’Ivoire.</p>
<h2>Front unique ouvrier pour l’ouverture des frontières !</h2>
<p>Face à la vague répressive des migrants en Europe et ailleurs, la responsabilité du mouvement ouvrier (partis et syndicats) n’est pas de cautionner les politiques réactionnaires de fermeture des frontières et d’expulsions mais de lutter pour l’unité de la classe ouvrière, avec ou sans papiers, migrante ou non. Cela nécessite, pour défendre le droit de tous les migrants, qu’ils soient réfugiés économiques ou politiques, à se déplacer et s’installer, avec les mêmes droits que les travailleurs locaux, d’exiger que le mouvement ouvrier déclare la guerre au nationalisme, au fascisme et à la xénophobie comme l’a fait en son temps le <em>Manifeste du Parti communiste</em> : Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Voilà le seul mot d’ordre qui ouvre une perspective aux migrants et à l’Humanité.</p>
<p>Dans chaque pays, une telle lutte posera la question des mêmes droits pour tous et toutes et nécessitera de poser la question d’un pouvoir ouvrier, seul capable de garantir le développement économique au service de la population, l’ouverture des frontières, le droit d’installation et de circulation pour tous au sein des États-Unis socialistes d’Europe.</p>
<p style="text-align: center;">Collectif révolution permanente</p>
<p style="text-align: center;">IKC / État espagnol</p>
<p style="text-align: center;">22 juin 2018</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’élection de Trump constitue un tournant aux États-Unis et au-delà</title>
		<link>https://www.revolucionpermanente.com/francais/2016/12/01/lelection-de-trump-constitue-un-tournant-aux-etats-unis-et-au-dela/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 22:53:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ruptures et continuités Après le référendum pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, l’élection surprise du candidat du Parti républicain Donald Trump à la présidence des États-Unis constitue... <a href="https://www.revolucionpermanente.com/francais/2016/12/01/lelection-de-trump-constitue-un-tournant-aux-etats-unis-et-au-dela/">Read more &#187;</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ruptures et continuités</strong></p>
<p>Après le référendum pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, l’élection surprise du candidat du Parti républicain Donald Trump à la présidence des États-Unis constitue un tournant. La candidate attendue était Hillary Clinton du Parti démocrate. Ce résultat change la donne sur le plan des rapports politiques à l’intérieur des États-Unis et va conduire à la mise en place de nouvelles relations entre l’impérialisme le plus puissant et les autres États de la planète.</p>
<p><span id="more-441"></span></p>
<p>Comme toute modification qualitative, cette nouvelle situation ne sort pas du néant, mais résulte de toutes les contradictions accumulées antérieurement aux États-Unis et dans le monde, aux quelles même le plus puissant capitalisme ne peut échapper. Ainsi, la relance par le déficit budgétaire que Trump promet complète la politique keynésienne de bas taux d’intérêt que la Banque centrale (Fed) mène depuis 2008. Le racisme qu’il propage par Trump était également à l’oeuvre sous la présidence d’Obama avec les meurtres de la police contre les Noirs. Le mur pour refouler les migrants comptait déjà plusieurs centaines de kilomètres à la frontière mexicaine, l’expulsion des étrangers sans papiers battait déjà son plein. La réaction religieuse contre le droit à l’avortement mobilisait déjà des cohortes de crétins évangélistes. À l’extérieur, si Trump déclare son admiration pour Poutine, le soutien aux dictateurs au gré des intérêts de l’impérialisme américain ne date pas d’hier, tout comme les mesures protectionnistes qui ont été mises en oeuvre depuis longtemps quand l’occasion s’en faisait sentir pour protéger les capitalistes américains des appétits trop voraces des concurrents chinois ou européens. Enfin, si Netanyahou se félicite de l’issue de la présidentielle, le soutien impérialiste américain à l’État colonisateur de la Palestine ne s’est jamais démenti. D’ailleurs, la plus grande bourse du monde, le NYSE (Wall Street), dont la candidate était plutôt Clinton, s’est vite rassurée.</p>
<p>Pourtant, l’élection de Trump est bien un bouleversement qui brise la continuité de la politique de la première puissance impérialiste mondiale, à l’intérieur comme à l’extérieur. Rien ou presque ne devait séparer au départ la candidature du Parti démocrate de celle du Parti républicain, tous deux partis bourgeois habitués à gouverner l’un après l’autre, tous deux chevillés à la défense de l’impérialisme américain, rien si ce n’est un léger vernis plus social pour le Parti démocrate pour appâter son électorat traditionnel, vernis qui s’est largement écaillé sous la présidence d’Obama pendant laquelle les travailleurs sont devenus encore plus pauvres et les capitalistes encore plus riches. La première rupture est là.</p>
<p><strong>Le feu de paille Sanders</strong></p>
<p>Pendant la primaire du Parti démocrate, la candidature de Bernie Sanders a rencontré un écho considérable en développant une orientation social-démocrate classique très timide, mais qui entrait en résonnance avec les aspirations de nombre de travailleurs et de jeunes. L’Institut de politique de l’université de Harvard a publié en avril une étude selon laquelle 33 % des jeunes âgés de 18 à 29 ans s’affirment favorables au socialisme, un résultat inédit dans l’histoire américaine récente.</p>
<p><em>Le dernier sondage montre qu’une majorité des Américains âgés de 18 à 29 ans rejette tout autant l’étiquette socialiste que capitaliste. 42 % des jeunes soutiennent le capitalisme et 33 % disent qu’ils sont partisans du socialisme. </em>(IOP, <em>Survey of Young Americans’ Attitudes toward Politics and Public Service</em>, 25 avril 2016)</p>
<p>Une aile du Parti démocrate et des anciens admirateurs du colonel Chavez et de Tsipras prétendent maintenant que, si Sanders avait été choisi par le parti bourgeois, il aurait gagné l’élection présidentielle. Cette fanfaronnade témoigne d’une certaine naïveté envers la démocratie bourgeoise en général et le Parti démocrate en particulier. Comme l’expliquait le chef du comité national du Parti démocrate :</p>
<p><em>C’est simplement un démocrate progressiste. La réalité, c’est que Bernie Sanders vote 98 % du temps avec les démocrates. </em>(Howard Dean,<em> Meet the Press, </em>22 mai 2005)</p>
<p>Les ex-staliniens du CPUSA ont soutenu Clinton contre Sanders. Les vieux sociaux-démocrates des DSA (qui sont dans le Parti démocrate) et les centristes de SAlt (affiliée au CIO) se sont mobilisés pour Sanders en faisant croire qu’il allait lancer un parti ouvrier. En fait, sa candidature à la primaire a servi à conforter celle de Clinton à la présidentielle.</p>
<p>Après avoir rassemblé des foules, Sanders, qui n’avait jamais eu la moindre intention de rompre avec le Parti démocrate, se rangea platement sous la bannière de la candidate favorite des capitalistes ainsi que de l’appareil du parti, puis remisa pancartes et banderoles pour des temps plus lointains, plantant là en rase campagne tous ses partisans en les appelant à voter pour Clinton et son programme résolument favorable aux grands groupes capitalistes qu’il avait prétendu combattre. En refusant de rompre avec le parti bourgeois, de s’engager dans la voie d’un parti ouvrier, en achevant ainsi de boucher toute perspective à la classe ouvrière et à la jeunesse, ne serait-ce même que la possibilité de se rassembler sur le terrain électoral dans un vote de classe, sans doute Sanders a-t-il contribué au succès de Trump.</p>
<p><strong>Un affairiste hors du sérail politique</strong></p>
<p>De l’autre côté, un membre de l’élite capitaliste, Trump bousculait et éliminait les uns après les autres ses concurrents de la primaire du Parti républicain, tous soutenus peu ou prou par l’appareil du parti contre lui, en menant campagne sur une ligne ouvertement et brutalement réactionnaire, raciste, xénophobe, nationaliste, protectionniste et isolationniste. Jamais on n’avait vu un candidat se contredire et mentir à ce point sur tous les sujets. Pourtant, tous les politiciens bourgeois (y compris le couple Obama et le couple Clinton) trompent l’électorat populaire.</p>
<p>Il s’agissait pour cet affairiste, fils de capitaliste, éduqué dans les écoles privées huppées, marié à une personne entrée illégalement aux États-Unis, ne payant pas d’impôts et faisant fabriquer les vêtements de sa marque à l’étranger, de duper des ouvriers blancs des régions ravagées par la désindustrialisation opérée par le grand capital américain.</p>
<p>En fait, le plein emploi aux États-Unis et le revenu permettant de maintenir l’épouse au foyer, résultaient de la guerre, de la suprématie internationale de la bourgeoisie américaine, des exportations massives nourries de la supériorité technique, de la capacité à accorder aux syndicats des concessions aux travailleurs blancs.</p>
<p>De plus en plus, la classe ouvrière, blanche et noire, paie le retour des crises capitalistes mondiales (1974, 2008), l’affaissement de l’hégémonie mondiale (la défaite au Vietnam puis l’insuccès en Afghanistan et en Irak) et le retour de concurrents (groupes capitalistes d’Allemagne, du Japon, de Chine…). Cependant, Trump a réussi à tourner la colère d’une partie des exploités contre « l’élite » politique démocrate, la Chine et les travailleurs étrangers, musulmans ou Mexicains et, à la surprise générale y compris celle de « l’élite » politique républicaine, à battre Clinton. Le Parti républicain détient désormais la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat.</p>
<p>Ce qui reste du parti stalinien, ce qui tient lieu de sociale-démocratie, les bureaucraties syndicales ont frayé la voie à Trump. Le CPUS a soutenu Clinton après avoir soutenu Obama, les DSA sont dans le Parti démocrate, l’AFL-CIO a soutenu Clinton, l’AFL-CIO et Change to Win avaient soutenu les deux candidatures d’Obama, condamné les traités de libre-échange, fait campagne pour « produire américain ».</p>
<p>Tout au long de deux mandats, l’ancien président a, tout en évitant d’envoyer des troupes en masse, poursuivi des assassinats par drones et de véritables guerres ; il a été incapable d’enrayer le déclin industriel de villes et de régions entières ; il a reculé devant l’instauration d’un NHS à la britannique et même d’un régime public d’assurance maladie universelle, en finançant un peu plus les groupes d’assurances privées pour assurer une couverture maladie à une partie des salariés ; il s’est révélé incapable de vider Guantanamo et il a expulsé 3 millions de travailleurs étrangers ; même s’il était coloré, les Noirs ont continué à tomber sous les balles de la police. Dès lors, la candidature de Clinton, à laquelle s’était rallié, par effroi devant Trump, nombre de caciques du Parti républicain, représentait cette volonté de continuité largement majoritaire dans les rangs de la bourgeoisie américaine, soucieuse avant tout de faire des affaires sans renverser la table, avec le confort de la classe capitaliste qui bénéficie d’un niveau de vie et des profits supérieurs à ceux d’avant la crise de 2008, et s’imagine, ou du moins s’emploie à faire croire, qu’il en va ainsi pour toute la société.</p>
<p>C’est la bourgeoisie qui planque les chômeurs sous le tapis, sortis des radars statistiques, avec un taux officiel affiché d’environ 5 % alors que chacun sait qu’il est en réalité au minimum du double, et sans doute plus proche de 20 %, c’est la bourgeoisie et une fraction de la petite bourgeoisie qui vivent sur un grand pied alors que des travailleurs sont surexploités car illégaux, que des travailleurs ont deux emplois pour survivre, que des travailleurs habitent dans leur voiture faute de pouvoir se loger, que des retraités septuagénaires font des petits boulots pour survivre, etc. C’est la bourgeoisie pour qui rien ne changera puisque tout va mieux pour elle et qui pronostique la victoire de sa candidate bien comme il faut contre celle de l’arriviste malotru. Mais rien ne s’est passé comme prévu.</p>
<p><strong>Élu avec 2 millions de voix de moins</strong></p>
<p>Trump recueille une majorité de voix dans les États ruraux, plus de 60 %, alors que Clinton le devance largement dans la plupart des grandes villes. Mais justement, la constitution américaine a été conçue à l’origine pour renforcer le poids des grands propriétaires terriens au détriment du prolétariat naissant des villes, ce qui aboutit à surreprésenter les États ruraux dans la désignation des grands électeurs. De plus, dans la quasi-totalité des États, celui qui est majoritaire emporte la totalité des grands électeurs. Ainsi, si Clinton obtient autour de 2,5 millions de voix de plus que Trump au plan national (65,1 millions de voix contre 62,6), celui-ci récolte la majorité des grands électeurs, 306 contre 232 à sa rivale.</p>
<p>Les électeurs à petits revenus n’ont pas voté majoritairement pour Trump : 41 % des électeurs gagnant moins de 30 000 dollars contre 53 % pour Clinton. Les électeurs de Trump sont majoritairement des hommes, blancs, peu diplômés, gagnant plus de 30 000 dollars par an. Clinton perd plus de 6 millions de voix par rapport à Obama, quand Trump perd 1 million de voix par rapport au candidat républicain de 2012, alors que le corps électoral s’est potentiellement accru de près de 2 millions de voix. 58,5 % des inscrits seulement ont voté.</p>
<p>L’abstention a été nettement plus élevée chez les pauvres (59 % pour les revenus annuels inférieurs à 15 000 dollars) que pour l’élection d’Obama (36 % en 2008 puis 38,5 % en 2012). Si le nombre d’abstentionnistes a encore augmenté, du côté des votants, les voix de toutes les classes de la société se sont mêlées, parfaits réactionnaires comme travailleurs déçus des espoirs qu’ils avaient mis en Obama, chômeurs comme patrons, étudiants comme spéculateurs, sur deux candidats et deux programmes bourgeois. Mais pas sur la même ligne.</p>
<p><strong>L’expression d’une minorité de la bourgeoisie</strong></p>
<p>Derrière le cynisme, la brutalité et l’imprévisibilité de Trump, il y a la recherche, plus ou moins cohérente, pour se sauver elle-même, d’une fraction de la bourgeoisie américaine, celle qui a perdu des places dans le combat économique mondial que ne cessent de se livrer les différents impérialismes, celle qui redoute les traités commerciaux, celle qui doit périr pour que d’autres fractions de la bourgeoisie américaine tirent leur épingle du jeu. En d’autres temps, quand la croissance était vigoureuse, la concurrence impérialiste contenue, cette fraction perdante de la bourgeoisie n’aurait eu aucune chance de parvenir à regrouper derrière elle suffisamment de réactionnaires comme de laissés-pour-compte pour renverser la table.</p>
<p>Mais les gouvernements américains de Bush fils et d’Obama, en sauvant les banques et les assurances de leur pays en 2008-2009, ont eux-mêmes limité la purge. La croissance économique a pour moteur essentiel l’augmentation de l’exploitation de la main-d’oeuvre et reste plus faible qu’avant la crise mondiale. De plus, le poids économique et politique de l’impérialisme américain continue de s’affaiblir, ses tentatives pour contenir son rival chinois en Asie sont battues en brèche ; d’autres impérialismes, d’autres puissances régionales se précipitent dans les espaces qu’il a laissés vacants, comme en Syrie, pour jouer leur propre partition.</p>
<p>La fraction de la bourgeoisie américaine qui soutient Trump fait le constat de tout cela et décide confusément de changer son fusil d’épaule : fini le libre-échange, place aux négociations commerciales au cas par cas, au protectionnisme renforcé, finies les obligations militaires que s’était donné l’impérialisme américain du temps de sa splendeur comme première puissance mondiale, mais qu’il ne peut plus assurer, place aux alliances changeantes, tactiques, au gré de ses seuls intérêts immédiats. Trump veut donc moins d’Otan, mais plus d’investissements militaires pour l’armée américaine. Trump ne renonce nullement aux visées de l’impérialisme américain, il le redispose et le libère de contraintes qui lui pèsent.</p>
<p>La fraction la plus arriérée de la bourgeoisie américaine derrière Trump n’a cependant ni une conscience claire de la situation ni de ses buts, elle en est d’ailleurs incapable, elle agit dans l’urgence, au coup par coup, avec l’illusion du pragmatique qui veut croire qu’il est libre de traiter au mieux chaque problème indépendamment alors que toutes les lignes de force de la situation dans laquelle il se trouve le pousse inexorablement dans une fuite en avant qu’il ne maitrise pas.</p>
<p>Cette nouvelle orientation extérieure, encore brouillonne et zigzagante, se double à l’intérieur de la préparation d’un durcissement revendiqué contre les parties les plus faibles du prolétariat, les immigrés, les Noirs, et sans doute aussi la jeunesse étudiante contestataire, les enseignants, susceptibles de mettre en cause ce nouveau régime. La fraction de la bourgeoisie la plus conséquente, la plus puissante aussi du point de vue du capital, qui s’était rangée derrière Clinton, n’y trouve naturellement pas son compte, mais elle ne peut ouvertement combattre Trump, au risque de déclencher une situation qu’elle ne contrôlerait pas. Elle n’oublie pas non plus les manifestations massives des Noirs contre les meurtres policiers, ni ce que signifie en réalité la recherche d’une partie de la classe ouvrière et de la jeunesse trahie par Sanders, elle voit les manifestations qui durent contre Trump depuis son élection. C’est pourquoi Obama comme Clinton ont souhaité assurer à Trump la meilleure transition pour accéder au pouvoir. Cette bourgeoisie-là se rallie à Trump comme elle lui donnerait le baiser du lépreux, dans l’espoir de le circonvenir, de l’affaiblir, de le faire reculer et renoncer aux mesures qui desservent ses intérêts.</p>
<p>Mais cette fraction-là a été battue. Trump n’est pas là par hasard, il est en partie déterminé par ceux qu’il a convoqués pour assurer sa victoire, il s’appuie sur les racistes, les adversaires des droits des femmes, il fait sonner les clairons du patriotisme, promet mille milliards de dollars pour la relance, promet la réouverture des mines de charbon et des puits de pétrole, la relocalisation des industries, tout cela à l’ombre des mesures protectionnistes.</p>
<p><strong>Les incohérences de Trump</strong></p>
<p>L’impétrant, qui n’a rien d’un visionnaire, est évidemment sensible à cette pression, il hésite, annonce tout et son contraire, dément le lendemain ce qu’il a affirmé la veille. Installé à la Trump Tower, à New York, il a commencé à constituer son équipe gouvernementale : le dirigeant d’un site web complotiste, des anciens généraux, des patrons…</p>
<p>Il est peu probable que la croissance nationale accélère, encore moins que les groupes capitalistes étasuniens rapatrient les usines, que les États rivaux ne ripostent pas au protectionnisme. L’imbrication très forte des relations économiques entre les différents impérialismes, la place du dollar comme principale monnaie d’échange internationale, les bons du Trésor américain (titres reçus en contrepartie des prêts à l’État fédéral américain) détenus par la Chine, le Japon, etc. jouent bien sûr dans le sens du maintien du statu quo. Mais c’est cette stabilité que Trump et la fraction de la bourgeoisie qu’il représente jugent aujourd’hui trop défavorable et dépassée. Ce qui explique l’effroi des bourgeoisies européennes à l’annonce de la victoire de l’affairiste aux multiples faillites qui s’est fait connaître par une émission de télé-réalité.</p>
<p>Le risque est grand du retour de l’inflation, d’un nouveau krach boursier, d’une contraction du marché mondial, d’un renforcement des tensions en même temps qu’un bouleversement des alliances inter-impérialistes, d’un nouvel essor du réarmement.</p>
<p><strong>Pour le combat contre Trump, pour la rupture avec le Parti démocrate</strong></p>
<p>Les régimes démocratiques bourgeois par lesquels la plupart des puissances capitalistes géraient les classes exploitées s’effritent spectaculairement, de même que les régimes autoritaires des nouvelles puissances capitalistes russe et chinoise sont minés souterrainement. À court terme, l’élection de Trump est un puissant appel d’air pour les formations racistes américaines et pour les partis bourgeois xénophobes ou fascisants d’Europe. Mais les politiques préconisées par les Poutine, Trump, Farage, Grillo, Strache, Le Pen… ne sauraient rendre sa jeunesse au capitalisme pourrissant.</p>
<p>Dès maintenant, la classe ouvrière et la jeunesse doivent tirer les leçons des causes qui ont permis à Trump d’arriver au pouvoir, avant tout l’absence d’un parti révolutionnaire aux États-Unis, d’un parti parlant au nom des ouvriers, combattant pour la prise du pouvoir, pour le socialisme. Ceux qui, au nom du réalisme, ont appelé travailleurs et jeunes à se ranger derrière Clinton, les amenant dans l’impasse, portent une responsabilité. Ceux qui ont filé le train à Sanders, semant ainsi les illusions, portent une responsabilité. Ceux qui, se réclamant de la classe ouvrière, sont partisans du protectionnisme, qui est le drapeau de la bourgeoisie la plus réactionnaire, portent une responsabilité. Ce ne sont pas la classe ouvrière et la jeunesse américaine qui sont responsables de cette nouvelle situation, mais ceux qui les ont égarées.</p>
<p>Il faut renouer avec la tradition du SLP du temps de l’Internationale ouvrière d’Engels, du CPUS du temps de l’Internationale communiste de Lénine, du SWP du temps de la 4<sup>e</sup> Internationale de Trotsky. Il faut bâtir un parti ouvrier révolutionnaire dans tout le pays. La clarté sur les objectifs est une nécessité absolue pour s’adresser aux travailleurs et aux jeunes et leur ouvrir des perspectives.</p>
<p>• Fermeture de Guantanamo et restitution à Cuba, levée complète et immédiate du blocus de Cuba ! Fin de toutes les opérations militaires à l’étranger !</p>
<p>• Démocratisation de la Constitution ! Même droits pour les travailleurs immigrés, légaux ou pas !</p>
<p>• Respect des femmes, droit à l’avortement libre et gratuit dans tout le pays !</p>
<p>• Respect des Noirs, autodéfense contre la police raciste !</p>
<p>• Une seule centrale syndicale démocratique, rupture des syndicats avec le Parti démocrate, création par les syndicats d’un parti ouvrier !</p>
<p>• Expropriation des banques, des assurances, de toutes les sociétés financières ! Nationalisation sans indemnité des groupes capitalistes de la santé, gratuité des soins !</p>
<p>1<sup>er </sup>décembre  2016<br />
Collectif révolution permanente</p>
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